Immigration : 4 000 mauricien déportés de l’Angleterre

Ils n’assisteront pas au mariage du Prince William et de Kate Middleton. Environ 4 000 Mauriciens ont été déportés d’Angleterre sur une période d’un an. Selon Bushan Deepchand, avocat d’origine mauricienne exerçant en Angleterre, c’est suite à un renforcement des critères pour le renouvellement des visas que ces Mauriciens ont été forcés de quitter le sol anglais. Une baisse de 20% du nombre de visas accordés aux immigrants issues des pays autres qu’européens. C’est le gouvernement britannique qui a annoncé cette décision le mardi 23 novembre. Selon Bushan Deepchand, directeur de Lambeth Sollicitors et consultant en immigration en Angleterre, beaucoup de Mauriciens ont eu recours à des hommes de loi pour des démarches de renouvellement de visa en espérant pouvoir rester en Angleterre. Cependant, il faut comprendre que ces avocats ne font rien d’illégal. Pour certains, les immigrants qui ont recours à la loi constituent une aubaine pour les hommes de loi anglais. «C’est une lutte perdue d’avance et les avocats le savent. Si votre visa expire sans que vous ayez déjà entamé les démarches de renouvellement, vous ne pouvez pas rester en Angleterre», affirme une source qui connaît bien la situation.

Les élections municipales en 2011

Le Local Government Bill sera sur la table de l’Assemblée nationale très prochainement. Ce projet de loi apportera des amendements aux Local Government Act de 1989 et Local Government Act de 2003. Ces amendements permettront, entre autres, à ce que l’élection des conseillers des autorités locales se tienne en 2011 au lieu de 2010, et à ce que le mandat des conseillers municipaux et des conseillers des districts et des villages soit étendu jusqu’à 2011. Un autre amendement sera apporté pour les élections du maire, de l’adjoint au maire de chaque conseil municipal soient tenues entre le 13 et le 17 décembre 2010. Ceci concerne aussi les postes du président, du vice-président des conseils de district et des conseils de village.

L’huile comestible augmente de Rs 3, 50 le litre

Le prix de l’huile comestible coûtera plus cher à partir de ce lundi. Le litre de l’huile commercialisée sous le label Rajah va connaître une nouvelle hausse de Rs 3, 50. C’est la deuxième hausse du prix de l’huile qui intervient dans l’espace de trois mois. La dernière remonte à août dernier. Les consommateurs paieront à partir de ce lundi le sachet d’un litre d’huile à Rs 45, 70 au lieu de Rs 42, 20. L’huile embouteillée coûtera Rs 49, 80 le litre. Mauritius Oil Refineries (Moroil), qui commercialise 70 % de l’huile consommée dans le pays va augmenter, elle aussi, ses prix. Moroil annonce de nouveaux prix  à partir d’aujourd’hui. Le sachet d’huile Rani passera ainsi de Rs 42,15 à Rs 45, 80. Pour le litre en bouteille, le prix passe de Rs 46 à Rs 49, 95. L’huile de soja, sera de Rs 51, 75 le litre contre Rs 47,75 auparavant.

Bom : Bheenick reproche aux banques de ne pas assumer leurs rôles

Le gouverneur de la Banque de Maurice n’a pas ménagé les banques lors du dîner annuel de la Banque de Maurice donné en l’honneur des opérateurs économiques hier soir. Manou Bheenick s’est inquiété du fait qu’entre juin 2005 et juin 2010, la croissance au niveau des crédits a chuté de 26 à 8 %. «Cette situation est pour nous une cause de sérieuse inquiétude. Nos banques sont-elles devenues frileuses à prendre risques ?» s’est-il demandé. Manou Bheenick a posé la question suivante : le fait qu’il y a un excédent de liquidités sur le marché n’est-il pas le résultat de la réticence des banques à approuver des demandes d’emprunts? «En se montrant trop conservatrices nos banques ne sont-elles pas en train de nous desservir ? Nous ne voulons certainement pas qu’on nous place dans la même catégorie que l’Islande ou l’Irlande où les banques sont réticentes à débloquer du crédit avec les conséquences qu’on connaît», a-t-il affirmé. Le gouverneur de la Banque de Maurice a insisté qu’il est du devoir des banques de travailler dans l’intérêt de l’économie en mettant de l’argent à la disposition de la population. «Le business des banques consiste à alimenter les affaires du pays», a-t-il soutenu.