Bientôt une loi sur l’observation des dauphins

Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Nando Bodha, a annoncé la présentation prochaine au Parlement d’une loi concernant l’observation des dauphins. C’était la semaine dernière, au Domaine Les Pailles. Lors de son intervention à l’occasion de la cérémonie de remise de certificats aux inbound operators. Parmi les paramètres pris en considération autour de cette activité, M. Bodha soutient qu’il ne sera plus autorisé de nager avec les dauphins.  Par ailleurs, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Deva Virahsawmy, annonce qu’à l’issue d’une étude sur la gestion intégrée des zones côtières (GIZC), il est recommandé qu’une politique de qualité au lieu de quantité soit encouragée dans le secteur touristique. Deva Virahsawmy estime que le pays doit prendre un maximum de mesures pour prévenir l’érosion des plages, la dégradation de la barrière corallienne et de la qualité de l’eau des lagons. D’autant plus que, poursuit-il, les catastrophes naturelles seraient de plus en plus fréquentes dans les années à venir, affectant ainsi divers secteurs de l’économie dont le tourisme.

Séisme dans l’océan indien : sommes nous bien protéger ?

Selon l’océanographe Vassen Kauppaymoutu, la situation devient inquiétante. Pour cause, un fort séisme de magnitude 6,3 a été enregistré tôt hier matin dans l’océan Indien dans une zone située à l’est de l’île Maurice, a annoncé l’Institut de géophysique américain (USGS) et confirmé par la station météorologique de Vacoas.  L’épicentre du séisme, survenu à 7 h 30 (heure de Maurice), a été localisé à 350 km au nord-est de l’île Rodrigues et à 885 km à l’est-nord-est de Port-Louis, à une profondeur de 11 km, selon la météo de Maurice. Ni victimes ni dommages n’ont été signalés dans l’immédiat. Selon Mamade Beebeejaun, assistant directeur de la Station météorologique nationale, ” les marégraphes n’ont enregistré aucune hausse du niveau de la mer ni de houle. À 7 h 30, aucune secousse n’a été ressentie à Rodrigues “.  Par ailleurs, l’état de la mer continue de s’améliorer par rapport au week-end où des houles de trois mètres ont été enregistrées, note M. Beebeejaun. Or ces séismes surviennent un peu trop souvent dans cette région et Rodrigues ont fait les frais des montée d’eau ou même des secousses lors des tsunamis en Indonésie.

Sacs en plastique

On s’en fiche dans ce pays que les commerçants font du profit sur la tête des consommateurs.

L’utilisation des sacs en plastique est présumée diminuer ou disparaître. Est-ce vrai? Il y a eu une décision du gouvernement à l’effet que les sacs en plastique ne seront plus utilisés et seraient remplacées par des sacs en papier biodégradable. Parce que les sacs en plastique sont jugés une lésion à l’environnement et que dorénavant, les sacs en papier les remplaceront. 

Auparavant, les grandes surfaces, les hypermarchés et d’autres boutiques mettaient gratuitement les sacs en plastique à la disposition des clients en guise de leur publicité.

Valeur du jour, on ne voit presque jamais les sacs en papier biodégradable. Le comble, c’est que ce service qui était gratuit, ne l’est plus maintenant. Le client doit débourser deux ou trois roupies pour un sac en plastique qui bien souvent est serti d’une publicité de la maison. Les commerçants font ainsi plus d’argent sur la tête des consommateurs.

Y-a-il une loi qui règlemente ce système de distribution de sacs ou sommes-nous, consommateurs obligés à payer pour ces sacs en plastique ou d’exiger des sacs en papier.

Si on continue de payer où est la contribution de tout à chacun à la campagne de Go Green. Qui réglemente cette pratique? Pourquoi les grandes surfaces et d’autres commerçants ne servent pas les sacs en papier. La question reste poser !

