Après une opération coup de poing de la Consumer Protection Unit (CPU) et de l’Adsu, avec la mise sous scellés de sept tonnes de crevettes, la compagnie Sea Queen Food Ltd a été autorisée à écouler ses produits. Le 26 septembre, une équipe d’officiers de la CPU et de l’Adsu ont fait une descente dans les chambres froides de Sea Queen Food, à Vacoas, et ont mis sous scellés sept tonnes de crevettes. Ils agissaient ainsi après avoir obtenu des informations que le propriétaire faisait du ‘tampering’ entre les crevettes en provenance de la Grande-Péninsule pour les faire passer pour celles venant de la Grande île. « Les officiers sont venus le lundi 26 septembre et m’ont fait savoir qu’ils mettent les scellés et qu’ils reviendront le vendredi suivant pour les vérifications et ils ont même effectué une fouille chez moi mais n’ont rien trouvé de compromettant », nous dit Ravin Pydannah, directeur de l’entreprise.
Effectivement, les officiers sont revenus et ont eu accès aux trois chambres froides de Sea Queen Food Ltd sous scellés. « Ils ont cassé une centaine de boîtes, ont vérifié si j’ai mis des crevettes venant de l’Inde dans des sachets portant des étiquettes de Madagascar ou de la Thaïlande. Après trois heures, ils m’ont fait savoir qu’il n’y avait aucune étiquette qui a été ‘tampered’ et que mes produits sont d’une excellente qualité et que je pouvais fonctionner de nouveau », souligne Ravin Pydannah. Il ajoute que la CPU a également effectué la saisie de 36 sachets de crevettes de la chaîne de superettes ‘Seven Seven’, sans rien découvrir. L’entrepreneur de cette PME explique que, durant une semaine, il n’a pu faire des livraisons et que l’action de la CPU et de l’Adsu lui a causé du tort au niveau de son travail : « Certains clients ont eu des doutes sur mes produits, alors que les banques ont hésité à me donner des lettres de crédit, sans compter le traumatisme causé à ma famille ».