Navin Ramgoolam souhaite la transformation de Maurice en un jardin

  •  « Le concept de Maurice Île Durable (MID) ne signifie pas seulement la réduction de notre dépendance sur l’énergie fossile  mais aussi une île propre », affirme le Premier ministre

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam a procédé au cours de la  semaine dernière, à l’inauguration d’un jardin endémique et au lancement du projet de tri sélectif à l’école du gouvernement Sir Harilal Vaghjee, à Triolet.  A cette occasion, Il a salué l’initiative du ministère de l’Education et des Ressources humaines et des autorités concernées pour la concrétisation de ce projet.

Devant un parterre d’invités, le chef du gouvernement a déclaré  que les déchets, entre autres, sont principalement liés avec l’environnement. Le PM a ajouté  qu’il se penchera sérieusement sur tous les projets liés dans ce secteur. L’invité d’honneur a invité les jeunes et les familles mauriciennes à s’engager pleinement pour la cause de l’environnement. ” Nous devons planter beaucoup d’arbres endémiques et faire de Maurice un jardin “, a-t-il souhaité.

Poursuivant, il a mis l’accent sur la préservation de la Vallée de Ferney qui, dit-il est une victoire.  Le Premier ministre a soutenu que la préservation de la Vallée de Ferney était nécessaire. « Ce serait une catastrophe écologique, si les autorités concernées avaient laissé concrétiser le projet routier sur la vallée qui, abrite de vieux arbres et des espèces d’oiseaux rares depuis belle lurette », a-t-il précisé. Le chef du gouvernement s’est appesanti sur le fait en disant qu’il a sauvée la vallée en la transformant en une réserve naturelle. Il a déclaré que nous perdons nos forêts à Maurice et a ajouté que la moitié de nos zones humides n’existe plus.

Le Premier ministre a, par la même occasion, indiqué que notre pays possède environ 50 000 hectares de forêts dont seulement 6 500 hectares sont protégés. Il a aussi précisé que les trois-quarts de nos stocks de poisson ont disparu. Le chef du gouvernement a demandé à la population d’agir d’une façon plus responsable en vue de sauvegarder le patrimoine. Navin Ramgoolam a dit qu’il faut prendre conscience des décisions prises par les autorités concernées, eu égard à l’environnement. Par ailleurs, Navin Ramgoolam a déclaré que des amendes seront revues à la hausse à l’égard de  ceux qui salissent l’environnement. “Il faut prendre des sanctions sévères pour que les gens puissent prendre conscience.”, dira-t-il.

Dans la foulée, il a mis l’accent sur le projet Maurice Ile Durable et a soutenu qu’il faut un changement de mentalité. Il a, par ailleurs souhaité un changement d’attitude pour que les Mauriciens puissent contribuer pour la future génération. Le Premier ministre a d’autre part commenté les deux initiatives gouvernementales relatives à l’économie de l’énergie, notamment les ampoules économiques et les chauffe-eau solaires. Il a fait comprendre que le développement économique est important pour le pays et ce sans compromettre la qualité des Mauriciens. ” Le concept de Maurice Île Durable (MID) ne signifie pas seulement la réduction de notre dépendance sur l’énergie fossile “, a déclaré le Premier ministre qui a précisé que le concept de MID concerne aussi une île propre qu’il faut léguer aux générations futures.  

Concernant la dernière conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement durable qui s’est tenu au Danemark, à Copenhague, en décembre dernier, le Dr Navin Ramgoolam  Premier ministre a situé l’importance de la signature de l’accord de Copenhague.  Pour justifier ses dires, le Premier ministre a fait comprendre que  les pays développés vont mettre les technologies de pointe à la disposition des pays en voie de développement, pour que ces derniers puissent faire face à la pollution.

Médicaments payés en euro : les prix doivent baisser

De 6% à 15% de réduction sont prévues sur les prix des médicaments dont l’importation est libellée en euro. Cela en raison de la forte dépréciation de la devise européenne depuis trois mois déjà. La question qui se pose est la suivante. Est-ce que l’Enforcement Division du ministère des Affaires, des Coopératives et de la protection des consommateurs fait bien son travail en effectuant des visites surprises dans les pharmacies du pays ou bien elle se complaira avec les explications rabattues des pharmaciens que les prix affichés avaient déjà été calculés en fonction des anciens stocks.

Surproduction de la pomme de terre : Que les consommateurs en profitent !

