A un moment où les principaux partis politiques enchaînent les consultations en vue d’apporter une réforme électorale, plusieurs questions se posent. Nos décideurs continueront-ils à contracter des alliances à la veille des législatives pour ensuite se séparer quelques mois plus tard ? Où penseront-ils aux intérêts du pays et du petit peuple ? C’est un sujet que bon nombre de politiciens évitent soigneusement d’aborder dans la presse de peur d’être en contradiction avec la ligne de leurs partis. Patrick Assirvaden, président du Parti Travailliste, estime qu’il faut présenter un choix clair à l’électorat. Selon lui, seul son parti ou le MMM peuvent conclure des alliances post-électoraux. Pour Showkutally Soodhun, l’alliance MSM/MMM de 2000 à 2005 conclu peu de temps avant les législatives a été exemplaire. Tandis qu’Ashok Subron, de Rezistance ek Alternativ soutien que la réforme électorale ne devrait pas se résumer qu’à ça. Pas de réaction du côté des mauves. Ils préfèrent laisser ce dossier à leur leader. Tandis que l’ancien commissaire de police et leader du MDN, Raj Dayal, émet certaine réserve sur cette éventualité. Nous sommes encore très loin d’une lutte à trois…L’option d’une coalition postélectorale ne survivra à coup sûr à condition que la réforme et l’introduction d’une dose de représentation proportionnelle devienne réalité. Ce qui ne paraît pas si proche.