Vaccin et Tamiflu : aucun problème de stock

En effet lors d’un point de presse hier, le directeur de la santé le Dr Ahade Aubdool a rassuré que toutes les dispositions ont été prises par le ministère de tutelle pour que toute la population puisse se faire vacciner.  Par ailleurs, à hier plus de 120 mille personnes se sont fait vacciner contre la grippe A.  Toutefois Le Dr Ahade Aubdool appel au public de prendre les mesures de précautions nécessaires même si le nombre de patient atteint de la grippe a baissé durant ces dernières semaines. 

Le dossier diésel avec moins de souffre à la STC

Si cette nomination s’avère, le nouveau directeur-général de la STC, Megh Pillay aura un dossier important à traiter : celui de l’introduction d’un type de diésel moins polluant et qui contient moins de souffre.

L’utilisation de ce type de diésel réduirait considérablement la pollution dans l’air causée par les méfaits des véhicules fumigènes. Qui en a trop même sur nos routes sans que la police n’arrive à appliquer la loi de façon rationelle.

Si le ministre de l’Environnement  et du développement durable, Deva Virahsawmy « mean really business » pour tracker les véhicules fumigènes par des sanctions légales, ce qui est important pour les milliers d’usagers de la route, il est indispensable aussi que de nouvelles dispositions soient prises pour offrir une meilleure qualité de diésel avec moins de souffre et donc moins de pollution dans l’atmosphère.

Enter Megh Pillay

Megh Pillay que l’on dit très proche de Sir Kailash Ramdanee, le beau père du vice Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth aurait été pressenti comme le futur directeur général de la STC.

 Ses premières marches vers le pouvoir près dans sérail politique et de l’establishment  MSM avaient eu lieu lorsque Sir Kailash Ramdanee était président du Mauritius Telecom. A cette époque, Megh Pillay n’était qu’un directeur peu connu qui exerçait au Marketing Board. Depuis, il a gravi les échelons et très vite, pour se retrouver à la tête de la compagnie nationale d’aviation. Il devait démissionner de ce poste quelques temps après pour des raisons inconnues.

STC : Soomarooah fait ses adieux

Ranjit Soomarooah a soumis sa démission lundi, comme directeur de la State Trading Corporation après sept années à la tête de cette institution d’Etat responsable de l’importation des carburants, du riz, de la farine et du ciment.

Durant son parcours professionnel, Ranjit Soomarooah a fait face à de multiples critiques au sujet de son style de gestion par rapport au dossier d’importation du pétrole et du riz. Ses détracteurs venant pour la plupart de l’opposition officielle l’accusaient de manque de transparence et de ‘complete disclosure’ sur la façon de gérer les ressources de l’Etat.

 Le ministre de l’Industrie S. Soodhun acceptait sa démission tard dans l’après-midi de lundi et dans une déclaration à une radio privée, il déclarait ne pas savoir qui sera l’éventuel successeur de Soomarooah. Pris de court par cette démission, le ministre devait laisser échapper :« Attendons l’arrivée du Premier ministre ».

Entretemps, les spéculations vont bon train selon lesquelles, Megh Pillay, ancien directeur-général de Mauritius Telecom et d’Air Mauritius a été pressenti pour être le nouveau directeur de la STC.

Les surévaluations des projets par des ingénieurs

Le Central Procurement Board vient de renverser une décision d’un comité d’évaluation du ministère des Collectivités régionales qui avait estimé à Rs 99 millions le coût de la construction de quatre crématoriums notamment à Chebel, Montagne St Pierre (Bambous), Rivière du Poste et Lallmatie.

Finalement, le CPB a évalué l’offre à seulement Rs 53,9 millions. Ce qui fait que le Board a sanctionné une offre qui aura fait économiser à l’Etat quelque Rs 45 millions. Tant mieux pour les contribuables.

Ce sont certes, des ingénieurs du gouvernement qui étudient, conçoivent et proposent le coût des projets au ministère respectif qui les font avaliser par le CPB. Les faits inquiétants résident probablement que ce sont pratiquement les mêmes ingénieurs du gouvernement qui analysent les coûts des projets au CPB moyennant une forte rémunération par heure de travail (sic) et sans aucun contrôle.

Pour assainir les finances publiques, le ministre des Finances  doit revoir ce système.     

Le PMO pilotera désormais la Competition Commission

La Competition Commission est désormais placée sous la tutelle du bureau du Premier ministre. L’annonce a été faite par l’Attorney General, Yatin Varma, le 20 juillet 2010, lors d’un atelier de travail sur la politique de la concurrence à Maurice.
Jusqu’ici la Competition Commission, depuis sa mise en opération, n’a toujours pas maîtrisé son rôle véritable de travailler dans le sens de l’idéal du gouvernement pour une véritable démocratie des affaires commerciales. Ses actions ont été timides, son modus opérandi  extrêmement lent, ses prises de position nageant dans les contradictions, ses démarches volontairement ambigües.
Ce sont là, les grands points de fragilité de cette institution nouvellement créée pour éviter l’émergence des cartels, des situations monopolistiques et mettre au pas ceux qui existent déjà. Autrement dit, les cartels sont toujours là et la mécanique de mettre en place un régime favorisant la concurrence ne repose finalement pas sur la confiance des consommateurs et de la classe moyenne.

