Prix des carburants plus chers

L’essence à Rs 46,15, le diesel à 39,70 et l’huile lourde à Rs 17,88 

  • Le comité de l’Automatic Pricing Mechanisme se réunira le 2 juillet prochain

Le comité de l’Automatic Pricing Mechanism (APM) qui se réunisse chaque mois, a procédé mercredi dernier à la révision des prix des carburants. Le prix de l’essence est passé de Rs 43.15 à Rs 46.15, celui du diesel de Rs 36,95 à Rs 39,70 et l’huile lourde de Rs 16,63 à Rs 17,88 le litre. Ainsi, les prix de l’essence, du diesel et de l’huile lourde ont respectivement enregistré une hausse de Rs 3,20, Rs 2,75 et Rs 1,25.

Il convient de souligner que les prix des carburants sont basés sur le cours mondial de l’essence, du diesel, du volume importé, de même que les pertes et gains sur les stocks et le taux de change di dollar. Les prix des produits pétroliers sont calculés en dollar qui a accusé une hausse importante ces derniers mois. En effet, au mois de mai, le dollar se changeait à Rs 34,41.

Rappelons que  le comité de l’Automatic Pricing Mechanisme  a effectué son dernier exercice des carburants le 8 mai dernier.    A cet effet, le comité avait décidé de baisser le prix de l’essence qui s’était passé de Rs 46,85 à Rs 43,15.  Par contre, le diesel avait passé de Rs 34,40 à Rs 36,95 le litre. Pour la période s’étendant du 26 avril au 25 mai dernier, la State Trading Corporation a importé 39, 378 tonnes de métriques de carburants.  Selon la STC qui a rembourser environ Rs 92,6 millions aux compagnies pétrolières le facteur qui a pesé lourd dans la balance est la fluctuation du taux de change.

Rs 42 millions pour le carburant des dernières élections générales

De plus, selon la STC, une augmentation d’une roupie sur le taux de change coûte la bagatelle de Rs 600 millions annuellement. En prévision  des dernières élections générales, la STC a dû faire provision pour une cargaison. Ainsi, la STC a dû débourser Rs 42 millions pour l’importation de cette cargaison.

Aux dires des principaux responsables de ce corps-étatique,  la hausse de prix du carburant qui est actuellement appliquée est la “maximale” applicable’.  Selon ces derniers,  elle aurait dû être supérieure. Ils soutiennent que le mécanisme mis en place par l’APM prévoit qu’au prochain exercice, l’on prendra en considération la balance restante.

 Le comité de l’APM se réunira le 2 juillet prochain.

Attaques contre les cartels

La politique des prix est fondée sur un contrat de confiance entre les commerçants, les consommateurs et l’Etat.

C’est dans cette perspective que les autorités adoptent les lois sur la protection des consommateurs ou sur les moyens pour rendre le marché plus compétitif et ainsi, faire baisser les prix des produits.

Ces lois interpellent les consommateurs et les commerçants notamment, sur leurs obligations et responsabilités dans un Etat de droit.

L’APEC accueille favorablement l’adoption par le Parlement de la Competition Act en décembre 2007 et la mise en place des structures régulatrices et de surveillance telles la Competition Commission, chargée de créer un environnement commercial sain et véritablement concurrentiel. C’est bien de dire, comme l’affirme le ministre Michael Sik Yuen que la Commission agira en chien de garde contre les abus et les pratiques illégales.

Mais qu’en est-il des cartels des grandes entreprises de production, les ventes frauduleuses ou les accords privés d’après les lois anti-trust ?

Tant que ces activités et elles existent bel et bien ne sont pas supprimées, la culture commerciale ne changera pas. Il n’y aura pas de concurrence à véritablement parler.

Pour cela, il est important que la loi sur la concurrence, votée il y 30 mois soit promulguée dans son intégralité en respectant le délai prescrit par les législateurs.

 

Euphorie d’achat et inflation

Avec cet nouvel outil de communication, l’ “Association for the Protection of Consumers” (APEC) se donne les moyens qui lui permettent de mener la bataille dans l’intérêt des consommateurs.

Les consommateurs, surtout les ménages mauriciens affichent de nos jours, un optimisme inflexible. Cette confiance se traduit par une frénésie d’achats qui est répandue à travers le pays et qui est aujourd’hui, le vrai sinon le seul soutien de la croissance.

Avec un taux d’inflation de 1,9% pour les douze mois se terminant en mars 2010, (le plus bas que le pays ait enregistré depuis dix ans) par rapport au taux de 8,5% pour les 12 mois se terminant à mars 2010, il y a un sentiment qui joue sur la psychologie collective. Le taux d’inflation pour l’année calendaire 2009 était de 2,5% selon les indicateurs du bureau central des statistiques.

Les consommateurs se font de nouvelles règles du jeu économique et social. Ils s’équipent massivement en téléphones mobiles, les laptop dernier cri, les téléviseurs à écran plat LCD. Ils font le plein des caddys dans les hypermarchés et consomme le carburant comme le thé du matin au soir. Les consommateurs ont moins peur de dépenser car ils sont aujourd’hui beaucoup plus mûrs qu’on le croit.

