Surproduction de la pomme de terre : Que les consommateurs en profitent !

Si les autorités relèvent avec enthousiasme la performance favorable enregistrée ces mois-çi concernant la production de la pomme de terre, les consommateurs doivent eux aussi s’attendre à un rajustement vers le bas sur le prix de vente.
Les estimations de la production pour cette année seront de 23,000 tonnes alors que la consommation locale annuelle varie de 19,000 à 20,000 tonnes. Avec un surplus de 3000 tonnes ou plus vers le deuxième semestre, la situation semble être facile et pour les planteurs et les consommateurs.
Les forces du marché, jouant pleinement leur rôle, il n’est pas exclu que les consommateurs sortent gagnants avec une réduction du prix actuel de ce féculent qui est de Rs 14 le demi kilo au cours des prochains mois.
A moins que les forces occultes viennent détruire le surplus pour faire échec à une baisse du prix. Mais l’APEC y veillera au grain.

Péage en point de mire

L’introduction du péage est sérieusement envisagée sur les tronçons de la Nationale et de l’autoroute du Nord. Ce sera aussi le cas lorsque la route circulaire de Port-Louis, le Harbour Bridge et la route Terre Rouge/Ebène seront construites.
A ce stade, deux éléments confirment l’imposition du péage. Premièrement, le gouvernement a déjà donné le feu vert à ce système de paiement et deuxièmement, les axes routiers qui feront partie du Toll Road Network ont été identifiés.
Il reste néanmoins deux interrogations de savoir qui opérera le système quand l’on sait que des entreprises privées en ont montré un vif intérêt et ensuite, quel sera le quantum qui sera imposé aux usagers des routes.
Le ministre des Transports publics pourrait bien élucider la population sur ces éventuelles mesures.

Prix des carburants plus chers

L’essence à Rs 46,15, le diesel à 39,70 et l’huile lourde à Rs 17,88 

  • Le comité de l’Automatic Pricing Mechanisme se réunira le 2 juillet prochain

Le comité de l’Automatic Pricing Mechanism (APM) qui se réunisse chaque mois, a procédé mercredi dernier à la révision des prix des carburants. Le prix de l’essence est passé de Rs 43.15 à Rs 46.15, celui du diesel de Rs 36,95 à Rs 39,70 et l’huile lourde de Rs 16,63 à Rs 17,88 le litre. Ainsi, les prix de l’essence, du diesel et de l’huile lourde ont respectivement enregistré une hausse de Rs 3,20, Rs 2,75 et Rs 1,25.

Il convient de souligner que les prix des carburants sont basés sur le cours mondial de l’essence, du diesel, du volume importé, de même que les pertes et gains sur les stocks et le taux de change di dollar. Les prix des produits pétroliers sont calculés en dollar qui a accusé une hausse importante ces derniers mois. En effet, au mois de mai, le dollar se changeait à Rs 34,41.

Rappelons que  le comité de l’Automatic Pricing Mechanisme  a effectué son dernier exercice des carburants le 8 mai dernier.    A cet effet, le comité avait décidé de baisser le prix de l’essence qui s’était passé de Rs 46,85 à Rs 43,15.  Par contre, le diesel avait passé de Rs 34,40 à Rs 36,95 le litre. Pour la période s’étendant du 26 avril au 25 mai dernier, la State Trading Corporation a importé 39, 378 tonnes de métriques de carburants.  Selon la STC qui a rembourser environ Rs 92,6 millions aux compagnies pétrolières le facteur qui a pesé lourd dans la balance est la fluctuation du taux de change.

Rs 42 millions pour le carburant des dernières élections générales

De plus, selon la STC, une augmentation d’une roupie sur le taux de change coûte la bagatelle de Rs 600 millions annuellement. En prévision  des dernières élections générales, la STC a dû faire provision pour une cargaison. Ainsi, la STC a dû débourser Rs 42 millions pour l’importation de cette cargaison.

Aux dires des principaux responsables de ce corps-étatique,  la hausse de prix du carburant qui est actuellement appliquée est la “maximale” applicable’.  Selon ces derniers,  elle aurait dû être supérieure. Ils soutiennent que le mécanisme mis en place par l’APM prévoit qu’au prochain exercice, l’on prendra en considération la balance restante.

 Le comité de l’APM se réunira le 2 juillet prochain.

