Une hausse des tarifs de l’eau est en préparation. Annoncée par le directeur exécutif de la CWA, une telle décision était prévisible dans la mesure où le rationnement actuellement imposé sur les consommateurs ne pourra cesser qu’aux prix d’investissements massifs.
La CWA devra, en effet, payer ses capitaux empruntés de la banque européenne d’investissement et les charges imposées à ces crédits en termes d’intérêt et de commission.
Outre le remboursement à payer l’augmentation des tarifs est une mesure qui risque de détourner l’attention des véritables problèmes que sont devenus
1. le traitement des fuites, dont les rapports d’experts estiment le pourcentage à 45% et qui nécessite des réparations aux canalisations et le renforcement de nombreuses autres hors d’usage
2. le développement et l’amélioration de notre système de captage et de traitement
3. l’aménagement de nouveaux réservoirs
4. la demande croissante de l’eau face au développement industriel, touristique et de nouvelles zones industrielles
Le problème de l’eau est d’essence politique. Ce n’est certes pas quelques roupies additionnelles imposées sur la facture du consommateur qui conduiront le pays vers une solution des problèmes cités plus haut.
Il faut des initiatives fermes surtout du ministère des utilités publiques et de la CWA à savoir :
1. la réparation dans le traitement des fuites d’eau qui semble devenir un processus pénible pour le ministre et qui n’apporte pas de résultats
2. une meilleure coordination avec l’organisme traitant des eaux usées qui semble-t-il, serait le principal responsable de la destruction du réseau d’adduction d’eau lors des travaux de tranchés pour la pose des tuyaux d’assainissement
3. un contrôle plus efficace sur ces travaux protègerait inévitablement le réseau de la CWA de dépenses supplémentaires voire superflues.