Suttyhudeo Tengur : “Tripartisme mal structuré et attributions mal définies”

Pourquoi cet empressement des représentants syndicaux aussi bien que de l’opposition parlementaire pour que le ministre des Finances préside les travaux du forum tripartite sur la compensation salariale ?”, se demande Suttyhudeo Tengur, président du Governement Hindi Teachers Union (GHTU).

“Dans le passé et avant l’avènement du National Pay Council, les anciens ministres des Finances, dont le leader de l’opposition actuelle, avaient rompu avec ce principe, laissant le soin aux comités techniques de travailler les chiffres et de les proposer au niveau du tripartisme qui, par la suite, soumet les recommandations au ministre des Finances. “Voilà, en quelques mots, les procédures dans le cadre d’un dialogue civilisé entre les principaux partenaires – gouvernement, secteur privé et syndicats. “D’ailleurs, c’est sur la base des données chiffrées du Bureau central des statistiques que tout calcul de compensation est fait. En principe, cette compensation est uniquement faite pour maintenir le pouvoir d’achat de la population érodé par l’inflation durant l’année courante”, soutient-il.

Avec la renaissance du tripartisme dont l’ouverture a été présidée par le ministre du Travail et des relations industrielles, c’est un sous-comité composé de techniciens et d’autres membres qui planche sur le quantum de la compensation à être accordé et qui fera des recommandations au forum. Ce sous-comité ne peut être présidé par le ministre des Finances d’abord

(i) pour des raisons hiérarchiques – le ministre est aussi vice-Premier ministre, donc hiérarchiquement supérieur au ministre du Travail, qui préside le “main committee” et

(ii) aussi pour qu’il puisse garder son indépendance et jouer le rôle d’arbitre au cas où il y a un deadlock entre le secteur privé et les représentants des syndicats.

Pour Suttyhudeo Tengur, la structure et les attributions du forum tripartite sont mal définies. “On constate que c’est un travail fait à la va-vite.

“Exemple : les syndicats doivent être représentés par des confédérations. Or, combien de confédérations existent sur la liste du Registrar of Associations ? Le ministre du Travail aurait dû vérifier auprès du Registrar avant de se lancer dans une aventure qui risque de coûter cher au gouvernement.”

A travers le forum tripartite, les syndicalistes ont toute la lassitude pour formuler et soutenir leurs arguments non seulement pour une compensation adéquate afin de maintenir le pouvoir d’achat, mais sur tout un éventail de problèmes touchant les relations industrielles.

Alors, “faire des revendications farfelues est loin d’être dans l’intérêt de la classe de travailleurs”, conclut-il.

Ex-planteurs : Le père Labour estime avoir été berné par le gouvernement

Le vicaire général du diocèse de Port-Louis (à gh.) estime avoir été manipulé par le gouvernement il y a sept mois afin qu’il désamorce la première grève de la faim entamée par les ex-planteurs de Riche-Terre. Il demande pardon aux agriculteurs, estimant que la parole donnée et le contrat signé par le gouvernement n’étaient qu’une duperie.  « Mo bien amerdé ! » Ce samedi 13 novembre, en tapant les pieds et en lançant une feuille de papier au vent, le vicaire général du diocèse de Port-Louis, Jean-Maurice Labour, ne va pas par quatre chemins pour exprimer ses sentiments quant à la manière de faire de l’hôtel du gouvernement face aux récriminations des ex-planteurs de Riche-Terre. Sept mois après une première grève de la faim qui aura duré trente jours, deux des agriculteurs expulsés de Riche-Terre pour faire la place à la zone industrielle chinoise Jin Fei, ont décidé de répéter l’exercice. Au grand dam du père Labour. Il a été le médiateur choisi par le gouvernement pour qu’ils mettent un terme à la grève en mars, suite à la décision de nommer deux experts, Alain Noël et Jayraj Ramkissoon, pour se pencher sur leur demande de compensation équitable

Air Mauritius: Rama Valayden parle d’un ” règne de la peur ”

