L’après MARDI NOIR : Sécurité routière v/s Sécurité nationale

* A quand un plan stratégique pour le développement routier  

Chers Honorables Membres,

Après que les clameurs se sont tues après le fameux mardi noir (8 Sept 2009) de la semaine dernière où la route a fait plusieurs morts, il est maintenant important d’aborder un autre aspect autre que la sécurité routière : la sécurité nationale.

Tous ceux dirigeant vers la capitale ce Mardi (8 Sept 2009) se sont rendus compte combien nous avions été pris en otage par cet accident et le nombre d’heures d’attente avant que la situation ne se débloque. Et s’il y avait un cataclysme encore plus grave, que se serait-il passé ?

 C’est connu que le moindre accident sur l’autoroute durant les heures de pointe provoque pratiquement une paralysie. Et ce n’est pas la première ou la dernière fois qu’une telle risque de se reproduire. Il semble que les autorités, une fois la situation revenue à la normale, s’en lavent les mains et dorment sur leurs lauriers.

 Avec l’ampleur de l’accident de Mardi dernier (8 Sept 2009), le Premier ministre a pris les devants et va diriger un comité. Est-ce qu’il sera uniquement de sécurité routière. Ou faudrait-il pas inclure la question de sécurité nationale en priorité ? Comme on le sait, il n’y a pas beaucoup d’accès sur Port Louis : un accès du Nord via Terre Rouge et un accès du Sud venant des Plaines  Wilhems. Et si demain un fou provoque des accidents sur ces voies, Port Louis se retrouverait complètement isolé. Le comité du Premier Ministre devrait prendre en considération cette possibilité qui pourrait aussi se produire en cas de catastrophe naturelle.

 Sans vouloir le prophète de malheur, il est important de rappeler que dans de telles éventualités, l’île Maurice doit se préparer à les affronter avec d’autres voies pouvant déboucher sur Port Louis. Pendant un certain temps on parlait d’un tunnel sous la montagne du Pouce pour toucher Port Louis. Ce projet doit être ravivé et une telle ouverture pourra aider à éviter le pays de se trouver dans des situations difficiles.

 De nombreux autres projets dorment dans les tiroirs de l’Etat. Il y a le ‘Ring Road’, le ‘Dream Bridge’, le fameux ‘Bus Lane’ ou encore le ‘Light Rail Transport’ qu’il faut dépoussiérer avant de prendre une décision… Il est impératif que le gouvernement établisse ses priorités en vue de rendre plus fluide la circulation nationale et ainsi assurer une meilleure protection à la population et au pays. .

 Il est impératif que l’Hôtel du Gouvernement pense sérieusement à la sécurité nationale comme sa priorité et non pas des palliatifs pour une solution temporaire à la sécurité routière.. Il est grand temps que le gouvernement vienne de l’avant avec un plan stratégique pour le développement et la sécurité routière pour le court, moyen et long termes.  Il faut avoir une vision qui sécuriserait toute la population.

 Suttyhudeo Tengur

Président  

17 septembre 2009

Viande avariée : les autorités doivent renforcer leur vigilance pour traquer les falsificateurs

*Est-ce qu’il n’y a pas eu des précédents ?

 

Ce qui s’est passé avec la falsification des dates de péremption sur une cargaison de foie de mouton est d’une extrême gravité pour le pays. L’importateur a agi en toute impunité au nez et à la barbe des autorités concernées et l’on se demande s’il n’y a pas des précédents où cette pratique a été mise en œuvre. Déjà que le pays a sur les bras une pandémie qui menace la santé  publique et l’éventualité d’un retour du chikungunya, voilà qu’un importateur tente de décongeler la viande afin de la mettre dans un nouvel emballage avec les dates d’expiration falsifiées, puis re-frigorifiée pour les besoins de commercialisation.

 Les autorités doivent agir avec toute la fermeté requise dans cette affaire. Il est important à ce sujet que les autorités concernées notamment la douane, les services sanitaires et la Consumer Protection Unit agissent de concert afin de traquer toute tentative de ce genre. Il serait important que la douane, dès la réception de telles cargaisons fasse une vérification complète tout en tenant compte des normes d’hygiène et surtout la date de péremption et met la CPU et les services sanitaires au courant. Une telle coordination devrait permettre aux autorités d’être sur le guet et prêt à intervenir en cas de maldonne.

 Ce qui étonne dans cette affaire, c’est la manière dont la compagnie a agi. En prenant sur elle-même et sans informer les autorités du pays pour falsifier la date d’expiration, elle commet une faute professionnelle grave qui risque de mettre en danger la vie de centaines de milliers de nos concitoyens. Est-ce que la compagnie a un permis de son fournisseur pour traiter ces produits différemment et les mettre dans des emballages différents pour la consommation mauricienne qui demande que les produits soient décongelés puis recongelés avant d’atterrir sur les places commerciales? Dans une telle éventualité, est-ce que les autorités sanitaires ont accordé des permis appropriés pour ce genre d’exercice ? Si les réponses sont à la négative, les autorités doivent prendre des sanctions exemplaires contre cette compagnie. On ne peut pas badiner avec la santé du public.

 Les autorités, qui se soucient de la santé publique doivent aller plus loin dans leur enquête et remonter la filière pour savoir s’il n’y a pas eu d’autres cas semblables dans le passé. Il est important de traquer les faussaires qui veulent s’enrichir sur le dos de la population.

 Suttyhudeo Tengur

Président

1er septembre 2009