Attaques contre les cartels

La politique des prix est fondée sur un contrat de confiance entre les commerçants, les consommateurs et l’Etat.

C’est dans cette perspective que les autorités adoptent les lois sur la protection des consommateurs ou sur les moyens pour rendre le marché plus compétitif et ainsi, faire baisser les prix des produits.

Ces lois interpellent les consommateurs et les commerçants notamment, sur leurs obligations et responsabilités dans un Etat de droit.

L’APEC accueille favorablement l’adoption par le Parlement de la Competition Act en décembre 2007 et la mise en place des structures régulatrices et de surveillance telles la Competition Commission, chargée de créer un environnement commercial sain et véritablement concurrentiel. C’est bien de dire, comme l’affirme le ministre Michael Sik Yuen que la Commission agira en chien de garde contre les abus et les pratiques illégales.

Mais qu’en est-il des cartels des grandes entreprises de production, les ventes frauduleuses ou les accords privés d’après les lois anti-trust ?

Tant que ces activités et elles existent bel et bien ne sont pas supprimées, la culture commerciale ne changera pas. Il n’y aura pas de concurrence à véritablement parler.

Pour cela, il est important que la loi sur la concurrence, votée il y 30 mois soit promulguée dans son intégralité en respectant le délai prescrit par les législateurs.

 

Euphorie d’achat et inflation

Avec cet nouvel outil de communication, l’ “Association for the Protection of Consumers” (APEC) se donne les moyens qui lui permettent de mener la bataille dans l’intérêt des consommateurs.

Les consommateurs, surtout les ménages mauriciens affichent de nos jours, un optimisme inflexible. Cette confiance se traduit par une frénésie d’achats qui est répandue à travers le pays et qui est aujourd’hui, le vrai sinon le seul soutien de la croissance.

Avec un taux d’inflation de 1,9% pour les douze mois se terminant en mars 2010, (le plus bas que le pays ait enregistré depuis dix ans) par rapport au taux de 8,5% pour les 12 mois se terminant à mars 2010, il y a un sentiment qui joue sur la psychologie collective. Le taux d’inflation pour l’année calendaire 2009 était de 2,5% selon les indicateurs du bureau central des statistiques.

Les consommateurs se font de nouvelles règles du jeu économique et social. Ils s’équipent massivement en téléphones mobiles, les laptop dernier cri, les téléviseurs à écran plat LCD. Ils font le plein des caddys dans les hypermarchés et consomme le carburant comme le thé du matin au soir. Les consommateurs ont moins peur de dépenser car ils sont aujourd’hui beaucoup plus mûrs qu’on le croit.

Au-delà de cette observation, il y en a probablement une autre qui touche aux ressorts psychologiques collectifs qui seuls permettent de rendre compte de cette euphorie aussi solide.

C’est que les Mauriciens en 2010 soldaient une triste période peu après le tournant de 2000, faite d’inquiétudes et de faible croissance.

Pour maintenir une forte croissance, l’euphorie d’achat et cette psychologie collective, il est impératif que celles-ci soient fortifiées par la politique économique du gouvernement et la politique monétaire de la banque centrale.

L’après MARDI NOIR : Sécurité routière v/s Sécurité nationale

* A quand un plan stratégique pour le développement routier  

Chers Honorables Membres,

Après que les clameurs se sont tues après le fameux mardi noir (8 Sept 2009) de la semaine dernière où la route a fait plusieurs morts, il est maintenant important d’aborder un autre aspect autre que la sécurité routière : la sécurité nationale.

Tous ceux dirigeant vers la capitale ce Mardi (8 Sept 2009) se sont rendus compte combien nous avions été pris en otage par cet accident et le nombre d’heures d’attente avant que la situation ne se débloque. Et s’il y avait un cataclysme encore plus grave, que se serait-il passé ?

 C’est connu que le moindre accident sur l’autoroute durant les heures de pointe provoque pratiquement une paralysie. Et ce n’est pas la première ou la dernière fois qu’une telle risque de se reproduire. Il semble que les autorités, une fois la situation revenue à la normale, s’en lavent les mains et dorment sur leurs lauriers.

