Selon une étude commanditée par le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et réalisée dans un premier temps par le Centre de recherche sociale appliquée de l’Université de Maurice et subséquemment par le Mauritius Research Council, la violence domestique coûte à l’État Rs 1,4 milliard par an. C’est ce qu’a révélé ce matin Sheila Bappoo, ministre de l’Égalité des Genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille, lors de la cérémonie d’ouverture au Domaine les Pailles d’un atelier sur l’élaboration d’une ” victim empowerment and abuser rehabilitation policy ” relative à la violence domestique. ” Un récent rapport, séquelle d’une étude commanditée par le PNUD et entreprise dans un premier temps par le Centre de recherche sociale appliquée de l’Université de Maurice et subséquemment, par le Mauritius Research Council (MRC), a permis de chiffrer la valeur des pertes de l’État dues au phénomène de la violence domestique à Rs 1,4 milliard “, a révélé la ministre Bappoo. Elle a affirmé que le rapport détaille les coûts directs de l’État aux victimes à Rs 221 millions, et ceux des pourvoyeurs de services à Rs 196 millions. Alors que les charges indirectes telles que la baisse de productivité, l’absence au travail et les dépenses additionnelles sont évaluées à Rs 988 millions. ” Si ces coûts ont été calculés avant l’année financière 2008-2009, on peut facilement imaginer ces coûts actuels en 2010 “, a commenté la ministre.