L’Ile Plate : Island Monitoring donne sa version

Suite aux nombreux articles parus récemment remettant en cause les conditions de la gestion et les activités commerciales réalisées sur l’Ile Plate, la compagnie Island Monitoring souhaite préciser que toutes les clauses du joint venture qu’elle a signé avec Discover Mauritius, bailleur de l’Ile Plate, sont respectées et que les aménagements faits sur l’île ne vont en aucun cas à l’encontre des différents règlements qui lui sont opposables. Aussi, Island Monitoring informe les comités de rédaction qu’une conférence de presse suivie d’une visite de l’Ile Plate sera organisée le mardi 17 mai à  l’attention des médias pour rétablir les faits aux yeux de la population mauricienne.

Lait en poudre : demande d’augmentation de 11%

  • Rien ne justifie une telle demande

Une demande d’augmentation du prix de lait est actuellement envisagée par les autorités à la suite d’une demande faite par certains importateurs. La demande se situe dans la fourchette de 10 à 11%. Cette demande est motivée par le fait que le coût de production du lait dans les pays tels la Nouvelle Zélande, récemment atteint par un tremblement de terre ou l’Australie, qui subit les aléas climatiques. Or, une telle demande ne saurait être entretenue dans son intégralité vu les fluctuations dans le taux de change ces derniers mois et aussi compte tenu du stock dont disposent les importateurs actuellement.

 Une commande placée et embarquée en mars dernier par une compagnie locale auprès de son fournisseur néozélandais serait attendue ces jours-ci. Or, cette commande a été placée à un moment où le dollar était en chute libre et avait atteint en mars la parité de Rs29.50/$. Si aujourd’hui, l’importateur réclame une hausse de 11%, cette demande est loin d’être justifiée.

 Aussi pour une autre cargaison de lait en provenance de France, l’importateur aurait fait une demande d’augmentation lié aux fluctuations du taux de change. Or, avec l’appréciation de la roupie par rapport à l’euro, cette demande ne devrait être entretenue.

Par ailleurs, nous notons que la marge entre le coût du lait débarqué à Port Louis (landed cost), comprenant le coût-assurance-fret (c.a.f) et le prix au détail est énorme pour ne pas dire exagérée. A un moment où le consommateur est écorché par l’augmentation des prix ailleurs, il serait plutôt juste de revoir la marge entre le coût au débarquement et le prix au détail. Les importateurs devrait eux aussi se serrer quelque peu la ceinture pour ne pas asphyxier les consommateurs.

 Dans un autre ordre d’idées, nous notons que la production du lait frais à Maurice est toujours déficitaire par rapport à la consommation annuelle qui s’élève à 122 millions de litre alors que la production locale tourne autour de 2,5 millions de litres. Face à une telle situation, nous estimons que les autorités devraient dégager une politique alimentaire – on parle beaucoup  de la sécurité alimentaire ces jours-ci – pour assurer que notre production local en lait frais augmente. Le Ministère de l’Agro-industrie devrait sérieusement se pencher sur cette question et le Ministre de tutelle devrait prendre les devants pour assurer la sécurité alimentaire de l’île Maurice. 

Dossier Neotown : Paul Bérenger fustige le choix du promoteur

Lors d’un point de presse hier, le leader de l’opposition s’est dit choqué que l’état ait choisi Patel Engineering Ltd pour ce projet…Selon Paul Bérenger, la compagnie serait sur une liste noire en Inde. Paul Bérenger déplore également une absence d’appel d’offre pour ce projet.

L’incinérateur produirait 7 MW d’électricité au lieu de 20 MW

Il est confirmé que l’incinérateur de déchets que se propose de construire Gamma-Covanta dans les environs de la Chaumière produirait en fin de compte 7 MW d’électricité au lieu de 20 MW comme prévu initialement. Cette information a été communiquée au Environment Appeal Tribunal (EAT) par le consultant de la firme Ramboll, M. Haulkol. La firme danoise, réputée dans le monde dans le domaine de l’incinération des déchets, a été choisie par la Board of Investment (BoI) pour conseiller le gouvernement sur la faisabilité de ce projet. Ainsi donc 7 MW d’électricité, au lieu de 20 MW, seront produites au début des opérations de l’incinération des 300 000 tonnes de Municipal Solid Wastes (MSW) par Gamma-Covanta si jamais ce projet va de l’avant. Les 20 MW ne seront atteints qu’au bout de 20 ans.

Juguler l’inflation, la priorité de Pravind Jugnauth

“L’inflation est la préoccupation majeure du gouvernement”, déclare Pravind Jugnauth. Mais pour gérer cette situation et empêcher que le taux d’inflation continue d’augmenter, il a institué des comités. Il indique que le FMI est d’accord que nous importons la plupart de nos produits, que les prix qui augmentent à l’extérieur sont hors de la portée du gouvernement et que l’impact de la flambée du prix du pétrole sur l’économie est aussi hors du contrôle du gouvernement. “Nous avons pris un certain nombre de mesures pour contrecarrer l’impact de l’inflation. Mais c’est clair que les prix augmentent à l’extérieur.” Le v.-PM nie que le gouvernement peut tout faire pour contrôler le niveau de l’inflation compte tenu de l’effet de l’extérieur sur Maurice. Commentant le rapport du FMI sur la performance économique de Maurice, il avance que selon cet organisme, le taux de croissance de Maurice serait de plus de 4 % pour cette année.

Minimum vital de Rs 15 000…le Pay Research Bureau pas enthousiaste

La National Trade Unions Confederation a, en effet, soumis un mémoire auprès de cette instance pour réclamer un salaire minimum de Rs 15 000 pour les fonctionnaires et les employés des corps para-étatiques. Selon des sources concordantes, il semblerait que la direction du PRB ne serait pas chaude à cette proposition. “Un salaire minimum de Rs 15 000 est nécessaire pour qu’un salarié puissent régler les dépenses familiales qui concernent les frais liés à l’éducation, l’achat de vêtements, la nourriture, etc”, dit le président. La NTUC est la confédération la plus représentative du pays. Elle compte pas moins de 40 000 membres répartis dans les secteurs public et privé. Cinq fédérations syndicales y sont affiliées. Par ailleurs, la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU) a eu une consultation avec le directeur par intérim du Pay Research Bureau (PRB), Mohun Aujayeb le mardi 3 mai. Parmi ses recommandations, la FPBOU demande trois mois de congé de paternité pour les pères de famille «Nous avons une population vieillissante à Maurice. Pour encourager les mamans, la notion de partage est importante et les pères de famille doivent pouvoir participer aux tâches quotidiennes dans un foyer. Il faut donner les facilités aux femmes», a déclaré Deepak Benydin, le président de la FPBOU lors d’un point de presse après une réunion de travail avec Mohun Aujaheb, le directeur par intérim du PRB, le mardi 3 mai.