L’impact de la concurrence entre les grandes surfaces commerciales : attention d’autres hausses hors de la liste d’OP

Depuis son premier exercice il y a trois mois, il semble clair que l’Observatoire des Prix a déjà atteint l’objectif fixé : c’est-à-dire provoquer une concurrence saine entre les grandes surfaces commerciales au profit des consommateurs. Après le troisième exercice, il est évident que les règles de la concurrence se sont bien installées pour les articles sur la liste de l’Observatoire des Prix. Mais attention : quid des autres articles de consommation courante qui ne sont pas sur la liste de l-OP ? Il semble selon notre enquête que les grandes surfaces tout en pratiquant un prix minimum pour les articles contenus sur la liste de l’OP, et en maintenant un profit minimal, augmentent les autres articles de consommation courante. Ainsi, ces grandes surfaces récupèrent ce qu’ils perdent sur les autres articles. Donc, ils n’y perdent rien.

 Dans cette perspective, il serait important pour que la présente liste de 60 articles soit étendue et couvre d’autres articles qui font aussi partie de la corbeille ménagère. A moins que les autorités notamment le Ministère de l’industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs, prennent la décision de pratiquer le maximum ‘mark-up’ sur des produits à usage courant.  Maintenant les importateurs sont dans une obligation  de fournir tous les renseignements requis par le Ministère de l’industrie, du Commerce et de la Protection des Consommateurs en virtue du Consumer Protection (price and supply control Act of 98) comme subséquemment amender en juin 2010.

Une autre point est que l’exercice de l’OP doit se faire comme cela se passe actuellement : c’es-à-dire sans la collaboration ou l’intervention des opérateurs des grandes surfaces. Il faut éviter que le prochain exercice subisse une quelconque influence de la part des grandes surfaces. La publication des prix doit être faite indépendamment et que les commerçants des grandes surfaces prennent connaissance de cette liste comme ‘Monsieur-Tout-Le-Monde’. Il faut absolument éviter cette intervention sinon l’OP risque de devenir un outil que les grandes surfaces utiliseront pour maximiser leurs profits aux dépens des consommateurs. L’objectif de l’OP serait ainsi complètement détourné.

Economie: le spectre d’une nouvelle récession économique plane sur le monde

La situation de la dette américaine et la fragilisation de la monnaie européenne sont à l’ origine de cette inquiétude. Les petits états insulaires comme Maurice ne seront pas épargnés. Et à hier, la Bourse de Port Louis continuer de chuter. En effet, l’indice boursier Semdex a perdu 2,8% à la clôture de la séance de lundi. C’est la chute la plus importante depuis mars 2009.

Les nominés du MSM quittent leurs fonctions en signe de solidarité avec Pravin Jugnauth

Après le départ du parti soleil au sein de l’alliance gouvernementale, certains nominés de ce parti démissionnent. Parmi on retrouve Kooshal Mossae, le président de la Banque de Développement. Pour sa part, dans un communiqué émis cet après-midi, Atish Boyjonauth a également fait part de son départ au sein del’Employees Welfare Fund. Tandis que Yogida Sawmynaden, abandonne le très convoité poste de Chief Executive Officer de la Mauritus Duty Free Paradise. Par ailleurs, l’on apprend que Dev Beekhary, senior advisor et proche collaborateur de l’ancien Ministre des Finances, Pravind Jugnauth, pourrait également emboîter le pas.

Sa bouillonne également au niveau du Sun Trust

Le quartier général du MSM fonctionne à nouveau à plein régime. Pravin Jugnauth, Ashit Gungah, Nando Bodha et Showkatally Soodhun occupent désormais des bureaux au Sun Trust Building.

Menace de grève dans le port : la Mauritius Ports Authority n’autorisera pas de grève sur les lieux

Cette instance qui est la propriétaire de la zone portuaire a fait savoir cette décision à la Cargo Handling Corporation Ltd. Cela fait suite à la décision de la Port-Louis Maritime Employees Association d’organiser un référendum à ce sujet. La Maritime Transport Employees Union pourrait s’opposer à cette démarche…Une réunion est prévu aujourd’hui. Tandis que la Port-Louis Docks and Workers Union a émis un communiqué et une campagne d’affiche pour objecter à cette tentative de paralyser l’économie.