 Avec l’ampleur de l’accident de Mardi dernier (8 Sept 2009), le Premier ministre a pris les devants et va diriger un comité. Est-ce qu’il sera uniquement de sécurité routière. Ou faudrait-il pas inclure la question de sécurité nationale en priorité ? Comme on le sait, il n’y a pas beaucoup d’accès sur Port Louis : un accès du Nord via Terre Rouge et un accès du Sud venant des Plaines  Wilhems. Et si demain un fou provoque des accidents sur ces voies, Port Louis se retrouverait complètement isolé. Le comité du Premier Ministre devrait prendre en considération cette possibilité qui pourrait aussi se produire en cas de catastrophe naturelle.

 Sans vouloir le prophète de malheur, il est important de rappeler que dans de telles éventualités, l’île Maurice doit se préparer à les affronter avec d’autres voies pouvant déboucher sur Port Louis. Pendant un certain temps on parlait d’un tunnel sous la montagne du Pouce pour toucher Port Louis. Ce projet doit être ravivé et une telle ouverture pourra aider à éviter le pays de se trouver dans des situations difficiles.

 De nombreux autres projets dorment dans les tiroirs de l’Etat. Il y a le ‘Ring Road’, le ‘Dream Bridge’, le fameux ‘Bus Lane’ ou encore le ‘Light Rail Transport’ qu’il faut dépoussiérer avant de prendre une décision… Il est impératif que le gouvernement établisse ses priorités en vue de rendre plus fluide la circulation nationale et ainsi assurer une meilleure protection à la population et au pays. .

 Il est impératif que l’Hôtel du Gouvernement pense sérieusement à la sécurité nationale comme sa priorité et non pas des palliatifs pour une solution temporaire à la sécurité routière.. Il est grand temps que le gouvernement vienne de l’avant avec un plan stratégique pour le développement et la sécurité routière pour le court, moyen et long termes.  Il faut avoir une vision qui sécuriserait toute la population.

 Suttyhudeo Tengur

Président  

17 septembre 2009

L’APEC refait surface et critique l’ACIM et l’ICP

Au cours de ses dix années d’existence, l’Association for the Protection of the Environment and Consumer (APEC) est restée en retrait lors des grands débats sociaux sur les droits des consommateurs mais elle a récemment décidé de sortir de l’ombre. Avec moult critiques contre les deux actuelles associations de défense des consommateurs afin de mener ce que son président Suttyhudeo Tengur qualifie de ” bataille sur tous les fronts “. ” Nous avons constaté qu’il y a des problèmes au niveau des associations défendant actuellement les droits des consommateurs, nous pensons que le moment est venu de faire entendre notre voix, d’offrir une structure forte avec un bon fonctionnement afin de défendre au mieux les consommateurs “, explique Suttyhudeo Tengur.
Dans son dernier bulletin, l’APEC, qui a été fondée en 1999, tire à boulets rouges sur l’Institute for Consumer Protection (ICP) et sur l’Association des Consommateurs de l’île Maurice : ” Avec le temps, les associations composées d’hommes et de femmes, défenseurs des consommateurs ont évolué non pas comme des groupes de pression mais pour défendre des intérêts spécifiques en raison d’un déficit d’idées et de valeurs face aux défis de la mondialisation. Elles sont loin des grands enjeux. Ces organisations sont de plus en plus sclérosées, mal encadrées, mal administrées et sont loin de projeter une image digne de ce nom. ” Selon Suttyhudeo Tengur, une association militant pour les droits de la population se doit d’avoir une bonne image : ” Si un organisme de défense des droits se fait critiquer pour ne pas avoir payé ses propres employeurs, c’est une mauvaise image qui est véhiculée. ” Pour l’APEC, ces organisations doivent se remettre en cause afin de progresser : ” Rien n’est plus dommageable pour ces associations que le refus d’une véritable remise en cause de leur stratégie à l’heure où les grands défis nationaux sont l’environnement, les marchés et la qualité alimentaire. Il n’y a pas que le prix qui est l’indice révélateur. Affaiblies, ces organisations cherchent un second souffle mais demeurent paralysées. ” Donc les membres de l’APEC sont d’opinion qu’il est temps de ” faire redémarrer un projet national de défense de consommateurs autour des enjeux commerciaux de la mondialisation “.
Les interventions prévues par l’APEC sont très précises, indique Suttyhudeo Tengur et visent surtout à canaliser et raffermir la force des consommateurs : ” Il ne faut pas diviser les consommateurs mais attirer leur attention sur leurs droits. ” Le dernier bulletin sorti il y a quelques jours à peine a justement pour but, selon l’APEC, de sensibiliser le public : ” Nous avons clairement exposé nos idées et nos points de vue dans ce bulletin. ” En effet, l’APEC y fait part de son intention de mener une campagne intensive sur tous plusieurs fronts, notamment au niveau des médicaments contrefaits, de la transparence des services banquiers, du Central Electricity Board, du National Pension Fund, des compagnies de téléphonie mobile et de la vente des poissons, entre autres.

