Controverse autour du riz basmati

Si le ministre de l’Industrie et du Commerce dit ne pas être satisfait de la qualité de riz basmati vendu au public qu’il aille plus loin dans sa croisade contre les commerçants/importateurs qui se livrent à un mélange de riz de luxe avec un riz de qualité inférieure. S’il existerait une opération illicite que le ministre saisisse la loi.

 
Il y a dans la démarche du ministre Shawkatally Soodhun, deux postures, deux styles de management face à un constat de fait exprimé par-dessus tout par ce membre du gouvernement qui se dit persuader que les opérations de vente de riz basmati ne se fait pas selon les normes et pratiques commerciales.

Si la première posture témoigne d’une aspiration de Soodhun à une gestion plus moderne du dossier de la commercialisation de riz basmati, il impose aussi à ce dernier qu’il étale sa stratégie et les méthodes qu’il compte adopter pour interdire les importateurs/commerçants à leur opération de mélanger le vrai du faux riz basmati et empêcher que les consommateurs paient un prix exorbitant pour un produit qui ne respecte pas les normes.

La seconde posture, à la décharge de Soodhun, c’est que les commerçants/importateurs de riz basmati, par leur excès et maldonne vis-à vis des consommateurs, devront répondre à la justice maintenant que le ministre lui-même acquiesce et reconnaît qu’il y a eu mélange. A moins que le crime encore impuni qui a coûté d’importantes sommes, dépensées par les consommateurs, ne soit étouffé dans l’ouf pour des raisons politiques et d’absence de volonté réelle à une gestion plus moderne de la qualité de riz basmati comme c’est le cas en Europe, comme il le dit.   

 

Suttyhudeo Tengur

Président

15 juillet 2010