Depuis hier à minuit, la caméra virtuelle du Bureau central des statistiques (BCS) prendra une photo de la population de la République de Maurice, à savoir de l’île Maurice, de Rodrigues et d’Agaléga/St-Brandon. Cet exercice se déroulera selon les dispositions définies par un order signé du président de la République, sir Anerood Jugnauth, décrétant qu’un recensement de la population soit organisé du 19 juin au 1er août 2011 en vue d’assurer le décompte de tous les habitants vivants à minuit ce soir.
350 000 foyers à Maurice, Rodrigues, Agaléga/St-Brandon touchés par l’exercice socio-économique le plus important se déroulant tous les dix ans. Jusqu’à la fin du mois
7 500 canvassers du BCS, présentant des cartes d’identité officielles, sillonneront tous coins et recoins de Maurice pour interviewer les chefs de famille en vue de recueillir les statistiques vitales sur la base d’un questionnaire de 12 pages comportant une série de questions en vue de définir le profil de la population dans la nuit du 3 au 4 juillet 2011.
Contrairement aux précédentes éditions, le recensement de 2011 sera complètement informatisé avec pour conséquence majeure que la responsabilité de remplir le questionnaire incombera auxcanvassers. Le recensement vise à recueillir des données démographiques et sociales, des“geographical and migration characteristics”, sur le plan de l’éducation et de la formation, des activités économiques, de l’état de santé et de la fertilité de la population.
Auparavant, les questionnaires étaient remplis par les chefs de famille ou un autre membre avant d’être remis formellement aux canvassers. Un premier impératif est que “toute personne, qui a passé la nuit du recensement ce soir sous un toit particulier, qu’elle soit membre de la famille ou non, un parent, un invité ou un employé, doit être incluse dans le questionnaire prévu.”
Outre une question sur l’appartenance religieuse, le questionnaire recensera les langues plus couramment utilisées au sein de chaque foyer, soit le kreol, le bhojpuri, les langues orientales (Indian languages), les langues chinoises, les autres langues orientales, les langues européennes, dont l’anglais et le français, ou autres.
Le niveau d’éducation des Mauriciens, que ce soit des enfants de moins de 12 ans et des adultes, les occupations professionnelles et la période de chômage précédant la nuit du recensement font également partie du questionnaire de 2011.