Si les autorités relèvent avec enthousiasme la performance favorable enregistrée ces mois-çi concernant la production de la pomme de terre, les consommateurs doivent eux aussi s’attendre à un rajustement vers le bas sur le prix de vente.
Les estimations de la production pour cette année seront de 23,000 tonnes alors que la consommation locale annuelle varie de 19,000 à 20,000 tonnes. Avec un surplus de 3000 tonnes ou plus vers le deuxième semestre, la situation semble être facile et pour les planteurs et les consommateurs.
Les forces du marché, jouant pleinement leur rôle, il n’est pas exclu que les consommateurs sortent gagnants avec une réduction du prix actuel de ce féculent qui est de Rs 14 le demi kilo au cours des prochains mois.
A moins que les forces occultes viennent détruire le surplus pour faire échec à une baisse du prix. Mais l’APEC y veillera au grain.

Péage en point de mire

L’introduction du péage est sérieusement envisagée sur les tronçons de la Nationale et de l’autoroute du Nord. Ce sera aussi le cas lorsque la route circulaire de Port-Louis, le Harbour Bridge et la route Terre Rouge/Ebène seront construites.
A ce stade, deux éléments confirment l’imposition du péage. Premièrement, le gouvernement a déjà donné le feu vert à ce système de paiement et deuxièmement, les axes routiers qui feront partie du Toll Road Network ont été identifiés.
Il reste néanmoins deux interrogations de savoir qui opérera le système quand l’on sait que des entreprises privées en ont montré un vif intérêt et ensuite, quel sera le quantum qui sera imposé aux usagers des routes.
Le ministre des Transports publics pourrait bien élucider la population sur ces éventuelles mesures.

Prix des carburants plus chers

L’essence à Rs 46,15, le diesel à 39,70 et l’huile lourde à Rs 17,88 

  • Le comité de l’Automatic Pricing Mechanisme se réunira le 2 juillet prochain

Le comité de l’Automatic Pricing Mechanism (APM) qui se réunisse chaque mois, a procédé mercredi dernier à la révision des prix des carburants. Le prix de l’essence est passé de Rs 43.15 à Rs 46.15, celui du diesel de Rs 36,95 à Rs 39,70 et l’huile lourde de Rs 16,63 à Rs 17,88 le litre. Ainsi, les prix de l’essence, du diesel et de l’huile lourde ont respectivement enregistré une hausse de Rs 3,20, Rs 2,75 et Rs 1,25.

Il convient de souligner que les prix des carburants sont basés sur le cours mondial de l’essence, du diesel, du volume importé, de même que les pertes et gains sur les stocks et le taux de change di dollar. Les prix des produits pétroliers sont calculés en dollar qui a accusé une hausse importante ces derniers mois. En effet, au mois de mai, le dollar se changeait à Rs 34,41.

Rappelons que  le comité de l’Automatic Pricing Mechanisme  a effectué son dernier exercice des carburants le 8 mai dernier.    A cet effet, le comité avait décidé de baisser le prix de l’essence qui s’était passé de Rs 46,85 à Rs 43,15.  Par contre, le diesel avait passé de Rs 34,40 à Rs 36,95 le litre. Pour la période s’étendant du 26 avril au 25 mai dernier, la State Trading Corporation a importé 39, 378 tonnes de métriques de carburants.  Selon la STC qui a rembourser environ Rs 92,6 millions aux compagnies pétrolières le facteur qui a pesé lourd dans la balance est la fluctuation du taux de change.

Rs 42 millions pour le carburant des dernières élections générales

De plus, selon la STC, une augmentation d’une roupie sur le taux de change coûte la bagatelle de Rs 600 millions annuellement. En prévision  des dernières élections générales, la STC a dû faire provision pour une cargaison. Ainsi, la STC a dû débourser Rs 42 millions pour l’importation de cette cargaison.

Aux dires des principaux responsables de ce corps-étatique,  la hausse de prix du carburant qui est actuellement appliquée est la “maximale” applicable’.  Selon ces derniers,  elle aurait dû être supérieure. Ils soutiennent que le mécanisme mis en place par l’APM prévoit qu’au prochain exercice, l’on prendra en considération la balance restante.

 Le comité de l’APM se réunira le 2 juillet prochain.

Attaques contre les cartels

La politique des prix est fondée sur un contrat de confiance entre les commerçants, les consommateurs et l’Etat.

C’est dans cette perspective que les autorités adoptent les lois sur la protection des consommateurs ou sur les moyens pour rendre le marché plus compétitif et ainsi, faire baisser les prix des produits.

Ces lois interpellent les consommateurs et les commerçants notamment, sur leurs obligations et responsabilités dans un Etat de droit.