Le mot de l’APEC

Avec le temps, les associations composées d’hommes et de femmes, défenseurs des consommateurs ont évolué non pas comme des groupes de pression mais pour défendre des intérêts spécifiques en raison d’un déficit d’idées et de valeurs face aux défis de la mondialisation. Elles sont loin des grands enjeux.

 A qui attribuer ce retard considérable? A une certaine mentalité, d’abord, qui pousse à des gens à sanctifier le commerce des multinationales opérant à Maurice dès lors qu’elles s’appliquent à l’image et à la musique de ces dernières. C’est une forme d’action sclérosante.

 L’Etat porte moralement aussi une part de responsabilité dans la constitution d’un paysage à la défense des consommateurs compte tenu, des subventions annuelles que leur accorde le gouvernement. Malgré cela, ces organisations sont de plus sclérosantes, mal-encadrées, mal-administrées et sont loin de projeter une image digne de ce nom. Quand une association de défense des consommateurs montre son impuissance face aux attentes de ces mêmes consommateurs, cela reflète mal sur l’efficacité de l’organisation.

 Les nouvelles règles du jeu mondial bouleversent cet état de choses. Résister à nier le monde extérieur avec ses nombreux défis, n’est pas la voie à suivre. L’ « Association for the Protection of  Environment and Consumers » (APEC), s’est donnée les moyens qui lui permet de dispenser des marges de manœuvre nécessaire pour mener la bataille dans l’intérêt des consommateurs mauriciens.

 Loin pour nous de faire des menaces d’actions d’éclat, notre action étant dirigé par une démarche mûrement réfléchie.

 Loin pour nous de prises de position contradictoires. On ne va pas défendre les intérêts des consommateurs ou des travailleurs, alors qu’on se fait pointer du doigt par la justice mauricienne pour n’avoir pas payé les salaires de ses propres travailleurs.

 L’APEC défendra tous les consommateurs indistinctement. Elle sera différente des autres. Elle ne sera pas sélective ni dans son approche ni dans le choix des produits importés par tels ou tels conglomérats ou groupes de commerçants-importateurs.

1.  Notre Bataille

 Notre bataille sera sur tous les fronts que ce soit au niveau de la contre-façon, cette industrie parallèle qui constitue un danger pour l’image du pays mais aussi pour la santé des consommateurs.

 Notre bataille sera aussi contre des médicaments contre-faits en vente-libre. Bien que l’Etat a sa part de responsabilité dans cette affaire, il est opportun que ce soit  le gouvernement d’intervenir dans ce débat. Il faut une volonté politique et sociale pour mater contre un système mafieux, contrôlé par des gros conglomérats opérant à Maurice. Là également, on sent une absence éhontée des associations pour la défense des consommateurs.

 Notre bataille sera aussi en faveur de la mise en place d’un régime efficace de normes et standards qui garantissent la qualité des produits et des services. C’est de cela qu’on puisse juger si ces biens et services sont fiables, sécurisants et répondent à la norme de qualité.

 Notre bataille sera également de mettre en garde les banques qui n’assurent pas la transparence des transactions de leurs clients en leur refusant par exemple, l’impression à intervalle régulier du relevé des comptes de leurs clients, même si on est à l’ère de l’internet banking.

 Notre bataille sera aussi sur le besoin d’une vraie politique d’information sur les propriétés nutritives des produits alimentaires.

 Note bataille sera aussi de mettre au pas le CEB, qui connaissent les noms des 1500 abonnés soupçonnés de vol d’électricité ou de connexions illégales sur son réseau mais qui refusent de prendre des actions juridiques. La plupart des fraudes décelées sont de grosses compagnies industrielles et touristiques.

 Notre bataille sera aussi de voir comment les cotisations des travailleurs/consommateurs au NPF sont gérées correctement et voir si les fonds alloués à Air Mauritius sont restitués dans les délais prescrits.

