Bientôt une loi sur l’observation des dauphins

Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Nando Bodha, a annoncé la présentation prochaine au Parlement d’une loi concernant l’observation des dauphins. C’était la semaine dernière, au Domaine Les Pailles. Lors de son intervention à l’occasion de la cérémonie de remise de certificats aux inbound operators. Parmi les paramètres pris en considération autour de cette activité, M. Bodha soutient qu’il ne sera plus autorisé de nager avec les dauphins.  Par ailleurs, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Deva Virahsawmy, annonce qu’à l’issue d’une étude sur la gestion intégrée des zones côtières (GIZC), il est recommandé qu’une politique de qualité au lieu de quantité soit encouragée dans le secteur touristique. Deva Virahsawmy estime que le pays doit prendre un maximum de mesures pour prévenir l’érosion des plages, la dégradation de la barrière corallienne et de la qualité de l’eau des lagons. D’autant plus que, poursuit-il, les catastrophes naturelles seraient de plus en plus fréquentes dans les années à venir, affectant ainsi divers secteurs de l’économie dont le tourisme.

PME : Plus de Rs 370 millions disponibles pour restructurer les dettes à la Banque de Développement de Maurice

Des dettes rayées, restructurées ou re-échelonnées- Ces mesures du plan présentées par Pravind Jugnauth visent à booster les PME. C’est la première fois qu’une banque pratique cette politique. Quelque 5 000 entrepreneurs sont concernés.

Qui ont droit à ces facilités ?

Parmi ces 1 140 PME qui ont pris un emprunt maximum de Rs 10 000 et qui ne remboursent pas, leur ardoise sera tout simplement effacé. Idem pour ceux qui ont pris de Rs 10 000 à Rs 75 000 auprès de cette institution financière. S’ils ne peuvent honorer leurs dettes à cause d’un problème majeur, celles ci seront également effacées. Font partie de cette catégorie, ces patrons de PME qui sont tombés malades, devenus handicapés, qui suivent un traitement médical sévère, qui vivent uniquement  d’une pension du gouvernement ou encore qui ont été victime d’incendie. Ceux qui peuvent prouver qu’ils sont des « hardship cases » et qui ont pris un emprunt de Rs 75 000 a Rs 200 000 verront leurs pénalités effacées et auront droit à une restructuration de leur dette étalée sur une période maximale de quatre ans.

Flambée mondiale des prix du blé et de la farine

L’APEC : un plan stratégique de trois ans nécessaire

La flambée des prix du blé et les risques de pénurie est devenue une crise mondiale et n’épargne pas Maurice. Occasionnée par la sècheresse dans les principaux pays exportateurs, les prix dans ces pays ont grimpé jusqu’à 70 % depuis juin dernier et cette tendance à la hausse aura un impact significatif sur la facture céréalière de plusieurs pays comme Maurice où la farine et le blé pèsent extrêmement lourds sur les habitudes alimentaires.

 Avec les menaces de la Russie d’imposer l’interdiction à ses exportations de blé et les pressions exercées par les cours mondiaux sur l’Australie, autre gros exportateur de blé et de farine, de même que d’autres sources d’approvisionnement de Maurice, telle la France, on doit s’attendre que les prix atteignent des sommets dans les semaines et mois à venir. Le pire est devant nous.

 Déjà, au début de 2008 avec la flambée des prix alimentaires et celle du pétrole, la facture pour les pays à faible revenu et au déficit alimentaire en Afrique avait fait un bond de plus de 74% selon le dernier bulletin Perspectives de récolte et situation alimentaire de l’Organisation Mondiale de l’Alimentation (FAO). Avec de nouvelles restrictions à l’exportation de blé et de la farine, l’augmentation du fret, les spéculations sur les cours mondiaux, avec les risques de pénurie, tous les facteurs sont réunis pour que la situation s’empire.

 Cette nouvelle situation appelle à un changement de vision des autorités. Que fait le ministre de l’Industrie et du Commerce pour jauger l’impact négatif de la réduction de l’importation de blé et de la farine ? Compte tenu de l’étendue de ce problème mondial d’autres questions se posent de savoir :

1.      Comment contrecarrer les menaces de pénurie alors que 35% du panier des ménagères, le ‘consumer purchase index basket’ est consacré à l’alimentation dont le pain, le rothi, la pâtisserie constituent une proportion importante 

2.      Si Maurice dispose actuellement de stocks de blé et de farine suffisant pour répondre à nos besoins pour une durée définie

3.      Si le milliard de roupies injecté au Food Security Fund est utilisé à bon escient pour augmenter notre production agricole et répondre au besoin de notre sécurité alimentaire à long terme.

L’APEC suggère qu’une étude sérieuse soit entreprise pour situer la vulnérabilité de notre pays face à la hausse du prix du blé et de la farine sur le marché international et qu’un plan stratégique soit élaboré pendant les trois prochaines années  car, dites-vous bien que depuis trois ans, l’OCDE et la FAO maintiennent que les prix des produits alimentaires connaîtront des hausses inévitables pendant la prochaine décennie.