Rama Valayden a, en sa qualité de représentant légal de l’Air Mauritius Cabin Crew Association, invoqué, lors d’une conférence de presse vendredi, un ” climat de peur entretenu par la direction de la compagnie aérienne nationale vis-à-vis des syndicats “. C’est la raison pour laquelle il choisit, a-t-il affirmé, de s’adresser seul à la presse en présence de nombreux membres de l’AMCA. ” C’est la peur au ventre pour les syndiqués, en particulier la direction du syndicat, pour la compagnie d’Air Mauritius et pour la République que je m’adresse à la presse “, a dit le conseiller légal du syndicat.  Rama Valayden a indiqué que l’AMCA représente 500 personnes, les ambassadeurs et ambassadrices de Maurice à bord des avions. Et d’ajouter que l’AMCA a, pendant la période la plus dure de l’histoire d’Air Mauritius, été présente aux côtés de la direction d’Air Mauritius, bravant l’irritation de certains syndiqués. ” Le syndicat a tout fait pour s’assurer que la compagnie arrive à sortir la tête de l’eau et surmonte les problèmes causés par le hedging de l’achat des produits pétroliers “, a souligné Rama Valayden dans ce contexte.

CENTRALE DE POINTE-MONNIER À RODRIGUE: le contrat de Rs 500 M à BWSC annulé

Le Central Electricity Board (CEB) a essuyé un nouveau revers en fin de semaine. Les procédures qu’a adoptées le CEB pour l’octroi des travaux d’extension de la centrale thermique de Pointe-Monnier (Rodrigues) d’une valeur de Rs 500 millions, en date du 9 juillet dernier, ont été dénoncées de manière véhémente dans un ” ruling ” de l’Independent Review Panel vendredi après-midi. Avec la décision confirmée officiellement, l’allocation de ce contrat à Burmeister and Wain Scandinavian Contractor (BWSC) a été tout simplement annulée et un nouvel exercice d’évaluation des offres obtenu comme l’avait réclamé le consortium Man / Sotravic à la suite d’un ” challenge “ de la décision du CEB le 19 juillet 2010. Comme dans le cas des ampoules économiques, la zone d’ombre demeure le Bid Evaluation Committee, et le rapport de l’Independent Review Panel a critiqué la composition de cette instance avec une majorité de membres venant des rangs du CEB.  La décision de l’Independent Review Panel sur le contrat d’extension de la centrale thermique de Pointe-Monnier est sans appel. ” The Panel finds that there is merit in this application and in accordance with paragraph 10 (b) and (c) of section 45 of the Public Procurement Act 2006 recommends the annulment of the public body (CEB) to award the contract to Burmeister and Wain Scandinavian Contractor and a re-evaluation of the bids received “, écrivent en conclusion le Dr M. Allybokus, président de cet organisme et ses deux assesseurs, Denis Vellien et Esther Hanoomanjee. L’un des points fondamentaux mis en avant par l’Independent Review Panel pour justifier l’annulation de l’allocation du contrat tourne autour du Bid Evaluation Committee. L’IRP a procédé à une analyse de composition de ce comité d’évaluation des cotations soumises, quatre au total. Le secrétaire du comité était le comptable du CEB, A. Khodabacus alors que la présidence était assurée par un ingénieur du ministère des Infrastructures publiques. Le Chief Financial Officer de la CWA faisait également partie de ce comité.

SBM : Rs 509,9 M de bénéfices

 

Les résultats trimestriels de la State Bank of Mauritius (SBM) indiquent que le Groupe a engrangé des bénéfices après impôt de Rs 509,9 M au 30 septembre, ce qui représente une augmentation de 1,4 % par rapport à la même période en 2009. A juin 2010, les prêts accordés par la SBM ont augmenté de 3,4 % pour atteindre Rs 46,3 milliards, alors que les dépôts. ont augmenté de 3,3 % pour totaliser Rs 63,5 milliards. La qualité du portefeuille d’actifs reste solide avec les ‘Gross and net impaired asset ratios’ maintenus en-dessous de 1,9 % et 0,8 % respectivement. La SBM propose de réorganiser sa structure avec une nouvelle société holding appelée SBM Group Ltd. Cette dernière détiendra la totalité des sociétés du Groupe. La SBM continuera, de son côté, de se concentrer sur les activités bancaires alors que les activités non bancaires seront entreprises par un autre ‘cluster’ du Groupe, sujet à l’approbation des régulateurs et des actionnaires.

Loterie verte – distributeurs et revendeurs souhaitent le retrait de la nouvelle formule

Les distributeurs et revendeurs de la loterie verte souhaitent l’annulation de la nouvelle formule de tirage, et cela, moins d’un mois après son introduction. Les nombreuses doléances des membres du public abondent dans le même sens. Les parties prenantes en ont déjà fait part à la Government Lotteries, et à ce jour, au moins trois réunions ont déjà eu lieu entre les deux parties.