Le PMO pilotera désormais la Competition Commission

La Competition Commission est désormais placée sous la tutelle du bureau du Premier ministre. L’annonce a été faite par l’Attorney General, Yatin Varma, le 20 juillet 2010, lors d’un atelier de travail sur la politique de la concurrence à Maurice.
Jusqu’ici la Competition Commission, depuis sa mise en opération, n’a toujours pas maîtrisé son rôle véritable de travailler dans le sens de l’idéal du gouvernement pour une véritable démocratie des affaires commerciales. Ses actions ont été timides, son modus opérandi  extrêmement lent, ses prises de position nageant dans les contradictions, ses démarches volontairement ambigües.
Ce sont là, les grands points de fragilité de cette institution nouvellement créée pour éviter l’émergence des cartels, des situations monopolistiques et mettre au pas ceux qui existent déjà. Autrement dit, les cartels sont toujours là et la mécanique de mettre en place un régime favorisant la concurrence ne repose finalement pas sur la confiance des consommateurs et de la classe moyenne.

Ce pessimisme est justifié par :
1) des propos contradictoires entre autres du président suppléant et l’anglais qui occupe les fonctions de directeur-exécutif qui par ironie lui était favorable par la presse du secteur privé

2) le manque d’intérêt moral de la Commission à voir plus large  dans d’autres secteurs comme les finances alors que le gouvernement multiplie pressions et déclarations sur les intérêts des consommateurs

3) la façon de laisser stagner le système puis le développer dans l’urgence comme le cas du fromage Kraft dont les consommateurs n’ont rien entendu depuis.

Cette politique de « stop and go » s’est révélée particulièrement nuisible. Selon les orientations qui seront prises, on peut imaginer deux scénarios en plaçant la Competition Commission sous le joug du PMO.
D’abord le Premier ministre veillera au grain afin que la Commission introduise de nouvelles disciplines et d’en abandonner  d’autres qui n’ont rien apporté de favorables aux consommateurs et ensuite, de permettre à la Commission pour la démocratisation de l’économie sous le tandem Cader Syed Hossen/ Nita Deerpalsing (qui opère déjà sous le PMO) d’avoir un champ d’intervention sur la Competition Commission afin de lui pointer du doigt les tares du système et les programmes mis en place pour lesquelles, le retard pris dans l’abolition des cartels et la mise en place de disciplines commerciales au bénéfices des consommateurs.