Au 31 décembre 2010 : il y a 1 283 415 personnes à Maurice

La population de Maurice au 31 décembre 2010 était estimée à 1 283 415, soit en très légère hausse de 0,4 % par rapport à l’année précédente. Et la population féminine est supérieure en nombre à celle de sexe masculin par 17 841. En 2010, la proportion de la population appartenant à la tranche d’âge 0-14 ans a atteint 21,6 %, celle de la tranche d’âge 16 à 64 ans 71,1 %, tandis que les plus de 65 ans totalisent 7,3 %. Le ‘dependency ratio’, proportion de la population dont l’âge est inférieur à 15 ans et supérieur à 65 ans rapporté au nombre de la population âgée entre 15 à 64 ans, a tendance à diminuer depuis ces dix dernières années. Son niveau est passé de 412 à 406 de 2009 à 2010. Une autre observation intéressante du rapport concerne la pyramide des âges, qui est une mesure de la répartition de la population par catégories d’âges données. 

Suttyhudeo Tengur : “Tripartisme mal structuré et attributions mal définies”

Pourquoi cet empressement des représentants syndicaux aussi bien que de l’opposition parlementaire pour que le ministre des Finances préside les travaux du forum tripartite sur la compensation salariale ?”, se demande Suttyhudeo Tengur, président du Governement Hindi Teachers Union (GHTU).

“Dans le passé et avant l’avènement du National Pay Council, les anciens ministres des Finances, dont le leader de l’opposition actuelle, avaient rompu avec ce principe, laissant le soin aux comités techniques de travailler les chiffres et de les proposer au niveau du tripartisme qui, par la suite, soumet les recommandations au ministre des Finances. “Voilà, en quelques mots, les procédures dans le cadre d’un dialogue civilisé entre les principaux partenaires – gouvernement, secteur privé et syndicats. “D’ailleurs, c’est sur la base des données chiffrées du Bureau central des statistiques que tout calcul de compensation est fait. En principe, cette compensation est uniquement faite pour maintenir le pouvoir d’achat de la population érodé par l’inflation durant l’année courante”, soutient-il.

Avec la renaissance du tripartisme dont l’ouverture a été présidée par le ministre du Travail et des relations industrielles, c’est un sous-comité composé de techniciens et d’autres membres qui planche sur le quantum de la compensation à être accordé et qui fera des recommandations au forum. Ce sous-comité ne peut être présidé par le ministre des Finances d’abord

(i) pour des raisons hiérarchiques – le ministre est aussi vice-Premier ministre, donc hiérarchiquement supérieur au ministre du Travail, qui préside le “main committee” et

(ii) aussi pour qu’il puisse garder son indépendance et jouer le rôle d’arbitre au cas où il y a un deadlock entre le secteur privé et les représentants des syndicats.

Pour Suttyhudeo Tengur, la structure et les attributions du forum tripartite sont mal définies. “On constate que c’est un travail fait à la va-vite.

“Exemple : les syndicats doivent être représentés par des confédérations. Or, combien de confédérations existent sur la liste du Registrar of Associations ? Le ministre du Travail aurait dû vérifier auprès du Registrar avant de se lancer dans une aventure qui risque de coûter cher au gouvernement.”

A travers le forum tripartite, les syndicalistes ont toute la lassitude pour formuler et soutenir leurs arguments non seulement pour une compensation adéquate afin de maintenir le pouvoir d’achat, mais sur tout un éventail de problèmes touchant les relations industrielles.

Alors, “faire des revendications farfelues est loin d’être dans l’intérêt de la classe de travailleurs”, conclut-il.

Bank One lance la Visa Teacher’s Card

Pour la Teacher’s Card, Bank One s’est associée à la Primary School Teachers Co-operative Credit Union (PSTCCU), animée par Suttyhudeo Tengur et qui comptant quelque 4 000 membres. Le lancement de la nouvelle carte de crédit a eu lieu au Swami Vivekananda International Convention Centre le mardi 5 octobre à l’occasion du Teachers’ Day en présence du ministre du Service Civil et de la réforme administrative, Ashit Gungah. La Teacher’s Card offre aux enseignants une gestion aisée de leur budget à un faible taux d’intérêt. La limite des crédits accordés est déterminée par les revenus de l’enseignant, et les taux d’intérêts pratiqués sont des plus raisonnables et compétitifs. L’utilisateur accède à ses crédits sept jours sur sept dans la limite du montant de crédit disponible en effectuant des retraits aux guichets automatiques (ATM) ou en effectuant des achats à différents points de vente. Avec un réseau de près de 70 partenaires de Bank One, la Teacher’s Card permet de faire des économies, car son utilisateur a droit à de nombreux escomptes chez des enseignes connues. Bank One a même pensé aux divertissements et loisirs des utilisateurs éventuels de la Teacher’s Card en leur offrant des tarifs spéciaux pour des séjours dans certains hôtels du littoral.