Journée mondiale de l’environnement

Une série d’activités pour sensibiliser la population sur la biodiversité

Renforcer la prise de conscience des citoyens sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité ainsi que la nécessité de la sauvegarder est une des principales préoccupations du ministère de l’Environnement et du Développement Durable.  A cet effet, plusieurs activités étaient organisées dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement qui est célébrée le 5 juin de chaque année. Le programme d’activités s’est transformé en une plateforme d’inspiration, d’information et de participation pour la population.  Le but était non seulement de sensibiliser les citoyens mais aussi de les amener à œuvrer pour protéger la riche diversité d’espèces qui peuplent Maurice.

 Le lancement de la journée a eu lieu le samedi 5 juin à Pétrin où des étudiants, des jeunes, des personnes du troisième âge, voire la population en général, ont participé à une marche à Le Pétrin Nature Trail et au Black River Gorges National Park qui abritent plus de 150 espèces de plantes et neuf espèces d’oiseaux endémiques.  L’objectif était de les amener à découvrir la riche diversité des espèces de plantes et d’animaux qui peuplent la nature. 

 Afin de sensibiliser la population au concept de la biodiversité, une exposition s’est tenue au centre d’information de Pétrin du 5 au 7 juin 2010.  Plusieurs organisations telles La Vanille Crocodile Park, Casela Nature and Leisure Park, Sir Seewoosagur Ramgoolam Botanical Garden et Livestock Feed Limited, entre autres, y ont participé.  L’exposition a mis en relief les différentes espèces du patrimoine naturel de Maurice ainsi que les espèces menacées et en voie de disparition. En parallèle, le « National Environmental Laboratory » du ministère de l’Environnement et du Développement Durable a organisé des journées portes ouvertes  à l’intention des étudiants des  établissements secondaires du 7 au 11 juin dernier.

 Dans le cadre de la journée de l’environnement, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable lance le projet de tri des déchets et le School Endemic Garden Initiative à l’école du gouvernement Sir Harilall Vaghjee à Triolet dans un premier temps.  Le projet de tri des déchets vise à sensibiliser les écoliers sur la nécessité de promouvoir le recyclage du papier et du plastique. Les enfants seront aussi sensibilisés sur l’importance du compostage. Le but de ce projet est de réduire le volume de déchets acheminés vers le centre d’enfouissement et d’encourager la pratique du recyclage au sein de la population. Quant au projet « School Endemic Garden », il vise à développer chez les étudiants des aptitudes d’horticulture et de conservation.  Etalé sur une période de cinq ans, ce projet touchera environ 200 établissements scolaires. Quarante établissements primaires et secondaires participeront à ce projet cette année.

 Le calendrier d’activités s’est poursuivi avec l’organisation d’une Semaine de l’Environnement du 3 au 11 juin 2010, à la municipalité de Quatre Bornes, où a eu lieu  des causeries sur la biodiversité et l’environnement en général. De plus, les Mauriciens visitant les endroits suivants :

Casela Nature and Leisure Park, La Vanille Crocodile Park, la Vallée de Ferney et l’île aux Aigrettes ont bénéficié de tarifs réduits dans le cadre du Weekend de la Biodiversité qui était prévus pour  les 5 et 6 juin 2010. Quant à ceux qui ont visité le Jardin Botanique de Pamplemousses, ils y ont accédé gratuitement pendant la journée de samedi.

 Le thème retenu cette année était : ‘Des millions d’espèces. Une planète. Un avenir commun’.  Ce thème qui a permis de mettre l’accent sur l’importance que l’homme doit accorder à la richesse des espèces et des écosystèmes a répondu également à l’appel urgent d’agir afin de préserver la diversité de la vie sur notre planète.  En effet, cette journée a permis d’unir nos forces tant sur le plan  individuel que collectif afin de préserver les espèces en voie de disparition et de restaurer leurs habitats naturels, enrayant ainsi la vague d’extinction.  La journée avait pour objectif de mobiliser des centaines de jeunes, des étudiants et des personnes du troisième âge pour la cause environnementale.

