24/7 : Les cinq éditions ont couté plus de Rs 30 millions

Les cinq week-ends  24/7 ont été financés majoritairement par le National Training Fund (NTF). Le reste soit Rs 4 millions provient des sponsors.

Rs 30,4 millions. C’est ce qu’ont couté les cinq éditions du 24/7 organisées par la Human Resource Development Council (HRDC). Le conseil a utilisé l’argent du NTF destiné à la formation professionnelle. Ce fond est alimenté par les employeurs et les employés du secteur privé.  Ainsi quelques Rs 24 millions ont été puisés du NTF pour payer les factures de la HRDC pour sa campagne nationale de sensibilisation en vue de la mise en œuvre du concept de 24/7.Le week-end de Quatre Bornes-Vacoas a coûté Rs 7,76 millions. Un peu plus que celui de la capitale au coût de Rs 7,13 millions. Rs 6,87 millions ont été déboursés pour la dernière édition qui s’est tenue à Rose Hill et à Ebène. Les deux autres éditions organisées à Beau Bassin-Rose Hill et Grand Baie respectivement, ont coûté Rs 4,3 millions chacune. Les gestionnaires de l’événement se sont taillé la part du lion avec Rs 7 millions dont Rs 3,2 millions rien que pour la première édition qui s’est tenue à Port Louis. La dernière édition, celle organisée à Rose Hill et Ebène, a rapporté quelques Rs 1,78 millions aux organisateurs privés.  Les artistes qui ont participé à ces événements ne sont pas en reste. Ils se sont partagés la coquette somme de Rs 6,7 millions. A Quatre Bornes-Vacoas le montant total des cachets s’élevait à Rs 2,7 millions alors que les participants aux spectacles donnés devant la l’Hôtel de ville de la cité ont reçu Rs 1,6 millions. Les campagnes publicitaires qui ont précédé les cinq éditions du 24/7 ont, également pesé lourd dans la balance. C’est encore celle de l’édition organisée à Quatre Bornes et Vacoas qui aura coûté le plus, soit Rs 1,8 millions. Toutefois les autres villes ne sont pas en reste. Le dernière et la première éditions suivent de prés avec Rs 1,4 millions et 1,2 millions respectivement.  Rs 3,9 millions ont été payés pour les aménagements logistiques – dont les podiums, le matériel son et lumière – dans le cadre des spectacles et autres concerts. Durant les week-ends 24/7, les  rues ont été illuminées au coût de Rs 3,6 millions. Les autres principaux coûts ont été les factures du Central Electricity Board (Rs 586 490) et la location des marquises (Rs 563 447).

Nando Bodha : «Les Mauriciens devraient profiter des activités qui font rêver les touristes»

Nando Bodha, le ministre du Tourisme et des Loisirs, a tenu un point de presse, ce mercredi 1er décembre, au siège de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) pour présenter les grands titres de son programme de loisirs spécialement conçu pour les Mauriciens. Le programme sera étendu sur dix mois et prendra effet à partir de février 2011. Un budget de Rs 5 millions est réservé pour ces dix mois d’activités de loisirs. Nando Bodha envisage d’organiser dix événements au coût de Rs 500 000, chacun. Le ministre  a assuré que la majorité de ces activités proposées aux Mauriciens seront gratuites. Certaines d’entre elles seront payantes mais «à un tarif mauricien», précise Nando Bodha. Outre ces dix mois d’activités, l’office du tourisme prévoit deux jours de loisirs ce samedi 4 décembre et dimanche 5 décembre au Domaine Les Pailles. Un riche calendrier a été préparé comprenant des défilés de mode ainsi que des chants et danses des groupes Mauriciens, Rodriguais, Chagossiens et Seychellois. Une foire sera également installée et accueillera les femmes entrepreneurs. D’autres activités pour les enfants sont aussi au programme, notamment des spectacles, des balades à poney et des peintures faciales entre autres. L’entrée à ces deux journées de loisirs est gratuite. De plus, des navettes non-payantes seront à la disponibilité du public mauricien de l’arrêt d’autobus, en face de Mauvilac jusqu’au Domaine Les Pailles.

La compensation salariale coutera Rs 1, 3 mds

Rs 640 millions pour les fonctionnaires et Rs 705 millions pour les employés du privé. C’est ce que devront débourser l’Etat et le secteur privé respectivement pour compenser environ 394 700 salariés en 2011.  La compensation décidée par le gouvernement dans le cadre de l’exercice budgétaire et payable à partir du 1er janvier 2011coûtera Rs 1,345 à l’ensemble de l’économie. Ce coût additionnel pour l’Etat représente 0,22% du Produit intérieur brut (PNB) alors qu’elle est de 0,24 du PIB pour les opérateurs économiques du privé.  Au total, 86 706 (87%) des 324 211 fonctionnaires seront compensés en 2011. L’exercice bénéficiera à environ 95% (308 000) d’employés du privé. D’autre part, le taux de compensation moyenne pour l’ensemble des salariés sera d’environ 1,5% en 2011 pour un taux d’inflation estimé à 2,7% pour l’année en cours. Le gouvernement a, en effet, décidé d’une compensation salariale pour l’année 2011 de 3,2% pour les employés touchant jusqu’à Rs 5 000. Ceux touchant de Rs 5 001 à Rs 12 000 auront droit à Rs 175, ceux touchant de Rs 12 001 à Rs 30 000 recevront Rs 190 alors que ceux touchant plus de Rs 30 000 n’auront pas de compensation.

La Banque de Maurice veut emprunter Rs 2 milliards sur dix ans

La Banque de Maurice compte emprunter Rs 2 milliards sur le marché de la dette à travers l’émission de bons du gouvernement d’une maturité de 10 ans. L’opération aura lieu le 1er décembre 2010. Chaque bon sera rémunéré à 8,75% de taux d’intérêt et arrivera à maturité en juillet 2020. La Banque de Maurice avait procédé à un emprunt similaire pour le même montant au début de juillet 2010. Cette prochaine souscription sera ouverte aux membres du public également.  Dans le dernier discours de présentation du budget, le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, avait annoncé que la dette de l’Etat resterait stagnante autour de 60%.  Sur le marché des bons du trésor et de la Banque de Maurice, on assiste à un réaménagement de la dette avec une réduction des emprunts à court terme – 3 mois et un an – au profit de la dette à long terme sur 5 ou 7 ans. Cette émission de bons de dix ans s’inscrit dans cette même logique.

CWA : Harry Booluck annonce sa démission

Le directeur général de la Central Water Authority (CWA) jette l’éponge. Harry Booluck a annoncé à Radio Plus ce matin qu’il quitterait la CWA. Son contrat arrive à terme le 17 courant et il dit avoir déjà informé verbalement le ministre des Utilités publiques de sa décision de démissionner. «Je pars définitivement», a-t-il affirmé. Ce développement intervient à un moment où la CWA fait l’objet de vives critiques. Hier, le Premier ministre est monté au créneau en critiquant ouvertement les responsables de la gestion de la fourniture d’eau. Navin Ramgoolam a trouvé inconcevables les problèmes d’eau dans le pays. Il a soutenu que les directeurs des autorités qui n’apportent pas de résultats devront prendre la porte de sortie. Et ce, même s’ils sont membres du Parti Travailliste. Harry Booluck, lui, estime qu’il a dirigé la CWA au mieux de ses capacités. «Je ne pense pas qu’un autre directeur fera mieux que moi», soutient-il.