Au-delà de cette observation, il y en a probablement une autre qui touche aux ressorts psychologiques collectifs qui seuls permettent de rendre compte de cette euphorie aussi solide.

C’est que les Mauriciens en 2010 soldaient une triste période peu après le tournant de 2000, faite d’inquiétudes et de faible croissance.

Pour maintenir une forte croissance, l’euphorie d’achat et cette psychologie collective, il est impératif que celles-ci soient fortifiées par la politique économique du gouvernement et la politique monétaire de la banque centrale.

Journée mondiale de l’environnement

Une série d’activités pour sensibiliser la population sur la biodiversité

Renforcer la prise de conscience des citoyens sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité ainsi que la nécessité de la sauvegarder est une des principales préoccupations du ministère de l’Environnement et du Développement Durable.  A cet effet, plusieurs activités étaient organisées dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement qui est célébrée le 5 juin de chaque année. Le programme d’activités s’est transformé en une plateforme d’inspiration, d’information et de participation pour la population.  Le but était non seulement de sensibiliser les citoyens mais aussi de les amener à œuvrer pour protéger la riche diversité d’espèces qui peuplent Maurice.

 Le lancement de la journée a eu lieu le samedi 5 juin à Pétrin où des étudiants, des jeunes, des personnes du troisième âge, voire la population en général, ont participé à une marche à Le Pétrin Nature Trail et au Black River Gorges National Park qui abritent plus de 150 espèces de plantes et neuf espèces d’oiseaux endémiques.  L’objectif était de les amener à découvrir la riche diversité des espèces de plantes et d’animaux qui peuplent la nature. 

 Afin de sensibiliser la population au concept de la biodiversité, une exposition s’est tenue au centre d’information de Pétrin du 5 au 7 juin 2010.  Plusieurs organisations telles La Vanille Crocodile Park, Casela Nature and Leisure Park, Sir Seewoosagur Ramgoolam Botanical Garden et Livestock Feed Limited, entre autres, y ont participé.  L’exposition a mis en relief les différentes espèces du patrimoine naturel de Maurice ainsi que les espèces menacées et en voie de disparition. En parallèle, le « National Environmental Laboratory » du ministère de l’Environnement et du Développement Durable a organisé des journées portes ouvertes  à l’intention des étudiants des  établissements secondaires du 7 au 11 juin dernier.

 Dans le cadre de la journée de l’environnement, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable lance le projet de tri des déchets et le School Endemic Garden Initiative à l’école du gouvernement Sir Harilall Vaghjee à Triolet dans un premier temps.  Le projet de tri des déchets vise à sensibiliser les écoliers sur la nécessité de promouvoir le recyclage du papier et du plastique. Les enfants seront aussi sensibilisés sur l’importance du compostage. Le but de ce projet est de réduire le volume de déchets acheminés vers le centre d’enfouissement et d’encourager la pratique du recyclage au sein de la population. Quant au projet « School Endemic Garden », il vise à développer chez les étudiants des aptitudes d’horticulture et de conservation.  Etalé sur une période de cinq ans, ce projet touchera environ 200 établissements scolaires. Quarante établissements primaires et secondaires participeront à ce projet cette année.

 Le calendrier d’activités s’est poursuivi avec l’organisation d’une Semaine de l’Environnement du 3 au 11 juin 2010, à la municipalité de Quatre Bornes, où a eu lieu  des causeries sur la biodiversité et l’environnement en général. De plus, les Mauriciens visitant les endroits suivants :

Casela Nature and Leisure Park, La Vanille Crocodile Park, la Vallée de Ferney et l’île aux Aigrettes ont bénéficié de tarifs réduits dans le cadre du Weekend de la Biodiversité qui était prévus pour  les 5 et 6 juin 2010. Quant à ceux qui ont visité le Jardin Botanique de Pamplemousses, ils y ont accédé gratuitement pendant la journée de samedi.

 Le thème retenu cette année était : ‘Des millions d’espèces. Une planète. Un avenir commun’.  Ce thème qui a permis de mettre l’accent sur l’importance que l’homme doit accorder à la richesse des espèces et des écosystèmes a répondu également à l’appel urgent d’agir afin de préserver la diversité de la vie sur notre planète.  En effet, cette journée a permis d’unir nos forces tant sur le plan  individuel que collectif afin de préserver les espèces en voie de disparition et de restaurer leurs habitats naturels, enrayant ainsi la vague d’extinction.  La journée avait pour objectif de mobiliser des centaines de jeunes, des étudiants et des personnes du troisième âge pour la cause environnementale.

 Il convient de souligner que l’Organisation des Nations Unies a proclamé 2010, l’Année Internationale de la Biodiversité afin d’alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. En effet, plus de 17 000 espèces sont menacées d’extinction sur terre.  La principale cause des ces disparitions est le résultat d’activités humaines qui ont engendré le déboisement des forêts, l’épuisement des zones humides, la disparition des stocks de poissons et l’émission de gaz à effet de serre qui continue à réchauffer la planète.