C’est surtout son bluff concernant la baisse des prix qui a été decriee par les syndicats du service civil mercredi lors d’une manifestation dans les rues de la capitale. Pancartes ou banderoles en mains, les manifestants ont emprunté la rue Pope-Henessy et ont fait entendre leur voix, scandant plusieurs slogans : «Introduction de subsides sur les produits alimentaires !», «Nous voulons un contrôle des prix !», «Non à la privatisation de l’eau !»… Selon les représentants des syndicats, la «tactique», utilisée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, en baissant les prix de 64 produits, n’est qu’une ruse.
«Je suis très satisfait ! Je pense que la population commence à prendre conscience de l’ampleur des dégâts qu’a causés la hausse des prix», affirme Toolsyraj Benydin, président de la FCSOU. La foule était principalement composée de syndicalistes et de citoyens, qui ont simplement souhaité montrer leur mécontentement face à la hausse des prix.
De son côté, Haniff Peerun, représentant du Mauritius Labour Congress (MLC) réclame un réajustement de la compensation salariale des salariés. «Ce n’est qu’un commencement. Il faut avouer que la lutte sera difficile et longue, mais si nous continuons dans cette direction, nous remporterons la bataille», a dit Radhakrishna Sadien, le président de la State Employees Federation (SEF). Selon lui, ce n’est pas avec des banderoles ou des conférences de presse que le gouvernement sera forcé d’agir, «mais seulement quand la population toute entière fait entendre sa voix !», a-t-il lancé à la foule.