Interview Suttyadeo Tengur, président de l’APEC :« L’acheteur doit pouvoir profiter de la baisse de l’Euro »

   IMG_7856

 L’Association pour la Promotion de l’Environnement et des Consommateurs (APEC) estime que lorsque l’euro est en baisse, l’acheteur devrait pouvoir en profiter. Son nouveau président, Suttyadeo Tengur, est d’avis que la task force mise sur pied dans le cadre du plan de restructuration doit travailler dans cette direction.

 E.Julien

 Vous dirigez depuis peu l’Association pour la Protection de l’Environnement et de Consommateurs. Qu’est-ce qui explique ce choix ?

C’est une organisation qui existe depuis longtemps. Elle a été mise sur pied par un enseignant, Jacques Augustin. Quand il a pris sa retraite, il me l’a confiée pour défendre les consommateurs et l’environnement.

 Comment avez-vous accueilli l’Economic Restructuring and Competitiveness  Programme(ERCP) notamment au niveau de la création d’un observatoire des prix ?

Depuis un certain temps avec la fluctuation de devises, le consommateur n’était pas gagnant quand les prix étaient revus à la baisse. Ils étaient fort temps que le gouvernement revoie cette situation. Nous accueillons favorablement la mise sur pied d’une Task Force pour étudier toute cette question. Il reste à définir les « Terms of Reference » et le gouvernement compte venir de l’avant avec un rapport en octobre prochain. Il faut qu’il se donne les moyens de mener ce projet à bon port. Il est important que la Task Force soit constituée des techniciens de la haute finance, des devises et du  domaine légal afin de faire un travail constructif.

Aujourd’hui, la zone euro est en crise avec l’économie en faillite dans les pays comme la Grèce, car on ne peut dévaluer la monnaie unique. Les Européens ont privilégié un euro fort. Cela a eu des graves répercussions pour notre secteur sucrier et notre industrie du textile également. Mais à l’inverse, quand l’euro est en baisse, il faut un certain équilibre pour permettre à l’acheteur de profiter. C’est à la Task Force de travailler dans cette direction.

 Vous vous êtes également exprimé en faveur des mesures annoncées par Pravind Jugnauth à l’intention des petits planteurs…

Pendant trop longtemps, il y a eu beaucoup de tapages quand il y a eu des « write-off » des prêts des petits planteurs à la Banque de Développement. Cela démontre un certain mépris vis-à-vis des planteurs. Or il y a eu la chute des prix garantis, ce qui a provoqué  un manque de main d’œuvre professionnelle. Les planteurs sont dans une situation pénible. Il y a un plan de relance et certains ‘incentives’. Je dis oui aux « write off ». A condition qu’il y ait de la transparence dans l’exercice.

 Quel regard portez-vous sur le ministère de la Protection des Consommateurs?

Après les 100 jours du nouveau gouvernement, ce ministère n’a pas décollé. Il n’y a pas un plan d’action en faveur des consommateurs. Les grandes surfaces continuent de faire la pluie et le beau temps. La qualité n’y est pas. Encore moins les normes. Vous avez un prix sur les étagères et un autre une fois que vous passez à la caisse. Il y a eu une action sporadique chez les boulangers mais cela ne suffit pas.

 Quel devrait être les priorités d’un tel ministère?

C’est un ministère très important. Il concerne également 350 000 coopératives. Donc, il a un poids aussi important que le ministère des Finances ou celui de l’Agro-Industrie par exemple. Il faut que le ministre prenne conscience de cela. Il doit être proactif et clairvoyant.

 Pensez-vous que la situation de la State Trading Corporation va s’améliorer avec l’arrivée de Megh Pillay ?