Ce pessimisme est justifié par :
1) des propos contradictoires entre autres du président suppléant et l’anglais qui occupe les fonctions de directeur-exécutif qui par ironie lui était favorable par la presse du secteur privé

2) le manque d’intérêt moral de la Commission à voir plus large  dans d’autres secteurs comme les finances alors que le gouvernement multiplie pressions et déclarations sur les intérêts des consommateurs

3) la façon de laisser stagner le système puis le développer dans l’urgence comme le cas du fromage Kraft dont les consommateurs n’ont rien entendu depuis.

Cette politique de « stop and go » s’est révélée particulièrement nuisible. Selon les orientations qui seront prises, on peut imaginer deux scénarios en plaçant la Competition Commission sous le joug du PMO.
D’abord le Premier ministre veillera au grain afin que la Commission introduise de nouvelles disciplines et d’en abandonner  d’autres qui n’ont rien apporté de favorables aux consommateurs et ensuite, de permettre à la Commission pour la démocratisation de l’économie sous le tandem Cader Syed Hossen/ Nita Deerpalsing (qui opère déjà sous le PMO) d’avoir un champ d’intervention sur la Competition Commission afin de lui pointer du doigt les tares du système et les programmes mis en place pour lesquelles, le retard pris dans l’abolition des cartels et la mise en place de disciplines commerciales au bénéfices des consommateurs.

Controverse autour du riz basmati

Si le ministre de l’Industrie et du Commerce dit ne pas être satisfait de la qualité de riz basmati vendu au public qu’il aille plus loin dans sa croisade contre les commerçants/importateurs qui se livrent à un mélange de riz de luxe avec un riz de qualité inférieure. S’il existerait une opération illicite que le ministre saisisse la loi.

 
Il y a dans la démarche du ministre Shawkatally Soodhun, deux postures, deux styles de management face à un constat de fait exprimé par-dessus tout par ce membre du gouvernement qui se dit persuader que les opérations de vente de riz basmati ne se fait pas selon les normes et pratiques commerciales.

Si la première posture témoigne d’une aspiration de Soodhun à une gestion plus moderne du dossier de la commercialisation de riz basmati, il impose aussi à ce dernier qu’il étale sa stratégie et les méthodes qu’il compte adopter pour interdire les importateurs/commerçants à leur opération de mélanger le vrai du faux riz basmati et empêcher que les consommateurs paient un prix exorbitant pour un produit qui ne respecte pas les normes.

La seconde posture, à la décharge de Soodhun, c’est que les commerçants/importateurs de riz basmati, par leur excès et maldonne vis-à vis des consommateurs, devront répondre à la justice maintenant que le ministre lui-même acquiesce et reconnaît qu’il y a eu mélange. A moins que le crime encore impuni qui a coûté d’importantes sommes, dépensées par les consommateurs, ne soit étouffé dans l’ouf pour des raisons politiques et d’absence de volonté réelle à une gestion plus moderne de la qualité de riz basmati comme c’est le cas en Europe, comme il le dit.   

 

Suttyhudeo Tengur

Président

15 juillet 2010

Inflation : Nouvelle prévision de la banque centrale

L’inflation sera de 3 à 4% d’ici la fin de 2010 selon les prévisions de la Banque de Maurice. Le gouverneur de la banque centrale, M. Rundheersing Bheenick indique ce matin à Reuters que l’inflation a engagé une courbe ascendante après avoir connu un taux très bas de 1,7 à 1,8% en juin dernier.
Dans ce contexte, le gouverneur de la banque centrale appelle à plus de vigilance au niveau de la politique monétaire. « This might argue for more prudence in our monetary easing » affirme R. Bheenick faisant reference à ce qu’il appelle le “upward trend” de l’inflation.
Le gouverneur ajoute qu’il n’est pas en mesure de prédire ce que décidera le comité de la politique monétaire de la banque centrale lors de sa prochaine réunion au sujet du taux indicateur que doivent pratiquer les banques commerciales. Il devait cependant dévoiler son état d’esprit selon lequel, ce taux pourrait être réduit du fait que la croissance parait être à un taux plus faible que les prévisions inflationnistes.

Sacs en plastique

On s’en fiche dans ce pays que les commerçants font du profit sur la tête des consommateurs.

L’utilisation des sacs en plastique est présumée diminuer ou disparaître. Est-ce vrai? Il y a eu une décision du gouvernement à l’effet que les sacs en plastique ne seront plus utilisés et seraient remplacées par des sacs en papier biodégradable. Parce que les sacs en plastique sont jugés une lésion à l’environnement et que dorénavant, les sacs en papier les remplaceront. 

Auparavant, les grandes surfaces, les hypermarchés et d’autres boutiques mettaient gratuitement les sacs en plastique à la disposition des clients en guise de leur publicité.