 Il convient de souligner que l’Organisation des Nations Unies a proclamé 2010, l’Année Internationale de la Biodiversité afin d’alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. En effet, plus de 17 000 espèces sont menacées d’extinction sur terre.  La principale cause des ces disparitions est le résultat d’activités humaines qui ont engendré le déboisement des forêts, l’épuisement des zones humides, la disparition des stocks de poissons et l’émission de gaz à effet de serre qui continue à réchauffer la planète.

L’impact des phénomènes météorologiques et climatiques

Depuis plusieurs décennies, les phénomènes météorologiqes et climatiques continuent à dominer tous les pays du monde.  A tel point qu’aucun pays n’est épargné des catastrophes naturelles.  Les inondations, glissements des terrains, tempêtes, périodes de sècheresse, vagues de chaleur , tempêtes de sable, incendies, cyclones et autres dangers sont les retombées directs des évènements météorologiques et climatiques extremes sont à l’origine de neuf catastrophes sur dix depuis une cinquantaine d’années.

Il faut dire que les effets négatifs des météorologiques et climatiques ont un impact considérable sur tous les  secteurs économiques d’un pays,  notamment en ce qui concerne l’éducation, la santé publique, l’agriculture, les transports, l’énergie,  les resources en eau, le tourisme et l’ensemble du  développement économique.  De nombreux pays subissent les conséquences néfastes des catastrophes naturelles qui sont capables de retarder ou de remettre sérieusementen question  leurs progress économiques.

En outre,  les changements climatiques, l’essor économique rapide  et la croissance démographiquene ne cessent d’exercer des fortes pressions sur les zones littorales de plusieurs pays.  Par ailleurs, les mangroves qui protègent les pays (qui entouraient de mer) des tempêtes, des  vagues et d’érosion continuent à se disparaître au fil des années.  Il faut aussi dire que la reconstitution de la végétation est l’un des moyens de protéger les populations contre les catastrophes naturelles qui peuvent se produire à tout moment dans un pays.

Il convient de souiligner que ce sont particulièrement les pays en voie de développement et ceux faisant parties du tiers monde qui sont principalement concernées par les événements météorologiques et climatiques.  La plupart de ces pays, dont leur economies sont peu diversifiées,  sont très vulnerables et sont menacés car leurs infrastructures sont fragiles.  Beaucoup de pays qui  ont une  forte densité de population le long de leur côte, n’ont pas des moyens nécessaries  pour réduire les risques et gérer les catastrophes.  Certains pays pauvres qui ont une économie faible n’ont pas les resources financières  adéquates ou nécessaries pour pouvoir se protéger en cas des éventuelles catastrophes naturelles.

D’autre part, l’élevation du niveau de la mer demeure un autre aspect des conséquences des météos et des climats. Les populations, se trouvant dans des petites îles en développement et ceux qui habitant dans des basses terres littorales sont les principaux concernées  car l’élevation du niveau de la mer constitue toujours un danger potentiel et croissant pour eux. Ce sont les fontes des glaces qui sont dues au réchauffement de la terre qui en est la cause. Or, selon  le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), qui a été créé par l’Organisation Météorologoiques Mondiale (OMM) et les Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le niveau de la mer pourrait élever de 0,6 mètres d’ici la fin du siècle. Si cette prédiction s’avérerait vraie, des millions de personnes à travers le monde devraient se déplacer par la montée des eaux, des inondations ou des glissements des terrains. Car millions des hectares de terres , cultivées et habitées seront submergés par l’eau.