La STC est l’arme du gouvernement pour apporter un équilibre au commerce. Les organismes tels que la Banque Mondiale ou encore le Fonds Monétaires Internationale veut son démantèlement pour faire place au secteur privé.  Or, la STC  a été politisée.   Il faut la revoir dans le contexte de la transparence et de l’accountability qu’on demande au 21e siècle. Par exemple,  l’ex-directeur a dit  qu’il avait cherché à acheter des devises sur le marché. Or cela a fait un tort immense au pays. Jusqu’ici au lieu d’alléger le fardeau des consommateurs, la STC a été un poids lourd pour la population. Le nouveau directeur doit avoir une vision bien claire et définie du pays afin de remettre la STC sur les rails.

 Etes vous partant pour que l’Automatic Pricing Mechanism se réunisse chaque trois mois ?

C’est sous la pression de l’ex-ministre Sithanen que les réunions de l’APM ont été ramenées sur une base mensuelle. Or l’idéal dans tous les pays du monde, c’est d’avoir la fixation des prix des carburants chaque trois mois. Cela permettra aux consommateurs de s’adapter. 

 Que pensez-vous du grand débat autour de l’éradication de la pauvreté ?

Il y a trop beaucoup de palabres autour de tout cela. Le problème de tous ces ONGs engagées dans la lutte contre la pauvreté c’est qu’elles ont des frais d’opération qui bouffent 70% de leurs revenus ou donations. Seuls 30% va réellement aux pauvres. On utilise beaucoup d’argent pour nourrir les éléphants blancs.

 Beaucoup décrient les profits abusifs des banques commerciales en raison de l’écart entre le taux d’intérêts à l’épargne et à l’emprunt ?

C’est le grand débat. En Inde et plusieurs autres pays, on  a baissé le taux d’intérêt afin de favoriser la croissance et la création d’emploi.  Ici, on demande à la Banque de Maurice de baisser le Repo Rate pour stimule l’économie et la relance. Mais rien n’est fait.

 Il y a une demande pour baisser le prix de l’Internet et des télécommunications en générale. Serait-ce une bonne chose?

Déjà les banques engrangent des millions de roupies de profits avec le rechargement des crédits pour les portables.  A Maurice, notre frais de télécommunications sont trois fois plus élevés que ceux de l’Inde ou encore de certains pays d’Afrique. Il y même un opérateur qui arrive actuellement à faire des prix moins chers sur une heure donnée. L’Information and Communication Technology Authority est responsable de cette situation. Il y a une sur-utilisation des TIC à Maurice mais les prix ne baissent pas. Il faut revoir cette situation. Cette situation est du à la présence de France Telecom à Maurice.

 Qu’est-ce qui explique que les consommateurs ne connaissent pas vraiment leurs droits ?

C’est vrai qu’il y a une méconnaissance à ce niveau. C’est pourquoi l’APEC a créé un website pour informer la population sur les lois les concernant. Il est dommage que les autres associations de consommateurs ne l’aient pas fait jusqu’ici. Il n’y a pas eu un travail scientifique et un projet pédagogique. Notre site est toujours en préparation mais nous avons déjà eu plus d’un millier de visiteurs. Il est accessible à l’adresse : www.apec.mu.

 

HOMME DE CONVICTION

Souvent mal compris, Suttyadeo Tengur est un homme de conviction et de principe. Son premier combat au Privy Council, il l’a gagné après que la Cour Suprême eut décrétée anti-constitutionnelle l’enseignement des langues orientales. Ensuite, il devait obtenir un jugement favorable des Law Lords au sujet des places réservées dans les collèges confessionnelles sur la base de l’appartenance religieuse. Pourtant Tengur affirme ne pas pratiquer pas le sectarisme. Il reste « guidé par la loi et uniquement la loi »,soutient-il.  

Grippe saisonnière : Les statistiques affichent une baisse de 24 %

 C’est ce qu’affirme Maya Hanoomanjee, Ministre de la Santé. Du 19 au 25 juillet, le nombre de personnes atteintes de la grippe qui se rendent à l’hôpital est en baisse. Toutefois, elle lance un appel à la population à rester vigilant. A noter que sur les 1759 échantillons testés, 568 cas de grippe ordinaire et 140 cas positifs de grippe A (h1n1) ont été détectés jusqu’à présent.