Le dossier diésel avec moins de souffre à la STC

Si cette nomination s’avère, le nouveau directeur-général de la STC, Megh Pillay aura un dossier important à traiter : celui de l’introduction d’un type de diésel moins polluant et qui contient moins de souffre.

L’utilisation de ce type de diésel réduirait considérablement la pollution dans l’air causée par les méfaits des véhicules fumigènes. Qui en a trop même sur nos routes sans que la police n’arrive à appliquer la loi de façon rationelle.

Si le ministre de l’Environnement  et du développement durable, Deva Virahsawmy « mean really business » pour tracker les véhicules fumigènes par des sanctions légales, ce qui est important pour les milliers d’usagers de la route, il est indispensable aussi que de nouvelles dispositions soient prises pour offrir une meilleure qualité de diésel avec moins de souffre et donc moins de pollution dans l’atmosphère.

Enter Megh Pillay

Megh Pillay que l’on dit très proche de Sir Kailash Ramdanee, le beau père du vice Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth aurait été pressenti comme le futur directeur général de la STC.

 Ses premières marches vers le pouvoir près dans sérail politique et de l’establishment  MSM avaient eu lieu lorsque Sir Kailash Ramdanee était président du Mauritius Telecom. A cette époque, Megh Pillay n’était qu’un directeur peu connu qui exerçait au Marketing Board. Depuis, il a gravi les échelons et très vite, pour se retrouver à la tête de la compagnie nationale d’aviation. Il devait démissionner de ce poste quelques temps après pour des raisons inconnues.

STC : Soomarooah fait ses adieux

Ranjit Soomarooah a soumis sa démission lundi, comme directeur de la State Trading Corporation après sept années à la tête de cette institution d’Etat responsable de l’importation des carburants, du riz, de la farine et du ciment.

Durant son parcours professionnel, Ranjit Soomarooah a fait face à de multiples critiques au sujet de son style de gestion par rapport au dossier d’importation du pétrole et du riz. Ses détracteurs venant pour la plupart de l’opposition officielle l’accusaient de manque de transparence et de ‘complete disclosure’ sur la façon de gérer les ressources de l’Etat.

 Le ministre de l’Industrie S. Soodhun acceptait sa démission tard dans l’après-midi de lundi et dans une déclaration à une radio privée, il déclarait ne pas savoir qui sera l’éventuel successeur de Soomarooah. Pris de court par cette démission, le ministre devait laisser échapper :« Attendons l’arrivée du Premier ministre ».

Entretemps, les spéculations vont bon train selon lesquelles, Megh Pillay, ancien directeur-général de Mauritius Telecom et d’Air Mauritius a été pressenti pour être le nouveau directeur de la STC.

Les surévaluations des projets par des ingénieurs

Le Central Procurement Board vient de renverser une décision d’un comité d’évaluation du ministère des Collectivités régionales qui avait estimé à Rs 99 millions le coût de la construction de quatre crématoriums notamment à Chebel, Montagne St Pierre (Bambous), Rivière du Poste et Lallmatie.

Finalement, le CPB a évalué l’offre à seulement Rs 53,9 millions. Ce qui fait que le Board a sanctionné une offre qui aura fait économiser à l’Etat quelque Rs 45 millions. Tant mieux pour les contribuables.

Ce sont certes, des ingénieurs du gouvernement qui étudient, conçoivent et proposent le coût des projets au ministère respectif qui les font avaliser par le CPB. Les faits inquiétants résident probablement que ce sont pratiquement les mêmes ingénieurs du gouvernement qui analysent les coûts des projets au CPB moyennant une forte rémunération par heure de travail (sic) et sans aucun contrôle.

Pour assainir les finances publiques, le ministre des Finances  doit revoir ce système.     

Le PMO pilotera désormais la Competition Commission

La Competition Commission est désormais placée sous la tutelle du bureau du Premier ministre. L’annonce a été faite par l’Attorney General, Yatin Varma, le 20 juillet 2010, lors d’un atelier de travail sur la politique de la concurrence à Maurice.
Jusqu’ici la Competition Commission, depuis sa mise en opération, n’a toujours pas maîtrisé son rôle véritable de travailler dans le sens de l’idéal du gouvernement pour une véritable démocratie des affaires commerciales. Ses actions ont été timides, son modus opérandi  extrêmement lent, ses prises de position nageant dans les contradictions, ses démarches volontairement ambigües.
Ce sont là, les grands points de fragilité de cette institution nouvellement créée pour éviter l’émergence des cartels, des situations monopolistiques et mettre au pas ceux qui existent déjà. Autrement dit, les cartels sont toujours là et la mécanique de mettre en place un régime favorisant la concurrence ne repose finalement pas sur la confiance des consommateurs et de la classe moyenne.

Ce pessimisme est justifié par :
1) des propos contradictoires entre autres du président suppléant et l’anglais qui occupe les fonctions de directeur-exécutif qui par ironie lui était favorable par la presse du secteur privé

2) le manque d’intérêt moral de la Commission à voir plus large  dans d’autres secteurs comme les finances alors que le gouvernement multiplie pressions et déclarations sur les intérêts des consommateurs

3) la façon de laisser stagner le système puis le développer dans l’urgence comme le cas du fromage Kraft dont les consommateurs n’ont rien entendu depuis.

Cette politique de « stop and go » s’est révélée particulièrement nuisible. Selon les orientations qui seront prises, on peut imaginer deux scénarios en plaçant la Competition Commission sous le joug du PMO.
D’abord le Premier ministre veillera au grain afin que la Commission introduise de nouvelles disciplines et d’en abandonner  d’autres qui n’ont rien apporté de favorables aux consommateurs et ensuite, de permettre à la Commission pour la démocratisation de l’économie sous le tandem Cader Syed Hossen/ Nita Deerpalsing (qui opère déjà sous le PMO) d’avoir un champ d’intervention sur la Competition Commission afin de lui pointer du doigt les tares du système et les programmes mis en place pour lesquelles, le retard pris dans l’abolition des cartels et la mise en place de disciplines commerciales au bénéfices des consommateurs.