Endettement des ménages : la Banque de Maurice tire la sonnette d’alarme

C’est ce qui ressort de la sixième édition du “Financial Stability Report”, publiée par la Banque de Maurice au cours de la semaine écoulée.  L’institution cible les ménages. Pour tenter d’atténuer les craintes au sujet de cet endettement, la Banque centrale soutient que les emprunts sont principalement contractés à des fins de construction résidentielle. A la fin de septembre dernier, la répartition des emprunts bancaires contractés par des ménages confirmait la part grandissante des “Housing Loans” à hauteur de 57,3% du portefeuille alloué avec les “Personal and Professional Loans” se situant à 39,4% et les cartes de crédits bancaires à 3,3%. Le remboursement des dettes représente une moyenne de 21% des dépenses des familles mensuellement. Quatre familles sur cinq avec des revenus de plus de Rs30 000 par mois, sont affectées par l’endettement contre deux sur cinq avec moins de Rs30 000.  A noter que les formules “zéro dépôt”, ne sont pas compilées de manière systématique dans ces statistiques

Roland Ratsiraka : «Le gouvernement mauricien doit reconnaître le gouvernement de transition malgache»

Le vice-président malgache du Conseil supérieur de la transition, Roland Ratsiraka, s’est exprimé sur les ondes de Radio Plus samedi. Il affirme que le gouvernement mauricien doit reconnaître le gouvernement de transition malgache. Interrogé par la station de la rue Labourdonnais, il déplore que l’Etat mauricien ait pris des mesures «extrémistes» et «draconiennes» contre le gouvernement de transition. Il dénonce le fait que les dirigeants de la Grande île ne peuvent effectuer des visites officielles à Maurice. «Nombre de personnes n’ont pas le droit de venir à Maurice pour des visites officielles. Par contre, ces mêmes personnes peuvent se rendre en France et aux Etats-Unis. Nous nous demandons pourquoi le gouvernement mauricien a pris de telles mesures. Le gouvernement mauricien aurait dû demander aux médiateurs d’agir vite pour que le gouvernement de transition puisse avoir une reconnaissance internationale», a-t-il soutenu. C’est Andry Rajoelina qui préside le Conseil supérieur de la transition après un coup d’Etat en mars.

Le nouvel échangeur du Caudan sera prêt en octobre

L’échangeur pour remplacer le rond-point de Caudan commence à prendre forme. Il ressort des informations obtenues auprès de la Road Development Authority (RDA) que les travaux seront terminés d’ici octobre Ces travaux causent quelques inconvénients, voire des ralentissements de la circulation. Les chauffeurs devront ainsi patienter en attendant que la situation retourne à la normale. Ceux souhaitant se rendre aux Salines devront d’ailleurs emprunter une déviation. L’objectif de construire l’échangeur est de faciliter l’accès vers le Sud et le Nord tout en décongestionnant cette partie de la route. Ainsi, les automobilistes n’auront plus à passer par le rond-point de Caudan. L’échangeur sera construit au-dessus du rond-point, facilitant l’accès aux automobilistes vers Les Salines et les régions avoisinantes. “La construction coûtera Rs 110 millions au gouvernement. L’entrepreneur fera certains travaux qu’il peut dans la journée et d’autres pendant la nuit pour ne pas perturber la circulation”, dit-on.“On aura quatre ‘lanes’, deux pour chaque voie. Ce sera relié aux autres routes qu’on construit.” Le contrat des travaux a été alloué à General Construction. 

Drogue : “Maurice pas une plaque tournante”

“Maurice n’est pas considéré comme une plaque tournante pour le commerce illicite.” Telle est la conclusion de l’International Control Strategy Report du Bureau international des narcotiques des Etats-Unis. Ce rapport, rendu public vendredi, insiste que Maurice n’est pas un “gros producteur ni un gros exportateur de drogues illicites, non plus une plaque tournante pour le commerce de la drogue”. Cependant, il note que la marijuana (gandia), qui est considérée comme drogue illicite, est la seule drogue localement cultivée “en grande quantité, principalement par de petits groupes ou des individus”. Cette drogue qui est consommée localement n’est pas exportée ailleurs. Le rapport note que le gouvernement a déjà indiqué qu’il sera intraitable à l’égard des trafiquants de drogue et de ceux s’adonnant au trafic de stupéfiants. Le Premier ministre Navin Ramgoolam a même menacé de réintroduire la peine de mort pour mettre un frein au commerce de la drogue  à Maurice, dit le rapport. Maurice a une faiblesse de taille dans le combat contre le trafic de drogue. Elle se trouve dans l’impossibilité de patrouiller efficacement ses côtes et ses eaux territoriales, Ce qui expliquerait que des produits illicites trouvent leur chemin jusqu’aux toxicomanes.