La Plateforme Syndicale de la Compagnie Nationale de Transport pense que ce projet coûteux ne sera pas bénéfique pour Maurice dans l’immédiat Ils demandent de privilégier le busway qui est moins cher. Une correspondance sera envoyée en ce sens aux autorités concernées. Par ailleurs les syndicats prévoient une assemblée générale dans les jours à venir, si le ministre Anil Baichoo ne répond pas à leurs doléances
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Bons de trésor : la Banque de Maurice reçoit des offres pour Rs 5, 6 milliards alors qu’elle n’a besoin que de Rs 700 millions
C’est du rarement vu dans les annales. La Banque de Maurice a reçu des offres excédents d’un montant de Rs 5 milliards à la dernière adjudication des bons du trésor. Elle n’en a retenu que pour Rs 700 millions. Cela démontre que la situation s’empire au niveau de la liquidité détenu par les banques. Une situation qui s’explique surtout par une baisse de l’emprunt du secteur privé et la prudence pour faire face à la crise et aux risques de défaillances des emprunteurs.
Permis de conduire : les postulants déplorent le manque de professionnalisme des examinatrices
Selon quelques témoignages des candidates au permis de conduire, rien n’est fait pour leur faciliter la tache. Ces dames se plaignent de l’atmosphère tendue qui règne pendant leur examen de conduite. Du coté des moniteurs, on renvoie la responsabilité sur les Lady Examiners qui ne font pas leur travail comme il faut selon Manoj Rajkumar, secrétaire de l’Association Moniteur Auto Ecole.
Squatters de Dubreuil : Certaines familles seront relogées
Une décision prise par le Conseil des ministres hier. Cependant, priorité sera donnée aux femmes enceintes Au total, 66 familles passent leur nuit sous une tente au centre communautaire de la localité depuis la démolition de leurs maisons.
Maisons CHA : plus de 13 000 demandes de vente de baux reçues
Le ministère du Logement et des Terres a reçu 13 120 demandes de vente baux sur un total de 16 584 portions de terrains sur lesquelles des maisons CHA avaient été construites. A ce jour, le gouvernement a approuvé 11 058 demandes. Il a émis 10 969 lettres d’intention et signé 7 380 titres de propriété.
Le dossier diésel avec moins de souffre à la STC
Si cette nomination s’avère, le nouveau directeur-général de la STC, Megh Pillay aura un dossier important à traiter : celui de l’introduction d’un type de diésel moins polluant et qui contient moins de souffre.
L’utilisation de ce type de diésel réduirait considérablement la pollution dans l’air causée par les méfaits des véhicules fumigènes. Qui en a trop même sur nos routes sans que la police n’arrive à appliquer la loi de façon rationelle.
Si le ministre de l’Environnement et du développement durable, Deva Virahsawmy « mean really business » pour tracker les véhicules fumigènes par des sanctions légales, ce qui est important pour les milliers d’usagers de la route, il est indispensable aussi que de nouvelles dispositions soient prises pour offrir une meilleure qualité de diésel avec moins de souffre et donc moins de pollution dans l’atmosphère.
Les surévaluations des projets par des ingénieurs
Le Central Procurement Board vient de renverser une décision d’un comité d’évaluation du ministère des Collectivités régionales qui avait estimé à Rs 99 millions le coût de la construction de quatre crématoriums notamment à Chebel, Montagne St Pierre (Bambous), Rivière du Poste et Lallmatie.
Finalement, le CPB a évalué l’offre à seulement Rs 53,9 millions. Ce qui fait que le Board a sanctionné une offre qui aura fait économiser à l’Etat quelque Rs 45 millions. Tant mieux pour les contribuables.
Ce sont certes, des ingénieurs du gouvernement qui étudient, conçoivent et proposent le coût des projets au ministère respectif qui les font avaliser par le CPB. Les faits inquiétants résident probablement que ce sont pratiquement les mêmes ingénieurs du gouvernement qui analysent les coûts des projets au CPB moyennant une forte rémunération par heure de travail (sic) et sans aucun contrôle.
Pour assainir les finances publiques, le ministre des Finances doit revoir ce système.
