La Commission anti-corruption indépendante de Maurice est indépendante que de nom, affirme l’ambassadeur américain… Ce commentaire est lisible sur le site Wikileaks qui vient de mettre en ligne des millions de données nouvelles depuis mardi dernier. L’ambassadeur américain, Cesar Cabrera, avait écrit une note confidentielle et classée sensible à Washington en juin 2008 sur le degré de corruption à Maurice. Selon l’ambassadeur, des responsables de l’ICAC sont en poste grâce au bon vouloir du Premier ministre à qui ils doivent faire allégeance. L’ambassadeur s’appuie sur des commentaires de hauts fonctionnaires mauriciens. Il estime que ce sont que des cas mineurs qui ont été amenés devant la justice. D’autre part, le leader de l’opposition qui avait dénoncé le scandale Medpoint se retrouve aujourd’hui dans le collimateur de la police. Cette dernière est également égratignée dans le rapport de l’ambassade américaine qui fait état d’argent de protection réclamée par des membres de la MCIT et de la découverte de fortes sommes d’argent dans un casier du responsable de cette unité. L’ambassadeur note que le Premier ministre est intervenu personnellement pour interdire toute enquête sur le MCIT. La note américaine fait également mention de la corruption avancée dans la douane mauricienne à travers les allégations de Bert Cunningham, l’ancien patron des douanes.