 Suttyhudeo Tengur

Président

18 août 2010                                                

Un hôpital gériatrique à la place de la clinique MedPoint

La clinique Med Point, situé à Solférino et appartenant à la famille Jugnauth, ferme ses portes à partir du 3 septembre prochain. La raison invoquée : difficultés financières et raisons économiques.  L’État sera le potentiel repreneur de cette clinique pour le transformer en hôpital gériatrique. Les discussions avaient démarrée avant les élections générales du 5 mai dernier. Le moins ce qu’on puisse dire c’est que cette transaction est nettement a l’avantage du gouvernement en raison des structures existantes. Les 21 employés de ce centre hospitalier qui se retrouvent ainsi sur le pavé pourraient même être redéployées.

Endettement: les prêts personnels bancaires atteignent 15,9 % du PIB à juin 2010

Les prêts personnels bancaires et soutiens financiers pour le logement ou à d’autres fins s’élèvent à Rs 44,7 milliards, soit 15,9 % du Produit intérieur brut (PIB). C’est ce qu’a déclaré Pravind Jugnauth, vice-Premier ministre et ministre des Finances, dans sa réponse à une question parlementaire du député Li Kwong Wing portant sur l’endettement des ménages mauriciens cette semaine. Une situation suivie par la Banque de Maurice, précise M. Jugnauth.  Pravind Jugnauth indique que les prêts en dehors de ceux utilisés pour le logement étaient de l’ordre de Rs 18,2 milliards à mai 2010. Le Grand argentier rappelle qu’il ne faut pas oublier les achats à tempérament qui sont aussi des endettements. Le ministre des Finances note que le dernier sondage, qui concernait le budget des ménages, a eu lieu de juin 2006 à juillet 2007 et que le rapport analytique a été publié en mars 2009. De cette étude, il ressort que 46,5 % des ménages ont contracté au moins un prêt. Parmi, 54,7 % concernent le logement, 18 % les appareils ménagers et 14,8 % des meubles. Chaque ménage rembourse Rs 4 353 mensuellement, ce qui représente 18,4 % de leur revenu qui est de Rs 23 700 en moyenne.  Le député Kee Chong Li Kwong Wing déplore l’attitude de certaines banques a incité les clients a prendre des cartes de crédits.

Huile comestible : hausse des prix lundi

Mauvaise nouvelle pour les consommateurs: les prix de l’huile comestible augmentent à partir de lundi prochain. C’est ce qu’ont confirmé au Mauricien les raffineurs locaux, Mauritius Oil Refineries Ltd (Moroil) et Ramdenee Edible Oil Products Ltd, interrogés à ce sujet. Le quantum d’augmentation sur toute la gamme des produits est d’une moyenne d’environ 2 % chez le premier et de 1,95 % chez le second. Toutefois, sur les deux logements les plus courants de l’huile végétale, la hausse est la même chez les deux concurrents.  Ainsi, le sachet d’huile Rani de Moroil passe de Rs 41.35 à Rs 42.15 et celui d’huile Rajah, de REOPL, passe de Rs 41.30 à Rs 42.10. De même, le logement en bouteille passe de Rs 45.20 à Rs 46 le litre de Rani, et de Rs 45.15 à 45.95 pour le litre d’huile Rajah, soit une hausse uniforme de 80 sous sur ces items pour les deux compagnies.

Consommation : notre importation de riz ne sera pas affectée par les inondations au Pakistan

C’est l’assurance donnée par le ministre de l’Industrie et du Commerce. Selon Showkatally Soodhun,  les mauriciens bénéficieront d’un riz de meilleure qualité à partir mois d’octobre.  Ceci sans que le prix ne soit augmenté. Le ministre de l’industrie affirme également que la plantation n’a pas été affectée à Karachi.  Or selon un gros importateurs, Maurice devra se tourner vers d’autres sources d’approvisionnement. On s’achemine vers une hausse du prix de ce produit de base ou voire même une pénurie.

Carburants : l’Automatic Pricing Mechanism pourrait se réunir chaque trois mois

C’est ce qu’a avance le ministre de l’Industrie et du Commerce, Showkatally Soodhun, sur les ondes d’une radio privée. La formule actuelle de réunion mensuelle du comite de l’APM cause d’énormément de stress à la population. Le gouvernement a demandé au nouveau président de la State Trading Corporation d’étudier cette possibilitee. Par ailleurs, le ministre a evoque des restrictions legales, au Parlement, pour ne pas rendre publique le contrat liant la firme Betamix à la STC pour transporter notre carburant. « Betamix (ex-Betonix) objecte formellement à la divulgation de la teneur du contrat signé », a explique le ministre Soodhun.

Aucune alerte au sujet du virus MD N(1)

C’est la confirmation du Dr Ahad Adbool, responsable de ce dossier au niveau du ministère de la Santé. Il souligne que même si le nombre de cas lié a la grippe A est en baisse, le virus est toujours en circulation. Les jeunes sont plus vulnérables en cette période « post pandémique ». Le Dr Abdool a aussi précisé que le décès du prisonnier sud africain n’est pas lié à la grippe A (H1N1). Pour rappel, Jan Hendrick Venter, un ressortissant sud africain qui purgeait une peine de 34 ans de prison pour trafic de drogue, aurait succombé à une pneumonie causée par la grippe A, selon ses parents. Toutefois, les autorités du ministère de la santé semblent n’être pas du même avis.