Maurice : l’acquisition des actifs de Petredec (Mauritius) par STC

C

Maurice, île dépendante à plus de 90 % des importations d’énergies fossiles, a récemment franchi une étape décisive dans sa stratégie énergétique avec l’acquisition par la State Trading Corporation (STC) des actifs locaux de Petredec (Mauritius) Ltd, jusqu’ici exploitant majeur des infrastructures de stockage de GPL sur le territoire. Cette décision historique – officialisée le 30 septembre 2025 – transforme la STC de simple importateur vers propriétaire national d’infrastructures critiques, ce qui est attendu pour renforcer la résilience et la sécurité de l’approvisionnement en gaz domestique.

Le GPL (gaz de pétrole liquéfié) est un carburant essentiel pour la cuisson domestique, l’industrie légère et certains usages commerciaux. Historiquement, la STC importe annuellement près de 95 000 tonnes de GPL, via des contrats internationaux avec des fournisseurs tels que GeoGas Trading SA et OQ Trading Ltd sur la période récente. Bien que des statistiques détaillées mensuelles pour les derniers six mois ne soient pas disponibles publiquement de façon précise, les contrats annuels montrent une tendance d’importation soutenue, avec environ 95 000 tonnes contractées pour la période novembre 2024–octobre 2025.

Sur le plan économique, cette dépendance aux importations expose Maurice à volatilités des marchés internationaux et aux risques géopolitiques qui peuvent perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales — comme l’ont montré les fluctuations des prix de l’énergie depuis les crises en Europe et au Moyen-Orient. La propriété nationale des installations de stockage atténue une partie de ce risque en réduisant les coûts de location et en améliorant le contrôle local de la logistique énergétique.

La sécurité énergétique reste cependant fragile : la capacité totale de stockage existante (environ 4 500 tonnes) représente seulement quelques semaines de consommation, ce qui nécessite des stratégies complémentaires pour élargir la capacité de stockage et diversifier les sources d’approvisionnement afin de minimiser les perturbations.

Ainsi, l’acquisition de Petredec par la STC s’inscrit dans une vision de maîtrise accrue des approvisionnements stratégiques, de réduction des coûts et de protection du pouvoir d’achat des ménages mauriciens face à l’instabilité des marchés énergétiques mondiaux.

Suttyhudeo Tengur

Président

15 décembre 2025

Deux milliards de subventions aux consommateurs : un impact atténué 

Deux milliards de subventions aux consommateurs : un impact atténué 

Le gouvernement mauricien a alloué deux milliards de roupies pour subventionner certains produits de première nécessité tels que le pain, la farine, le riz, fromage, infant milk power, baby diapers et l’huile comestible ( Price stabilisation Fund). Cette mesure vise à soulager les ménages face à la hausse du coût de la vie et à renforcer leur pouvoir d’achat. Pourtant, malgré cet important effort budgétaire, de nombreux Mauriciens constatent que leurs dépenses quotidiennes demeurent élevées et que leur situation économique réelle ne s’est pas améliorée. Plusieurs facteurs économiques expliquent pourquoi l’objectif fixé par le gouvernement n’est pas atteint.

Tout d’abord, la structure du système de subvention provoque souvent des fuites entre le niveau d’importation et celui de la vente au détail. Si les importateurs et la State Trading Corporation bénéficient de coûts d’atterrissage réduits grâce à l’intervention de l’État, la baisse des prix ne se répercute pas toujours entièrement sur le consommateur final. Les distributeurs et commerçants conservent parfois leurs marges existantes, ce qui fait que seule une partie du soutien financier atteint réellement les ménages.  Parfois les importateurs arrêtent d’importer des produits ‘reduce markup’.

Ensuite, la hausse continue d’autres dépenses essentielles neutralise les effets de la subvention. Même si certains produits de base ont été stabilisés, les prix du transport, de l’électricité, du gaz, des loyers ou encore du matériel scolaire continuent d’augmenter. Le résultat global est que la dépense totale des ménages reste élevée, annulant le gain espéré sur le pouvoir d’achat.

De plus, la dépendance aux importations et la dépréciation de la roupie jouent un rôle déterminant. L’économie mauricienne importe la majorité de ses produits de base, et l’affaiblissement de la monnaie nationale ainsi que le maintien de coûts de fret élevés ont absorbé une grande partie de l’effet bénéfique de la subvention. En réalité, l’allocation de deux milliards de roupies a surtout servi à compenser l’inflation importée plutôt qu’à améliorer le bien-être des consommateurs.

Le dispositif reste universel plutôt que ciblé. Les subventions profitent à l’ensemble de la population, y compris aux ménages aisés qui n’en ont pas réellement besoin. Les ressources disponibles sont donc dispersées, et les foyers les plus modestes — les plus vulnérables à la hausse des prix — reçoivent une aide trop limitée pour ressentir une amélioration concrète.

Bien que la politique de subvention de deux milliards de roupies soit animée de bonnes intentions, sa conception et sa mise en œuvre réduisent son efficacité. Pour renforcer véritablement le pouvoir d’achat, Maurice devrait adopter un système de subventions plus ciblé, plus transparent et mieux contrôlé, garantissant que l’aide atteigne directement les ménages à faibles et moyens revenus. Ce n’est qu’à ce prix que la subvention pourra remplir pleinement son objectif : protéger le consommateur tout en assurant la soutenabilité budgétaire.

Suttyhudeo Tengur

Président 27 octobre 2025

Et si ce n’est pas l’état d’urgence sur les réseaux sociaux !