Valeur du jour, on ne voit presque jamais les sacs en papier biodégradable. Le comble, c’est que ce service qui était gratuit, ne l’est plus maintenant. Le client doit débourser deux ou trois roupies pour un sac en plastique qui bien souvent est serti d’une publicité de la maison. Les commerçants font ainsi plus d’argent sur la tête des consommateurs.

Y-a-il une loi qui règlemente ce système de distribution de sacs ou sommes-nous, consommateurs obligés à payer pour ces sacs en plastique ou d’exiger des sacs en papier.

Si on continue de payer où est la contribution de tout à chacun à la campagne de Go Green. Qui réglemente cette pratique? Pourquoi les grandes surfaces et d’autres commerçants ne servent pas les sacs en papier. La question reste poser !

La chute de l’euro

Un véritable ‘puzzle économique’

 Beaucoup d’encre est coulé concernant la chute de l’euro et son impact dans des pays européens et pas conséquent ses répercussions dans d’autres petites économies, notamment à Maurice. Si certains économistes sont d’avis qu’après la récession mondiale qui avait récemment affecté tous les pays, le monde fait face à une deuxième crise financière économique avec la chute de l’euro et l’appréciation du dollar par contre d’autres ne sont pas sur la même longueur d’onde. Ces derniers persistent que l’euro se fera apprécier au cours des prochains mois. 

 Le train où vont les choses, il semblerait que le gouvernement, la banque de Maurice et les autorités concernées auraient pris toutes les mesures appropriées afin que les secteurs affectés puissent surmonter la crise de l’euro. Certains économistes ont même noté une croissance robuste pour 2010 pour l’économie mondiale qui est revue à la hausse par le Fonds Monétaire Internationale mais pas de manière uniforme. On note aussi une reprise fragile pour les économies avancées, menée par les pays émergents et en voie de développement.

 En se basant sur les chiffres officiels, la croissance de notre économie s’améliore depuis le 2e trimestre de 2009. L’activité économique réelle s’est passée d’une croissance de 3,5% pour dans le 3e trimestre à 6,4% dans le 4e  trimestre de 2009. Cette croissance est due à un bond dans les secteurs textile et restauration, après plusieurs trimestres de contraction. D’autres secteurs ont aussi enregistré une croissance solide, par exemple la construction, l’alimentation et autres produits manufacturiers, le secteur ‘distributive trade’, transport, ‘storage’ et communications. Les secteurs d’exportation ont bien résisté  aux dures conditions externes de commerce bien  qu’ils ont affiché des marges de profit plus bas. Toutefois, les prévisions seront assombries par la croissance réduite dans la zone euro et le Royaume Uni.

 Les termes d’échange défavorables, l’inflation grandissante dans nos marchés d’approvisionnement, les prix stagnants de nos exportations, la faiblesse de l’euro vis-à-vis du dollar auront également un impact sur notre croissance. Selon les prévisions de la BoM, la croissance est estimée à 6% pour le 1er trimestre de 2010 et 4,1% pour 2010. En mars 2010 une croissance de 4,6% pour 2010 était prévue. Dans le contexte économique qui prévaut une telle croissance est un sujet d’encouragement pour les ‘policy makers’. Il faut souligner que l’inflation demeure historiquement basse.

 Par contre, d’aucuns pensent  que la crise de la dette en Europe et les mesures d’austérité dans plusieurs pays européens peuvent avoir un impact négatif sur la consommation dans nos principaux marchés d’exportation. A cet effet, certains économistes pensent qu’on doit davantage pencher sur (i) la capacité de produire des Mauriciens , les ressources nécessaires pour pouvoir d’exporter à un prix compétitif mondialement et une bonne gestion de la politique monétaire et fiscale afin qu’on puisse contenir l’inflation qui demeure historiquement basse. Une dépréciation apportera une augmentation considérable dans le coût de l’importation non pas seulement pour les denrées de base, les produits pétroliers et l’énergie mais aussi pour les entrants dans la production vers l’importation.

 Bien que dès fois, l’euro semble être stable, il semblerait que les économistes de même que les décideurs politiques sont sceptiques concernant l’économie en générale. Tout laisse indiquer que nous faisons face à un ‘puzzle économique’. D’un côté,  nous faisons face à l’appréciation du dollar. Et il ne faut oublier que Maurice importe majoritairement en termes de dollars. De l’autre côté, nous faisons face à une dépréciation de l’euro et du livre sterling qui réduisent directement les recettes de nos exportations en roupie. Si on songerait à une dépréciation roupie, nous devrons avoir la capacité de produire localement d’une façon efficace. La sécurité alimentaire et l’importation du bon nombre des produits sont plus que cruciales pour le pays. Et une dépréciation de la roupie sera un coup de massue sur le coût de la vie des Mauriciens. Pour certains économistes, il faut que le gouvernement revoie ou fait une analyse ou une évaluation profonde  de  l’économie mauricienne tout en tenant compte les secteurs d’exportations et d’importations et l’industrie locale.

 Pour certains économistes, il faut réunir toutes les conditions nécessaires avant de décider un réajustement ou une dépréciation conséquente de la roupie mauricienne. Si la tendance continuera à s’empirer, la dépréciation de la roupie sera, certes, une des solutions des derniers recours.