Le PMO pilotera désormais la Competition Commission
La Competition Commission est désormais placée sous la tutelle du bureau du Premier ministre. L’annonce a été faite par l’Attorney General, Yatin Varma, le 20 juillet 2010, lors d’un atelier de travail sur la politique de la concurrence à Maurice.
Jusqu’ici la Competition Commission, depuis sa mise en opération, n’a toujours pas maîtrisé son rôle véritable de travailler dans le sens de l’idéal du gouvernement pour une véritable démocratie des affaires commerciales. Ses actions ont été timides, son modus opérandi extrêmement lent, ses prises de position nageant dans les contradictions, ses démarches volontairement ambigües.
Ce sont là, les grands points de fragilité de cette institution nouvellement créée pour éviter l’émergence des cartels, des situations monopolistiques et mettre au pas ceux qui existent déjà. Autrement dit, les cartels sont toujours là et la mécanique de mettre en place un régime favorisant la concurrence ne repose finalement pas sur la confiance des consommateurs et de la classe moyenne.
Ce pessimisme est justifié par :
1) des propos contradictoires entre autres du président suppléant et l’anglais qui occupe les fonctions de directeur-exécutif qui par ironie lui était favorable par la presse du secteur privé
2) le manque d’intérêt moral de la Commission à voir plus large dans d’autres secteurs comme les finances alors que le gouvernement multiplie pressions et déclarations sur les intérêts des consommateurs
3) la façon de laisser stagner le système puis le développer dans l’urgence comme le cas du fromage Kraft dont les consommateurs n’ont rien entendu depuis.
Cette politique de « stop and go » s’est révélée particulièrement nuisible. Selon les orientations qui seront prises, on peut imaginer deux scénarios en plaçant la Competition Commission sous le joug du PMO.
D’abord le Premier ministre veillera au grain afin que la Commission introduise de nouvelles disciplines et d’en abandonner d’autres qui n’ont rien apporté de favorables aux consommateurs et ensuite, de permettre à la Commission pour la démocratisation de l’économie sous le tandem Cader Syed Hossen/ Nita Deerpalsing (qui opère déjà sous le PMO) d’avoir un champ d’intervention sur la Competition Commission afin de lui pointer du doigt les tares du système et les programmes mis en place pour lesquelles, le retard pris dans l’abolition des cartels et la mise en place de disciplines commerciales au bénéfices des consommateurs.
Controverse autour du riz basmati
Si le ministre de l’Industrie et du Commerce dit ne pas être satisfait de la qualité de riz basmati vendu au public qu’il aille plus loin dans sa croisade contre les commerçants/importateurs qui se livrent à un mélange de riz de luxe avec un riz de qualité inférieure. S’il existerait une opération illicite que le ministre saisisse la loi.
Il y a dans la démarche du ministre Shawkatally Soodhun, deux postures, deux styles de management face à un constat de fait exprimé par-dessus tout par ce membre du gouvernement qui se dit persuader que les opérations de vente de riz basmati ne se fait pas selon les normes et pratiques commerciales.
Si la première posture témoigne d’une aspiration de Soodhun à une gestion plus moderne du dossier de la commercialisation de riz basmati, il impose aussi à ce dernier qu’il étale sa stratégie et les méthodes qu’il compte adopter pour interdire les importateurs/commerçants à leur opération de mélanger le vrai du faux riz basmati et empêcher que les consommateurs paient un prix exorbitant pour un produit qui ne respecte pas les normes.
La seconde posture, à la décharge de Soodhun, c’est que les commerçants/importateurs de riz basmati, par leur excès et maldonne vis-à vis des consommateurs, devront répondre à la justice maintenant que le ministre lui-même acquiesce et reconnaît qu’il y a eu mélange. A moins que le crime encore impuni qui a coûté d’importantes sommes, dépensées par les consommateurs, ne soit étouffé dans l’ouf pour des raisons politiques et d’absence de volonté réelle à une gestion plus moderne de la qualité de riz basmati comme c’est le cas en Europe, comme il le dit.