L’APEC accueille favorablement l’adoption par le Parlement de la Competition Act en décembre 2007 et la mise en place des structures régulatrices et de surveillance telles la Competition Commission, chargée de créer un environnement commercial sain et véritablement concurrentiel. C’est bien de dire, comme l’affirme le ministre Michael Sik Yuen que la Commission agira en chien de garde contre les abus et les pratiques illégales.

Mais qu’en est-il des cartels des grandes entreprises de production, les ventes frauduleuses ou les accords privés d’après les lois anti-trust ?

Tant que ces activités et elles existent bel et bien ne sont pas supprimées, la culture commerciale ne changera pas. Il n’y aura pas de concurrence à véritablement parler.

Pour cela, il est important que la loi sur la concurrence, votée il y 30 mois soit promulguée dans son intégralité en respectant le délai prescrit par les législateurs.

 

Euphorie d’achat et inflation

Avec cet nouvel outil de communication, l’ “Association for the Protection of Consumers” (APEC) se donne les moyens qui lui permettent de mener la bataille dans l’intérêt des consommateurs.

Les consommateurs, surtout les ménages mauriciens affichent de nos jours, un optimisme inflexible. Cette confiance se traduit par une frénésie d’achats qui est répandue à travers le pays et qui est aujourd’hui, le vrai sinon le seul soutien de la croissance.

Avec un taux d’inflation de 1,9% pour les douze mois se terminant en mars 2010, (le plus bas que le pays ait enregistré depuis dix ans) par rapport au taux de 8,5% pour les 12 mois se terminant à mars 2010, il y a un sentiment qui joue sur la psychologie collective. Le taux d’inflation pour l’année calendaire 2009 était de 2,5% selon les indicateurs du bureau central des statistiques.

Les consommateurs se font de nouvelles règles du jeu économique et social. Ils s’équipent massivement en téléphones mobiles, les laptop dernier cri, les téléviseurs à écran plat LCD. Ils font le plein des caddys dans les hypermarchés et consomme le carburant comme le thé du matin au soir. Les consommateurs ont moins peur de dépenser car ils sont aujourd’hui beaucoup plus mûrs qu’on le croit.

Au-delà de cette observation, il y en a probablement une autre qui touche aux ressorts psychologiques collectifs qui seuls permettent de rendre compte de cette euphorie aussi solide.

C’est que les Mauriciens en 2010 soldaient une triste période peu après le tournant de 2000, faite d’inquiétudes et de faible croissance.

Pour maintenir une forte croissance, l’euphorie d’achat et cette psychologie collective, il est impératif que celles-ci soient fortifiées par la politique économique du gouvernement et la politique monétaire de la banque centrale.

Journée mondiale de l’environnement

Une série d’activités pour sensibiliser la population sur la biodiversité

Renforcer la prise de conscience des citoyens sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité ainsi que la nécessité de la sauvegarder est une des principales préoccupations du ministère de l’Environnement et du Développement Durable.  A cet effet, plusieurs activités étaient organisées dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement qui est célébrée le 5 juin de chaque année. Le programme d’activités s’est transformé en une plateforme d’inspiration, d’information et de participation pour la population.  Le but était non seulement de sensibiliser les citoyens mais aussi de les amener à œuvrer pour protéger la riche diversité d’espèces qui peuplent Maurice.

 Le lancement de la journée a eu lieu le samedi 5 juin à Pétrin où des étudiants, des jeunes, des personnes du troisième âge, voire la population en général, ont participé à une marche à Le Pétrin Nature Trail et au Black River Gorges National Park qui abritent plus de 150 espèces de plantes et neuf espèces d’oiseaux endémiques.  L’objectif était de les amener à découvrir la riche diversité des espèces de plantes et d’animaux qui peuplent la nature. 

 Afin de sensibiliser la population au concept de la biodiversité, une exposition s’est tenue au centre d’information de Pétrin du 5 au 7 juin 2010.  Plusieurs organisations telles La Vanille Crocodile Park, Casela Nature and Leisure Park, Sir Seewoosagur Ramgoolam Botanical Garden et Livestock Feed Limited, entre autres, y ont participé.  L’exposition a mis en relief les différentes espèces du patrimoine naturel de Maurice ainsi que les espèces menacées et en voie de disparition. En parallèle, le « National Environmental Laboratory » du ministère de l’Environnement et du Développement Durable a organisé des journées portes ouvertes  à l’intention des étudiants des  établissements secondaires du 7 au 11 juin dernier.

