Divorce à l’amiable: entre Rs 40 000 et Rs 75 000

Si les procédures seront moins compliquées avec la nouvelle loi, elles ne seront pas pour autant moins couteuses. Actuellement, un couple engagé dans un procès de divorce ne déboursera pas moins de Rs 40 000, et les frais peuvent monter jusqu’à Rs 75 000. Les statistiques confirment que les cas de divorce sont en augmentation année après année dans le pays. Selon les derniers chiffres disponibles au Bureau central des statistiques, il y a eu 1 990 pétitions logées en Cour en 2008. Depuis l’an 2000, ce nombre oscille entre 1 700 et 2 000. ” Je suis certain qu’au cours de ces deux dernières années, il y a eu davantage de cas “, nous dit un avoué. Toutefois, pour différentes raisons, bon nombre de ces cas sont soit set aside par la Cour ou retirées par les pétitionnaires eux-mêmes. Et parmi les 1 990 pétitions déposées en 2008, la Cour a accordé 1 569 divorces. Ceux-ci touchaient directement 1 993 enfants tombant dans la catégorie dependent children (mineurs).

Présentation d’un Asset Recovery Bill

L’Asset Recovery Bill sera présenté au Parlement. Ce texte de loi définit les procédures qui permettront à l’État de recouvrer des avoirs qui sont des produits ou des instruments de la criminalité ou du terrorisme, dans le cas où une personne a été trouvée coupable d’un délit ou, s’il n’y a pas eu de poursuite, il peut être prouvé que ces avoirs représentent des produits ou des instruments d’activités illégales et du terrorisme.Le projet de loi s’appliquera non seulement aux délits de drogue mais aussi aux délits commis dans un État étranger et qui, s’ils avaient été commis à Maurice, constitueraient un délit sanctionné par une peine d’emprisonnement de pas moins de douze mois. Le projet de loi fait aussi provision pour la mise en place d’une Enforcement Authority, en l’occurrence le Directeur des Poursuites Publiques.

Shakeel Mohamed annonce qu’il réclamera le gel des avoirs d’Infinity BPO ce lundi

Le ministre du Travail demandera l’aide de la justice pour une ultime tentative de forcer le PDG d’Infinity BPO, Jean Suzanne, à payer ses ex-employés. Shakeel Mohamed a annoncé samedi qu’un affidavit serait juré en Cour suprême ce lundi pour réclamer le gel des avoirs d’Infinity BPO. Il a fait cette annonce lors d’une rencontre avec deux grévistes de la faim. Cynthia Edouard, un ancienne employée du centre d’appels Infinity BPO, en est aujourd’hui à son 17e jour de grève de la faim. Elle a été rejointe dans ce mouvement de grève par le travailleur social Jeff Lingaya depuis quelques jours. Une ancienne employée d’Infinity, Elvina Hoffted, a, pour sa part, mis un terme à sa grève de la faim pour des raisons de santé. Mais, elle accompagne toujours les deux grévistes. Le ministre Mohamed, qui a rencontré les grévistes en présence de leur homme de loi, Me Reza Uteem, leur a demandé de mettre un terme à leur grève. Mais, il s’est heurté à un refus catégorique de ces derniers. Quelque 170 anciens employés d’Infinity se plaignent de n’avoir toujours pas reçu. 

Baisse des prix: La Chambre de Commerce et d’Industrie propose quatre axes prioritaires

La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) est favorable à l’introduction de mesures d’allègement temporaires visant principalement les personnes économiquement vulnérables afin de pouvoir faire face à la hausse des prix. Cette proposition a été faite jeudi matin au cours de la 162e assemblée générale annuelle de la Chambre à l’hôtel Le Labourdonnais. Le président sortant de la Chambre, Marday Venkatasamy, a proposé quatre pistes de réflexion pour cerner le problème de prix à Maurice, mais a soutenu qu’il n’y a pas de ” magic formula, for a small open country like ours, to dictate the prices of products “. Par ailleurs, à quatre jours de la réunion du Monetary Policy Committee (MPC) de la Banque de Maurice (BoM), la CCI a demandé que le taux d’intérêt directeur reste inchangé.

L’augmentation des prix a été l’un des principaux sujets évoqués par Marday Venkatasamy dans sa revue de la situation économique du pays. La première, selon lui, consisterait à avoir un meilleur contrôle sur les prix en s’assurant qu’on produise localement tous nos besoins ou qu’on négocie des contrats de fourniture à long terme avec l’idée d’obtenir des garanties sur les prix futurs. La deuxième voie envisageable est l’amélioration des systèmes d’achat et de distribution pour pouvoir satisfaire au mieux les consommateurs. Les autorités, a-t-il poursuivi, ont déjà pris la décision d’instituer une Commission de la Concurrence et un Observatoire des Prix pour assurer la protection des consommateurs. La troisième piste proposée par le président sortant de la Chambre est la réduction/abolition des taxes ou encore l’introduction/augmentation des subventions sur les produits dont les prix ont pris l’ascenseur et affectent le plus le pouvoir d’achat des consommateurs. La dernière mesure qu’on pourrait considérer, a expliqué Marday Venkatasamy, c’est de donner au consommateur les moyens de faire face à la hausse du coût de la vie. C’est ce qu’on vise à travers l’exercice annuel de la compensation annuelle.

