Catastrophe écologique en Australie : un million de poissons retrouvés morts

Les fleuves du Sud-Est de l’Australie ont connu une catastrophe écologique ces derniers jours.

Les autorités ont évalué le bilan à plusieurs centaines de milliers de poissons morts, et le chiffre du million pourrait même être déjà dépassé.

Une hécatombe due à la sécheresse selon le gouvernement australien, et selon des universitaires, due à la mauvaise gestion des cours d’eau.

“C’est un désastre écologique”, a déclaré lundi le Premier ministre australien Scott Morrison.

“C’est un spectacle bouleversant.” “La mort des poissons et des cours d’eau n’est pas le fait de la sécheresse. C’est dû au fait que nous puisions beaucoup trop d’eau de nos fleuves”, affirme John Williams, spécialiste de la question de l’eau à l’Université nationale australienne.

Les berges de l’immense bassin hydrographique Murray-Darling empestent désormais la pourriture, et on ne compte plus le nombre de vidéos tournées par des élus locaux ou des riverains pour alerter l’opinion sur cette catastrophe écologique. (AFP)

 

La glace de l’Antarctique fond plus vite que jamais

L’amoindrissement des glaces du Continent Blanc est responsable d’une montée de 1,4 centimètre du niveau des océans de la planète entre 1979 et 2017, selon un rapport des Compte-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Et le rythme de fonte anticipé devrait entraîner une élévation désastreuse de ce niveau dans les prochaines années, a relevé Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l’université de Californie (Irvine). “Avec la calotte antarctique qui continue de fondre, nous prévoyons une hausse du niveau des océans de plusieurs mètres à cause de l’Antarctique dans les prochains siècles”, a-t-il ajouté.

Selon des études précédentes, une montée de 1,8 mètre d’ici 2100 –l’une des pires prévisions scientifiques– provoquerait l’inondation de nombreuses villes côtières abritant des millions de personnes dans le monde. Pour cette nouvelle étude, dont les conclusions sont publiées lundi, les chercheurs ont mené la plus longue évaluation de la masse des glaces dans dix-huit régions de l’Antarctique.

Ils ont utilisé des données fournies par des photographies aériennes en haute résolution prises par des avions de la Nasa, ainsi que des images radar provenant de satellites de multiples agences spatiales. Elles ont permis de déterminer qu’entre 1979 et 1990, l’Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glaciaire par an. A partir de 2009 et jusqu’en 2017, c’est passé à 252 milliards de tonnes chaque année.

Plus inquiétant encore, les scientifiques ont repéré des zones dans l’Est, autrefois considérées comme relativement “à l’abri du changement”, contrairement à celles de l’Ouest, mais qui perdent désormais beaucoup de glace. “La région de la terre de Wilkes dans l’Est de l’Antarctique a, globalement, contribué de façon importante à la perte de masse même en remontant jusqu’aux années 1980”, a expliqué M. Rignot.

“Cette région est probablement beaucoup plus sensible au climat que ce qui était traditionnellement présumé et c’est important de le savoir parce qu’elle a davantage de glace que l’Antarctique de l’Ouest et la péninsule Antarctique réunies”, a-t-il poursuivi.

Source : AFP

 

Home Solar Project – Signature d’un accord de prêt de USD 10 millions

Le Fonds de développement d’Abu Dhabi a accordé un prêt à hauteur de 10 millions de dollars américain au Central Electricity Board (CEB), cela dans le cadre de la mise en place du Home Solar Project. La signature de l’accord a été effectuée, le 12 janvier 2019, entre M. Mootoosamy Naidoo, président du Central Electricity Board, et M. Mohammed Saif Al Suwaidi, directeur général du Fonds de développement d’Abu Dhabi.

La signature s’est tenue en présence du Premier ministre adjoint et ministre de l’Energie et des Services publics, M. Ivan Collendavelloo, et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), M. Adnan Amin.

Le Home Solar Project a été sélectionné, en janvier 2018, par le Fonds de développement d’Abu Dhabi/IRENA parmi 89 entrées, après une sélection rigoureuse par un panel international d’experts.

Dans le cadre de ce projet, 10 000 solar kits seront installés sur les maisons des familles à faible revenu. Environ 40 000 à 50 000 personnes sont concernées. Le CEB a mis en oeuvre le projet sur une base pilote pour 1 000 familles.

Le projet

Les kits photovoltaïques seront installés sur le toit des maisons appartenant aux clients relevant de la catégorie Tarif Social 110A, c’est-à-dire les personnes les plus vulnérables. Ces kits seront raccordés au réseau électrique et permettront à ces derniers de bénéficier de 50 kWh d’électricité gratuite mensuellement pendant 20 ans.

Le projet sera mis en œuvre en plusieurs phases, échelonnées sur une période de cinq ans. La première phase, qui concerne le déploiement d’un premier lot de 2 000 kits photovoltaïques de

1 KW chacun pour un total de 2 MW, est actuellement en cours. En vue d’assurer une meilleure répartition géographique, les 10 000 kits photovoltaïques seront installés dans toutes les régions de Maurice ainsi qu’à Rodrigues. Par ailleurs, et conformément à l’objectif fixé, la priorité sera accordée aux clients inscrits dans le registre social de Maurice dans chaque région.