 Dans le cadre de la journée de l’environnement, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable lance le projet de tri des déchets et le School Endemic Garden Initiative à l’école du gouvernement Sir Harilall Vaghjee à Triolet dans un premier temps.  Le projet de tri des déchets vise à sensibiliser les écoliers sur la nécessité de promouvoir le recyclage du papier et du plastique. Les enfants seront aussi sensibilisés sur l’importance du compostage. Le but de ce projet est de réduire le volume de déchets acheminés vers le centre d’enfouissement et d’encourager la pratique du recyclage au sein de la population. Quant au projet « School Endemic Garden », il vise à développer chez les étudiants des aptitudes d’horticulture et de conservation.  Etalé sur une période de cinq ans, ce projet touchera environ 200 établissements scolaires. Quarante établissements primaires et secondaires participeront à ce projet cette année.

 Le calendrier d’activités s’est poursuivi avec l’organisation d’une Semaine de l’Environnement du 3 au 11 juin 2010, à la municipalité de Quatre Bornes, où a eu lieu  des causeries sur la biodiversité et l’environnement en général. De plus, les Mauriciens visitant les endroits suivants :

Casela Nature and Leisure Park, La Vanille Crocodile Park, la Vallée de Ferney et l’île aux Aigrettes ont bénéficié de tarifs réduits dans le cadre du Weekend de la Biodiversité qui était prévus pour  les 5 et 6 juin 2010. Quant à ceux qui ont visité le Jardin Botanique de Pamplemousses, ils y ont accédé gratuitement pendant la journée de samedi.

 Le thème retenu cette année était : ‘Des millions d’espèces. Une planète. Un avenir commun’.  Ce thème qui a permis de mettre l’accent sur l’importance que l’homme doit accorder à la richesse des espèces et des écosystèmes a répondu également à l’appel urgent d’agir afin de préserver la diversité de la vie sur notre planète.  En effet, cette journée a permis d’unir nos forces tant sur le plan  individuel que collectif afin de préserver les espèces en voie de disparition et de restaurer leurs habitats naturels, enrayant ainsi la vague d’extinction.  La journée avait pour objectif de mobiliser des centaines de jeunes, des étudiants et des personnes du troisième âge pour la cause environnementale.

 Il convient de souligner que l’Organisation des Nations Unies a proclamé 2010, l’Année Internationale de la Biodiversité afin d’alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. En effet, plus de 17 000 espèces sont menacées d’extinction sur terre.  La principale cause des ces disparitions est le résultat d’activités humaines qui ont engendré le déboisement des forêts, l’épuisement des zones humides, la disparition des stocks de poissons et l’émission de gaz à effet de serre qui continue à réchauffer la planète.

L’impact des phénomènes météorologiques et climatiques

Depuis plusieurs décennies, les phénomènes météorologiqes et climatiques continuent à dominer tous les pays du monde.  A tel point qu’aucun pays n’est épargné des catastrophes naturelles.  Les inondations, glissements des terrains, tempêtes, périodes de sècheresse, vagues de chaleur , tempêtes de sable, incendies, cyclones et autres dangers sont les retombées directs des évènements météorologiques et climatiques extremes sont à l’origine de neuf catastrophes sur dix depuis une cinquantaine d’années.

Il faut dire que les effets négatifs des météorologiques et climatiques ont un impact considérable sur tous les  secteurs économiques d’un pays,  notamment en ce qui concerne l’éducation, la santé publique, l’agriculture, les transports, l’énergie,  les resources en eau, le tourisme et l’ensemble du  développement économique.  De nombreux pays subissent les conséquences néfastes des catastrophes naturelles qui sont capables de retarder ou de remettre sérieusementen question  leurs progress économiques.

En outre,  les changements climatiques, l’essor économique rapide  et la croissance démographiquene ne cessent d’exercer des fortes pressions sur les zones littorales de plusieurs pays.  Par ailleurs, les mangroves qui protègent les pays (qui entouraient de mer) des tempêtes, des  vagues et d’érosion continuent à se disparaître au fil des années.  Il faut aussi dire que la reconstitution de la végétation est l’un des moyens de protéger les populations contre les catastrophes naturelles qui peuvent se produire à tout moment dans un pays.

Il convient de souiligner que ce sont particulièrement les pays en voie de développement et ceux faisant parties du tiers monde qui sont principalement concernées par les événements météorologiques et climatiques.  La plupart de ces pays, dont leur economies sont peu diversifiées,  sont très vulnerables et sont menacés car leurs infrastructures sont fragiles.  Beaucoup de pays qui  ont une  forte densité de population le long de leur côte, n’ont pas des moyens nécessaries  pour réduire les risques et gérer les catastrophes.  Certains pays pauvres qui ont une économie faible n’ont pas les resources financières  adéquates ou nécessaries pour pouvoir se protéger en cas des éventuelles catastrophes naturelles.

