*Est-ce qu’il n’y a pas eu des précédents ?
Ce qui s’est passé avec la falsification des dates de péremption sur une cargaison de foie de mouton est d’une extrême gravité pour le pays. L’importateur a agi en toute impunité au nez et à la barbe des autorités concernées et l’on se demande s’il n’y a pas des précédents où cette pratique a été mise en œuvre. Déjà que le pays a sur les bras une pandémie qui menace la santé publique et l’éventualité d’un retour du chikungunya, voilà qu’un importateur tente de décongeler la viande afin de la mettre dans un nouvel emballage avec les dates d’expiration falsifiées, puis re-frigorifiée pour les besoins de commercialisation.
Les autorités doivent agir avec toute la fermeté requise dans cette affaire. Il est important à ce sujet que les autorités concernées notamment la douane, les services sanitaires et la Consumer Protection Unit agissent de concert afin de traquer toute tentative de ce genre. Il serait important que la douane, dès la réception de telles cargaisons fasse une vérification complète tout en tenant compte des normes d’hygiène et surtout la date de péremption et met la CPU et les services sanitaires au courant. Une telle coordination devrait permettre aux autorités d’être sur le guet et prêt à intervenir en cas de maldonne.
Ce qui étonne dans cette affaire, c’est la manière dont la compagnie a agi. En prenant sur elle-même et sans informer les autorités du pays pour falsifier la date d’expiration, elle commet une faute professionnelle grave qui risque de mettre en danger la vie de centaines de milliers de nos concitoyens. Est-ce que la compagnie a un permis de son fournisseur pour traiter ces produits différemment et les mettre dans des emballages différents pour la consommation mauricienne qui demande que les produits soient décongelés puis recongelés avant d’atterrir sur les places commerciales? Dans une telle éventualité, est-ce que les autorités sanitaires ont accordé des permis appropriés pour ce genre d’exercice ? Si les réponses sont à la négative, les autorités doivent prendre des sanctions exemplaires contre cette compagnie. On ne peut pas badiner avec la santé du public.
Les autorités, qui se soucient de la santé publique doivent aller plus loin dans leur enquête et remonter la filière pour savoir s’il n’y a pas eu d’autres cas semblables dans le passé. Il est important de traquer les faussaires qui veulent s’enrichir sur le dos de la population.
Suttyhudeo Tengur
Président
1er septembre 2009