Les Mauriciens se sont réveillés sous le choc ce vendredi le 1er novembre en apprenant par le biais d’un communiqué de la compagnie Emtel que les opérateurs de télécommunication doivent suspendre tout accès aux réseaux sociaux jusqu’au 11 novembre prochain.  Cela comprend  facebook, You tube, Instagram, Messenger et Tick tok entre autres. Une telle initiative des autorités pénalise grandement les Mauriciens. Notamment ceux qui font le commerce en ligne. Ils sont également nombreux les jeunes qui sont en vacances qui passent leur temps à des jeux en ligne ou encore ont recours aux réseaux sociaux pour la lecture.

Heureusement que des Mauriciens intelligents ont contourné cette interdiction aux réseaux sociaux en avoir recours au Virtual Private Network (VPN) dont le lien est : https://protonvpn.com/

Un communiqué au PMO indique que cette décision a été prise pour la sécurité et intégrité du pays. Quelle explication banale !  Cette décision équivaut à creuser leur propre tombe politique.

En tout cas, c’est une décision qui retourne contre les autorités et les 60 candidats de l’alliance Lepep savent déjà quel sort les électeurs leur réservent pour le 10 novembre prochain.

A bas toute tentative de l’état d’urgence.

Pulse Analytics n’est plus pris au sérieux

Au début Le sondage de Pulse Analytics a été publié par des journaux. Mais au fil des semaines, tous ou presque se sont rendus compte du sondage bidon de cette boite. Elle n’est plus prise au sérieux. Que pondra-t-elle au début de la semaine prochaine? Une victoire de 40 à 20 pour l’alliance au pouvoir? Si seulement ces sondeurs descendent un peu sur le terrain et non se contenter de faire des sondages en ligne, ils auraient mieux connaître la réalité du pays. 

Sniffing: Et s’il fallait des preuves!

Le sniffing dénoncé par l’ancien CEO de Mauritius telecom, Sherry Singh avait causé un émoi parmi la population. Cela avait même fait l’objet d’une Private Notice Question (PNQ) de l’ancien leader de l’opposition, Xavier Duval. Et comme réponse, Pravind Jugnauth avait déclaré qu’il avait fait une déposition à la police. Et durant ses nombreuses interventions publiques, il a démenti qu’il y avait du sniffing et aussi il s’est attaqué à l’ancien CEO du MT. Il y a eu aussi plusieurs charges policières contre Singh dont certaines ont été rayées. Le sniffing a été  relégué dans l’oubli.

Or alors que les Mauriciens célébraient la victoire du bien sur le mal, ont apparu une dizaine de vidéos avec des conversations des proches du pouvoir. Tout cela pour lancer de grandes manœuvres pour démentir qu’il y a eu du sniffing.  Les Mauriciens font leur propre jugement. On ne croit pas maintenant qu’ils ont encore des doutes. Les preuves sont là. Pas nécessaire de vérifier et contre vérifier.

De longues queues…

A Maurice on ne trouve que de longues queues. Pour se faire vacciner.  Pour payer ses redevances pour le learner de moto.  Pour acheter des légumes chez l’Agricultural Marketing Board.  Dans quelques jours, les banques seront prises d’assaut avec les personnes du troisième âge qui obtiendront leurs pensions.  Même devant des centres de santé privés, il y a de longues queues. 

Pourquoi Jagutpal et non Pravind Jugnauth?

C’est Kailesh Jagutpal qui est venu annoncer l’extension des restrictions sanitaires. Jusqu’à la fin de mars. Du coup pas de grande célébration pour le 12 mars, surtout qu’on célèbre cette année, le 30ème anniversaire de la République. Et aussi on ne pourra pas avoir de grandes processions pour la fête de Maha Shivaratree. Des organisations socio-culturelles montent au créneau pour demander des explications. Et c’est à Kailesh Jagutpal qu’on demande des explications et non au Premier ministre. 

Flexi-time maintained in the public service

A flexible schedule has been introduced in the public sector to limit the number of passengers on public transport during rush hour, among other things.

Travel restrictions for the elderly, the disabled as well as young people under 18 during peak hours has been introduced and the appointment schedules at the level of hospital institutions has also been revised. A system for the disinfection of buses has been developed with a categorization of stations into eight respective zones.

Social contributions

The Minister of Finance, Economic Planning and Development would make the Social Contribution and Social Benefits (Contributions by Public Sector Employees) Regulations 2021 and the Income Tax (Amendment of Schedule) Regulations 2021. Following the implementation of the 2021 Report of the Pay Research Bureau and with a view to putting at par public sector employees with private sector employees, public sector employees would pay as from November 2021, their share of social contribution as follows – (a) 1.5 percent on basic salary not exceeding Rs50,000 per month; and (b) 3.0 percent on basic salary exceeding Rs50,000 per month. The Social Contribution and Social Benefits (Contributions by Public Sector Employees) Regulations would bring the appropriate legislative amendments to implement this decision. The Regulations also make provision for employees of a statutory body which does not fall under the Pay Research Bureau to start paying their share of social contribution as from the date a salary review exercise becomes effective after November 2021. The Income Tax (Amendment of Schedule) Regulations 2021 provides for an allowance equivalent to the amount payable by the employee as social contribution, received by an employee from his/her employer to be exempt from income

Mauritius recorded 1397 deaths from 01 October to 04 November 2021

A total of 1397 deaths were recorded in Mauritius as from 01 October to 04 November 2021, out of which 122 have been attributed to the COVID-19.  The Acting Prime Minister, Mr Louis Steven Obeegadoo, provided this information today, in reply to a Parliamentary Question, in the National Assembly, in Port-Louis.

The Acting Prime Minister further indicated that a total of 3359 deaths were recorded in July, August and September 2021, out of which 1004 in July ,1157 in August, and 1198 in September.