Première réunion du contrôle des prix

La première réunion du comité sur le contrôle des prix s’est réuni pour la première fois hier après-midi sous la présidence du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intégration sociale, Xavier Luc Duval. Elle a également vu la participation du ministre des Finances, Pravind Jugnauth, et des ministres Michael Sik Yuen et Showkatally Soodhun. Ce dernier a exprimé sa satisfaction après cette rencontre.

Une aire de 10 arpents réservée aux auto-écoles

“La fluidité du trafic a augmenté dans le Nord. Mais congestion routière veut dire que le pays connaît la prospérité. Le pays enregistre aussi beaucoup d’accidents et j’ai nommé un conseiller pour assurer la sécurité et il fait un travail formidable. Nous devons nous assurer qu’un détenteur de permis sait conduire et contrôler son véhicule. C’est dans cette optique qu’on aura bientôt un Driving Centre de 10 arpents. Ce sera un projet du gouvernement et du secteur privé.” C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Navin Ramgoolam, jeudi, à l’inauguration de la seconde chaussée de Pamplemousses à Forbach.

NTA : la privatisation du fitness bientôt une réalité

Le projet de privatisation des centres d’examens de véhicules de la National Transport Authority (NTA) pourrait être une réalité d’ici début 2013, soit dans un délai de deux ans. Ce scénario optimiste est évoqué dans les milieux autorisés de la NTA avec le lancement d’un exercice d’ ” Expression of Interest to Operate Motor Vehicle Examination Stations “. Le groupe du secteur privé qui se verra allouer le contrat devra assurer le gestion de quatre centres de Fitness, dont les deux actuellement opérationnels sous la supervision de la NTA à Plaine-Lauzun et à Forest-Side. La date limite pour l’étape d’expression d’intérêt a été fixée au 22 avril, soit dans un mois exactement.

L’EXEMPLE : Londres baisse les taxes sur l’essence et met les compagnies à contribution

LONDRES – Le ministre britannique des Finances George Osborne a annoncé mercredi une diminution immédiate des taxes sur l’essence, visant à atténuer l’impact de l’envolée des prix du pétrole pour les automobilistes, qui sera financée par une taxation alourdie des compagnies pétrolières. Cette décision est une mesure phare du nouveau budget présenté par le ministre devant le Parlement, et vise, avec d’autres mesures ciblées, à réduire les effets de l’austérité sur les classes moyennes. Le ministre des Finances a annulé une série de hausses des taxes sur les ventes de carburant, qui devait intervenir à partir d’avril, et a annoncé une diminution de celles-ci d’un pence par litre (soit environ 1,15 centime d’euro), en vigueur dès ce mercredi à 18H00 GMT.Et le régime actuel de taxation de l’essence va être remplacé par un mécanisme dit de “stabilisation”, qui devrait permettre de réduire l’impact sur les prix à la pompe de l’évolution du pétrole brut.

Hausse de prix…Les syndicalistes tombent dans la rue pour denoncer le ministre Showkatally Soodhun

C’est surtout son bluff concernant la baisse des prix qui a été decriee par les syndicats du service civil mercredi lors d’une manifestation dans les rues de la capitale. Pancartes ou banderoles en mains, les manifestants ont emprunté la rue Pope-Henessy et ont fait entendre leur voix, scandant plusieurs slogans : «Introduction de subsides sur les produits alimentaires !», «Nous voulons un contrôle des prix !», «Non à la privatisation de l’eau !»… Selon les représentants des syndicats, la «tactique», utilisée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, en baissant les prix de 64 produits, n’est qu’une ruse.

 «Je suis très satisfait ! Je pense que la population commence à prendre conscience de l’ampleur des dégâts qu’a causés la hausse des prix», affirme Toolsyraj Benydin, président de la FCSOU. La foule était principalement composée de syndicalistes et de citoyens, qui ont simplement souhaité montrer leur mécontentement face à la hausse des prix.

 De son côté, Haniff Peerun, représentant du Mauritius Labour Congress (MLC) réclame un réajustement de la compensation salariale des salariés. «Ce n’est qu’un commencement. Il faut avouer que la lutte sera difficile et longue, mais si nous continuons dans cette direction, nous remporterons la bataille», a dit Radhakrishna Sadien, le président de la State Employees Federation (SEF). Selon lui, ce n’est pas avec des banderoles ou des conférences de presse que le gouvernement sera forcé d’agir, «mais seulement quand la population toute entière fait entendre sa voix !», a-t-il lancé à la foule.