En se basant sur l’impact des catastrophes naturelles qui affectent  l’économie des pays et les êtres humains, il serait crucial pour les organisations internationals telles la GIEC, l’OMM, la PNUD et celles qui militent contre l’impact des effets de calamités naturelles,  de faire circuler des informations climatologiqes appropriées  et fiables qui permettraient à réduire les risques de catastrophes naturellles.  Ce genre d’inititatives pourraient contrecarrer  les menaces grandissantes pour tous les pays de la planète.  Il faut anticiper les risques qui pèsent non seulement sur les populations et leurs biens mais aussi  sur les economies du pays riches ou pauvres. Il serait bon de faire ressortir qu’entre 1991 et 2005, les catastrophes naturelles ont touché environ 3,47 milliards de personnes, ont fait 960 000 victimes et ont provoqué des  dommages s’élevant à plus d’un milliards de dollars américains.

L’APEC refait surface et critique l’ACIM et l’ICP

Au cours de ses dix années d’existence, l’Association for the Protection of the Environment and Consumer (APEC) est restée en retrait lors des grands débats sociaux sur les droits des consommateurs mais elle a récemment décidé de sortir de l’ombre. Avec moult critiques contre les deux actuelles associations de défense des consommateurs afin de mener ce que son président Suttyhudeo Tengur qualifie de ” bataille sur tous les fronts “. ” Nous avons constaté qu’il y a des problèmes au niveau des associations défendant actuellement les droits des consommateurs, nous pensons que le moment est venu de faire entendre notre voix, d’offrir une structure forte avec un bon fonctionnement afin de défendre au mieux les consommateurs “, explique Suttyhudeo Tengur.
Dans son dernier bulletin, l’APEC, qui a été fondée en 1999, tire à boulets rouges sur l’Institute for Consumer Protection (ICP) et sur l’Association des Consommateurs de l’île Maurice : ” Avec le temps, les associations composées d’hommes et de femmes, défenseurs des consommateurs ont évolué non pas comme des groupes de pression mais pour défendre des intérêts spécifiques en raison d’un déficit d’idées et de valeurs face aux défis de la mondialisation. Elles sont loin des grands enjeux. Ces organisations sont de plus en plus sclérosées, mal encadrées, mal administrées et sont loin de projeter une image digne de ce nom. ” Selon Suttyhudeo Tengur, une association militant pour les droits de la population se doit d’avoir une bonne image : ” Si un organisme de défense des droits se fait critiquer pour ne pas avoir payé ses propres employeurs, c’est une mauvaise image qui est véhiculée. ” Pour l’APEC, ces organisations doivent se remettre en cause afin de progresser : ” Rien n’est plus dommageable pour ces associations que le refus d’une véritable remise en cause de leur stratégie à l’heure où les grands défis nationaux sont l’environnement, les marchés et la qualité alimentaire. Il n’y a pas que le prix qui est l’indice révélateur. Affaiblies, ces organisations cherchent un second souffle mais demeurent paralysées. ” Donc les membres de l’APEC sont d’opinion qu’il est temps de ” faire redémarrer un projet national de défense de consommateurs autour des enjeux commerciaux de la mondialisation “.
Les interventions prévues par l’APEC sont très précises, indique Suttyhudeo Tengur et visent surtout à canaliser et raffermir la force des consommateurs : ” Il ne faut pas diviser les consommateurs mais attirer leur attention sur leurs droits. ” Le dernier bulletin sorti il y a quelques jours à peine a justement pour but, selon l’APEC, de sensibiliser le public : ” Nous avons clairement exposé nos idées et nos points de vue dans ce bulletin. ” En effet, l’APEC y fait part de son intention de mener une campagne intensive sur tous plusieurs fronts, notamment au niveau des médicaments contrefaits, de la transparence des services banquiers, du Central Electricity Board, du National Pension Fund, des compagnies de téléphonie mobile et de la vente des poissons, entre autres.

Le mot de l’APEC

Avec le temps, les associations composées d’hommes et de femmes, défenseurs des consommateurs ont évolué non pas comme des groupes de pression mais pour défendre des intérêts spécifiques en raison d’un déficit d’idées et de valeurs face aux défis de la mondialisation. Elles sont loin des grands enjeux.