D’autre part, l’élevation du niveau de la mer demeure un autre aspect des conséquences des météos et des climats. Les populations, se trouvant dans des petites îles en développement et ceux qui habitant dans des basses terres littorales sont les principaux concernées  car l’élevation du niveau de la mer constitue toujours un danger potentiel et croissant pour eux. Ce sont les fontes des glaces qui sont dues au réchauffement de la terre qui en est la cause. Or, selon  le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), qui a été créé par l’Organisation Météorologoiques Mondiale (OMM) et les Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le niveau de la mer pourrait élever de 0,6 mètres d’ici la fin du siècle. Si cette prédiction s’avérerait vraie, des millions de personnes à travers le monde devraient se déplacer par la montée des eaux, des inondations ou des glissements des terrains. Car millions des hectares de terres , cultivées et habitées seront submergés par l’eau.

En se basant sur l’impact des catastrophes naturelles qui affectent  l’économie des pays et les êtres humains, il serait crucial pour les organisations internationals telles la GIEC, l’OMM, la PNUD et celles qui militent contre l’impact des effets de calamités naturelles,  de faire circuler des informations climatologiqes appropriées  et fiables qui permettraient à réduire les risques de catastrophes naturellles.  Ce genre d’inititatives pourraient contrecarrer  les menaces grandissantes pour tous les pays de la planète.  Il faut anticiper les risques qui pèsent non seulement sur les populations et leurs biens mais aussi  sur les economies du pays riches ou pauvres. Il serait bon de faire ressortir qu’entre 1991 et 2005, les catastrophes naturelles ont touché environ 3,47 milliards de personnes, ont fait 960 000 victimes et ont provoqué des  dommages s’élevant à plus d’un milliards de dollars américains.

L’après MARDI NOIR : Sécurité routière v/s Sécurité nationale

* A quand un plan stratégique pour le développement routier  

Chers Honorables Membres,

Après que les clameurs se sont tues après le fameux mardi noir (8 Sept 2009) de la semaine dernière où la route a fait plusieurs morts, il est maintenant important d’aborder un autre aspect autre que la sécurité routière : la sécurité nationale.

Tous ceux dirigeant vers la capitale ce Mardi (8 Sept 2009) se sont rendus compte combien nous avions été pris en otage par cet accident et le nombre d’heures d’attente avant que la situation ne se débloque. Et s’il y avait un cataclysme encore plus grave, que se serait-il passé ?

 C’est connu que le moindre accident sur l’autoroute durant les heures de pointe provoque pratiquement une paralysie. Et ce n’est pas la première ou la dernière fois qu’une telle risque de se reproduire. Il semble que les autorités, une fois la situation revenue à la normale, s’en lavent les mains et dorment sur leurs lauriers.

 Avec l’ampleur de l’accident de Mardi dernier (8 Sept 2009), le Premier ministre a pris les devants et va diriger un comité. Est-ce qu’il sera uniquement de sécurité routière. Ou faudrait-il pas inclure la question de sécurité nationale en priorité ? Comme on le sait, il n’y a pas beaucoup d’accès sur Port Louis : un accès du Nord via Terre Rouge et un accès du Sud venant des Plaines  Wilhems. Et si demain un fou provoque des accidents sur ces voies, Port Louis se retrouverait complètement isolé. Le comité du Premier Ministre devrait prendre en considération cette possibilité qui pourrait aussi se produire en cas de catastrophe naturelle.

 Sans vouloir le prophète de malheur, il est important de rappeler que dans de telles éventualités, l’île Maurice doit se préparer à les affronter avec d’autres voies pouvant déboucher sur Port Louis. Pendant un certain temps on parlait d’un tunnel sous la montagne du Pouce pour toucher Port Louis. Ce projet doit être ravivé et une telle ouverture pourra aider à éviter le pays de se trouver dans des situations difficiles.

 De nombreux autres projets dorment dans les tiroirs de l’Etat. Il y a le ‘Ring Road’, le ‘Dream Bridge’, le fameux ‘Bus Lane’ ou encore le ‘Light Rail Transport’ qu’il faut dépoussiérer avant de prendre une décision… Il est impératif que le gouvernement établisse ses priorités en vue de rendre plus fluide la circulation nationale et ainsi assurer une meilleure protection à la population et au pays. .

 Il est impératif que l’Hôtel du Gouvernement pense sérieusement à la sécurité nationale comme sa priorité et non pas des palliatifs pour une solution temporaire à la sécurité routière.. Il est grand temps que le gouvernement vienne de l’avant avec un plan stratégique pour le développement et la sécurité routière pour le court, moyen et long termes.  Il faut avoir une vision qui sécuriserait toute la population.

 Suttyhudeo Tengur

Président  

17 septembre 2009