Suttyhudeo Tengur
Président
15 juillet 2010
La chute de l’euro
Un véritable ‘puzzle économique’
Beaucoup d’encre est coulé concernant la chute de l’euro et son impact dans des pays européens et pas conséquent ses répercussions dans d’autres petites économies, notamment à Maurice. Si certains économistes sont d’avis qu’après la récession mondiale qui avait récemment affecté tous les pays, le monde fait face à une deuxième crise financière économique avec la chute de l’euro et l’appréciation du dollar par contre d’autres ne sont pas sur la même longueur d’onde. Ces derniers persistent que l’euro se fera apprécier au cours des prochains mois.
Le train où vont les choses, il semblerait que le gouvernement, la banque de Maurice et les autorités concernées auraient pris toutes les mesures appropriées afin que les secteurs affectés puissent surmonter la crise de l’euro. Certains économistes ont même noté une croissance robuste pour 2010 pour l’économie mondiale qui est revue à la hausse par le Fonds Monétaire Internationale mais pas de manière uniforme. On note aussi une reprise fragile pour les économies avancées, menée par les pays émergents et en voie de développement.
En se basant sur les chiffres officiels, la croissance de notre économie s’améliore depuis le 2e trimestre de 2009. L’activité économique réelle s’est passée d’une croissance de 3,5% pour dans le 3e trimestre à 6,4% dans le 4e trimestre de 2009. Cette croissance est due à un bond dans les secteurs textile et restauration, après plusieurs trimestres de contraction. D’autres secteurs ont aussi enregistré une croissance solide, par exemple la construction, l’alimentation et autres produits manufacturiers, le secteur ‘distributive trade’, transport, ‘storage’ et communications. Les secteurs d’exportation ont bien résisté aux dures conditions externes de commerce bien qu’ils ont affiché des marges de profit plus bas. Toutefois, les prévisions seront assombries par la croissance réduite dans la zone euro et le Royaume Uni.
Les termes d’échange défavorables, l’inflation grandissante dans nos marchés d’approvisionnement, les prix stagnants de nos exportations, la faiblesse de l’euro vis-à-vis du dollar auront également un impact sur notre croissance. Selon les prévisions de la BoM, la croissance est estimée à 6% pour le 1er trimestre de 2010 et 4,1% pour 2010. En mars 2010 une croissance de 4,6% pour 2010 était prévue. Dans le contexte économique qui prévaut une telle croissance est un sujet d’encouragement pour les ‘policy makers’. Il faut souligner que l’inflation demeure historiquement basse.
Par contre, d’aucuns pensent que la crise de la dette en Europe et les mesures d’austérité dans plusieurs pays européens peuvent avoir un impact négatif sur la consommation dans nos principaux marchés d’exportation. A cet effet, certains économistes pensent qu’on doit davantage pencher sur (i) la capacité de produire des Mauriciens , les ressources nécessaires pour pouvoir d’exporter à un prix compétitif mondialement et une bonne gestion de la politique monétaire et fiscale afin qu’on puisse contenir l’inflation qui demeure historiquement basse. Une dépréciation apportera une augmentation considérable dans le coût de l’importation non pas seulement pour les denrées de base, les produits pétroliers et l’énergie mais aussi pour les entrants dans la production vers l’importation.
Bien que dès fois, l’euro semble être stable, il semblerait que les économistes de même que les décideurs politiques sont sceptiques concernant l’économie en générale. Tout laisse indiquer que nous faisons face à un ‘puzzle économique’. D’un côté, nous faisons face à l’appréciation du dollar. Et il ne faut oublier que Maurice importe majoritairement en termes de dollars. De l’autre côté, nous faisons face à une dépréciation de l’euro et du livre sterling qui réduisent directement les recettes de nos exportations en roupie. Si on songerait à une dépréciation roupie, nous devrons avoir la capacité de produire localement d’une façon efficace. La sécurité alimentaire et l’importation du bon nombre des produits sont plus que cruciales pour le pays. Et une dépréciation de la roupie sera un coup de massue sur le coût de la vie des Mauriciens. Pour certains économistes, il faut que le gouvernement revoie ou fait une analyse ou une évaluation profonde de l’économie mauricienne tout en tenant compte les secteurs d’exportations et d’importations et l’industrie locale.
Pour certains économistes, il faut réunir toutes les conditions nécessaires avant de décider un réajustement ou une dépréciation conséquente de la roupie mauricienne. Si la tendance continuera à s’empirer, la dépréciation de la roupie sera, certes, une des solutions des derniers recours.