 A qui attribuer ce retard considérable? A une certaine mentalité, d’abord, qui pousse à des gens à sanctifier le commerce des multinationales opérant à Maurice dès lors qu’elles s’appliquent à l’image et à la musique de ces dernières. C’est une forme d’action sclérosante.

 L’Etat porte moralement aussi une part de responsabilité dans la constitution d’un paysage à la défense des consommateurs compte tenu, des subventions annuelles que leur accorde le gouvernement. Malgré cela, ces organisations sont de plus sclérosantes, mal-encadrées, mal-administrées et sont loin de projeter une image digne de ce nom. Quand une association de défense des consommateurs montre son impuissance face aux attentes de ces mêmes consommateurs, cela reflète mal sur l’efficacité de l’organisation.

 Les nouvelles règles du jeu mondial bouleversent cet état de choses. Résister à nier le monde extérieur avec ses nombreux défis, n’est pas la voie à suivre. L’ « Association for the Protection of  Environment and Consumers » (APEC), s’est donnée les moyens qui lui permet de dispenser des marges de manœuvre nécessaire pour mener la bataille dans l’intérêt des consommateurs mauriciens.

 Loin pour nous de faire des menaces d’actions d’éclat, notre action étant dirigé par une démarche mûrement réfléchie.

 Loin pour nous de prises de position contradictoires. On ne va pas défendre les intérêts des consommateurs ou des travailleurs, alors qu’on se fait pointer du doigt par la justice mauricienne pour n’avoir pas payé les salaires de ses propres travailleurs.

 L’APEC défendra tous les consommateurs indistinctement. Elle sera différente des autres. Elle ne sera pas sélective ni dans son approche ni dans le choix des produits importés par tels ou tels conglomérats ou groupes de commerçants-importateurs.

1.  Notre Bataille

 Notre bataille sera sur tous les fronts que ce soit au niveau de la contre-façon, cette industrie parallèle qui constitue un danger pour l’image du pays mais aussi pour la santé des consommateurs.

 Notre bataille sera aussi contre des médicaments contre-faits en vente-libre. Bien que l’Etat a sa part de responsabilité dans cette affaire, il est opportun que ce soit  le gouvernement d’intervenir dans ce débat. Il faut une volonté politique et sociale pour mater contre un système mafieux, contrôlé par des gros conglomérats opérant à Maurice. Là également, on sent une absence éhontée des associations pour la défense des consommateurs.

 Notre bataille sera aussi en faveur de la mise en place d’un régime efficace de normes et standards qui garantissent la qualité des produits et des services. C’est de cela qu’on puisse juger si ces biens et services sont fiables, sécurisants et répondent à la norme de qualité.

 Notre bataille sera également de mettre en garde les banques qui n’assurent pas la transparence des transactions de leurs clients en leur refusant par exemple, l’impression à intervalle régulier du relevé des comptes de leurs clients, même si on est à l’ère de l’internet banking.

 Notre bataille sera aussi sur le besoin d’une vraie politique d’information sur les propriétés nutritives des produits alimentaires.

 Note bataille sera aussi de mettre au pas le CEB, qui connaissent les noms des 1500 abonnés soupçonnés de vol d’électricité ou de connexions illégales sur son réseau mais qui refusent de prendre des actions juridiques. La plupart des fraudes décelées sont de grosses compagnies industrielles et touristiques.

 Notre bataille sera aussi de voir comment les cotisations des travailleurs/consommateurs au NPF sont gérées correctement et voir si les fonds alloués à Air Mauritius sont restitués dans les délais prescrits.

 Notre bataille sera aussi de voir si les consommateurs mauriciens ne sont pas pénalisés au cas où le gouvernement décide de demander aux compagnies d’assurance d’émettre de nouveaux instruments pour gérer les risques liés à la longévité.

 Notre bataille sera aussi de voir si les compagnies importatrices de téléphonie mobile qui sont représentées à Maurice, assurent aux consommateurs un véritable service après-vente digne de ce nom.