 Notre bataille sera aussi de voir si les consommateurs mauriciens ne sont pas pénalisés au cas où le gouvernement décide de demander aux compagnies d’assurance d’émettre de nouveaux instruments pour gérer les risques liés à la longévité.

 Notre bataille sera aussi de voir si les compagnies importatrices de téléphonie mobile qui sont représentées à Maurice, assurent aux consommateurs un véritable service après-vente digne de ce nom.

 Notre bataille sera aussi de nous faire entendre sur le prix pour la vente des poissons aux enchères dont l’appel d’offres est lancé par le ministère de l’Agro-industrie.

 Bref, notre bataille sera aussi de développer un nouvel activisme citoyen à la défense des consommateurs.

2. Mains tendues aux consommateurs

 Autant se rendre à l’évidence: la bataille pour la défense des consommateurs reste aux antipodes de la modernité. Où que l’on se tourne, il se trouve toujours malheureusement, des hommes à la solde des partis politiques, réunis en une association pour nier les évidences, ignorer les mutations de l’économie et prétendre à la seule fameuse voie revendicative, comme si, c’est leur domaine exclusif.

 Rien ne justifie le fait que ces associations demeurent la seule voie revendicative qu’elles ont presque conduites à la faillite. Rien n’est plus dommageable pour ces associations que le refus d’une véritable remise en cause de leur stratégie à l’heure où les grands défis nationaux sont l’environnement, les marchés et la qualité alimentaire. Il n’y a pas que le prix qui est souvent l’indice révélateur.

 On cherche donc en vain une logique, une vision de ces associations et l’on ne trouve, depuis des années, une sorte d’étroitesse de raisonnement, un refus de la modernité, des limites au développement de l’esprit et de l’imagination.

 Aujourd’hui, plus que jamais, l’espace de revendication à la défense des consommateurs a besoin d’une profonde transformation pour renvoyer dans les abysses les requins de toutes espèces et élever en lumière les individus honnêtes et intelligents qui sont animés par la passion du travail à véritablement défendre les intérêts des consommateurs.

 Il nous faut un grand changement dans l’environnement économique actuel afin que les médiocres et les individus peu enclins aux réalités de l’heure se retrouvent hors course.

 Et le meilleur moyen est de mobiliser les volontés et de reconstruire une association adaptée aux aléas des marchés extérieurs et qui correspond aux attentes d’une société de consommation et des consommateurs mauriciens qui se sentiront plus à l’aise face aux choix.

 3.  Revamp the consumer wishes

 La véritable défense des consommateurs est en péril en raison des tyrannies des pseudo-dirigeants qui se maintiennent à la tête des organisations par la perversion des valeurs démocratiques telles les manipulations fréquentes.

 Ce tableau est davantage assombri par la panne d’idées du système de défense des consommateurs qui souffre d’un double déficit de fiabilité et de crédibilité. Il y a aussi la perte d’adhérents et d’influence et fait de moins en moins bloc. Affaiblies, ces organisations cherchent un second souffle mais demeurent paralysées.

 Face à tous ces périls, il est urgent de faire redémarrer un projet national de défense des consommateurs autour des enjeux commerciaux de la mondialisation.

 Les consommateurs souffrent d’un vide laissé par l’inaction, le manque de structures efficaces de revendication et de réflexion.

 L’Apec viendra combler ce vide et permettra de retrouver le dynamisme pour faire entendre sa voix dans la légalité et dans un code d’éthique qui doit être respecté par tous.

 C’est dans cette optique que l’Apec accueille favorablement la promulgation de la Competition Act en décembre 2007 et  subséquemment, la mise en place de la Competition Commission of Mauritius. La nomination de M. David James Davies en tant que Executive Director de la Commission donnera du tonus au processus menant à la création d’un environnement commercial sain et véritablement concurrentiel.

 Reste à savoir si la transparence sera exigée du côté des commerçants, grossistes, hypermarchés et supermarchés de façon à ce que « justice not only be done but seen to be done » aux consommateurs. Car nous savons que les lois existent, mais la perception populaire veut que certains commerçants ne soient nullement inquiétés. Mais l’Apec y veillera, c’est sûr.

 Tous ceux qui se sentent concernés par ce combat sont invités à nous contacter à l’adresse suivante:

 Secrétariat
Apec
2, Mgr Gonin St
Port Louis
31 juillet 2009