 Notre bataille sera aussi de nous faire entendre sur le prix pour la vente des poissons aux enchères dont l’appel d’offres est lancé par le ministère de l’Agro-industrie.

 Bref, notre bataille sera aussi de développer un nouvel activisme citoyen à la défense des consommateurs.

2. Mains tendues aux consommateurs

 Autant se rendre à l’évidence: la bataille pour la défense des consommateurs reste aux antipodes de la modernité. Où que l’on se tourne, il se trouve toujours malheureusement, des hommes à la solde des partis politiques, réunis en une association pour nier les évidences, ignorer les mutations de l’économie et prétendre à la seule fameuse voie revendicative, comme si, c’est leur domaine exclusif.

 Rien ne justifie le fait que ces associations demeurent la seule voie revendicative qu’elles ont presque conduites à la faillite. Rien n’est plus dommageable pour ces associations que le refus d’une véritable remise en cause de leur stratégie à l’heure où les grands défis nationaux sont l’environnement, les marchés et la qualité alimentaire. Il n’y a pas que le prix qui est souvent l’indice révélateur.

 On cherche donc en vain une logique, une vision de ces associations et l’on ne trouve, depuis des années, une sorte d’étroitesse de raisonnement, un refus de la modernité, des limites au développement de l’esprit et de l’imagination.

 Aujourd’hui, plus que jamais, l’espace de revendication à la défense des consommateurs a besoin d’une profonde transformation pour renvoyer dans les abysses les requins de toutes espèces et élever en lumière les individus honnêtes et intelligents qui sont animés par la passion du travail à véritablement défendre les intérêts des consommateurs.

 Il nous faut un grand changement dans l’environnement économique actuel afin que les médiocres et les individus peu enclins aux réalités de l’heure se retrouvent hors course.

 Et le meilleur moyen est de mobiliser les volontés et de reconstruire une association adaptée aux aléas des marchés extérieurs et qui correspond aux attentes d’une société de consommation et des consommateurs mauriciens qui se sentiront plus à l’aise face aux choix.

 3.  Revamp the consumer wishes

 La véritable défense des consommateurs est en péril en raison des tyrannies des pseudo-dirigeants qui se maintiennent à la tête des organisations par la perversion des valeurs démocratiques telles les manipulations fréquentes.

 Ce tableau est davantage assombri par la panne d’idées du système de défense des consommateurs qui souffre d’un double déficit de fiabilité et de crédibilité. Il y a aussi la perte d’adhérents et d’influence et fait de moins en moins bloc. Affaiblies, ces organisations cherchent un second souffle mais demeurent paralysées.

 Face à tous ces périls, il est urgent de faire redémarrer un projet national de défense des consommateurs autour des enjeux commerciaux de la mondialisation.

 Les consommateurs souffrent d’un vide laissé par l’inaction, le manque de structures efficaces de revendication et de réflexion.

 L’Apec viendra combler ce vide et permettra de retrouver le dynamisme pour faire entendre sa voix dans la légalité et dans un code d’éthique qui doit être respecté par tous.

 C’est dans cette optique que l’Apec accueille favorablement la promulgation de la Competition Act en décembre 2007 et  subséquemment, la mise en place de la Competition Commission of Mauritius. La nomination de M. David James Davies en tant que Executive Director de la Commission donnera du tonus au processus menant à la création d’un environnement commercial sain et véritablement concurrentiel.

 Reste à savoir si la transparence sera exigée du côté des commerçants, grossistes, hypermarchés et supermarchés de façon à ce que « justice not only be done but seen to be done » aux consommateurs. Car nous savons que les lois existent, mais la perception populaire veut que certains commerçants ne soient nullement inquiétés. Mais l’Apec y veillera, c’est sûr.

 Tous ceux qui se sentent concernés par ce combat sont invités à nous contacter à l’adresse suivante:

 Secrétariat
Apec
2, Mgr Gonin St
Port Louis
31 juillet 2009